La vie en réanimation (3/5). «Quand je me couche, j’entends encore les bips»

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Alors que l’Île-de-France espère une seconde vague moins violente que la première dans les hôpitaux, reportage sonore dans le quotidien du service de réanimation de Saint-Louis, entre les bruits des moniteurs, l’épuisement des paramédicaux et les dilemmes éthiques des médecins.

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Quand on entre pour la première fois dans un service de réanimation, ce qui frappe l’oreille, c’est d’abord les bips et sonneries qui, en permanence, informent ou alertent sur les fréquences cardiaques ou le taux d’oxygène dans le sang des patients hospitalisés. « Quand je me couche, ou sous la douche, j’entends encore les sonnettes et les bips, tant on vit au milieu de ce bruit constant », explique ainsi Anne-Sophie Bretaud, infirmière depuis quatre ans dans le service de réanimation de Saint-Louis.