L’assemblée générale de Total ce vendredi 28 mai a été, au mieux, une vaste opération de greenwashing, au pire, un terrible aveuglement. Les actionnaires ont voté massivement pour un plan « climat » qui maintient les projets d’expansion pétrolière et gazière du groupe.
Les institutions européennes n’ont pas encore débouché sur un accord concernant la politique agricole commune (PAC) pour 2023-2027. Mais les grandes lignes sont connues. De son côté, le ministre de l’agriculture a dévoilé la semaine dernière les arbitrages français. Deux programmes tout aussi décevants pour les défenseurs de l’agroécologie.
La France présente la Grande Muraille verte en Afrique comme le nec plus ultra pour résoudre les problèmes de chômage, d’insécurité, de désertification, etc. Mais cet intérêt soudain n’est pas dénué d’arrière-pensée politique et les experts sont sceptiques.
Lors de l’assemblée générale de Total qui se tiendra le 28 mai, les actionnaires voteront la stratégie climatique du groupe. Tout comme les ONG, nombre d’entre eux l’estiment insuffisante. Des documents internes aux milieux financiers révèlent pourtant que les investisseurs sont appelés à valider ce faux plan « climat ».
Chercheuse américaine en sciences politiques, Cara Daggett propose une lecture féministe du climato-scepticisme. À travers le concept de « pétro-masculinité », elle démontre en quoi les énergies fossiles constituent un élément central de l’identité masculine dominante, mais aussi comment l’extrême droite gagne du terrain sur la question climatique. Entretien.
Une série de perquisitions ont été effectuées mercredi 19 mai au domicile et dans les bureaux de Ricardo Salles, ministre inamovible, exécutant efficace et ennemi juré des écologistes qui l’accusent depuis longtemps de stimuler la destruction de l’environnement.
L’association antispéciste, forte de 48 000 membres et 6 millions d’euros de dons récoltés en 2020, subit le contrecoup d’une croissance météoritique : 12 salariés fin 2015, 74 en 2021. Ses dirigeants admettent n’avoir « pas toujours fait les meilleurs choix ». Deux cas sont soumis aux prud’hommes vendredi.
La plateforme Pour une autre PAC, qui regroupe une cinquantaine d’organisations, publie ce mercredi 19 mai une enquête dénonçant sept cas problématiques d’entreprises françaises bénéficiant de subventions européennes. Dans le viseur : les groupes Lactalis et Jean Floc’h en Bretagne, mais aussi Pernod-Ricard dans le Grand-Est.
Alors qu’Emmanuel Macron veut faire de la finance un acteur clé de la lutte contre le réchauffement planétaire, les grandes banques françaises ont accordé, selon plusieurs ONG, 100 milliards de dollars aux multinationales du pétrole, du gaz et du charbon depuis le début de la crise sanitaire.
L’idée avancée depuis quelques années par des acteurs du monde agricole entend que chacun puisse se nourrir sainement, de façon autonome. Mais cette réflexion, critique des mécanismes de l’aide alimentaire, peine à toucher les cercles politiques.
Le foncier sur lequel doit être construit le « village des médias » des Jeux olympiques a été déclassé du domaine public et vendu à vil prix, autour de 70 euros le mètre carré. Des associations et élu·e·s dénoncent une privatisation des communs. La justice administrative termine l’instruction du recours contre le chantier, toujours suspendu.
Marche sans revendication offensive, controverse stérile sur un hypothétique référendum, discussion au Sénat d’une loi vide de sens : on n’a jamais autant parlé de climat pour en dire si peu. Face au travail de sape institutionnel, le mouvement climat apparaît en panne de stratégie.
Pour avoir dénoncé les dérives de l’industrie agroalimentaire en Bretagne, cette animatrice de Radio Kreiz Breizh a été la cible d’insultes, de menaces et a vu dernièrement sa voiture sabotée. « À l’air libre » l’a rencontrée.
Après le vote de la loi « climat » à l’Assemblée nationale, et avant son passage au Sénat, les manifestants étaient légèrement plus nombreux ce dimanche 9 mai que lors de la précédente mobilisation. À Paris, ils étaient 56 000 à défiler, selon le décompte des organisateurs.
Certains n’étaient même pas nés, d’autres seulement des enfants. Que leur reste-t-il de la première alternance de la Ve République ? Adrien Quatennens, Fatima Ouassak, Claire Lejeune ou encore François Boulo racontent comment ils composent avec l’esprit du 10 mai 1981, pour s’en défaire ou le dépasser.
Gare du nouveau métro, cité scolaire, esquisse d’un Rungis des circuits courts : l’exécutif veut bétonner une partie de ces terres agricoles au nom du développement de l’est du Val-d’Oise. La vision bureaucratique et centralisatrice du Grand Paris empêche la préservation des champs, de leurs cultures nourricières et de leur biodiversité.