Avec sa liste aux européennes, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon tente de renouer avec un électorat de gauche traditionnel. La ligne souverainiste, le « Plan B » équivalent à une sortie de l’Union européenne ou les débats sur la question migratoire ne sont plus au programme. Le tout en essayant quand même de séduire les « gilets jaunes ».
La ministre française des armées, Florence Parly, se rend à Bangui lundi et mardi. Avec un objectif : reprendre le contrôle de la RCA, récemment perdu au profit de la Russie, qui a su exploiter un manque de clairvoyance de Paris. La rivalité franco-russe s’exprime aussi au sein du Conseil de sécurité de l’ONU.
Le retour de l’ISF est la limite que le gouvernement ne semble pas déterminé à franchir. Pour une raison simple : c’est le cœur du macronisme. Mais c’est aussi la clé de la sortie de crise.
Emmanuel Macron s’exprimera après la nouvelle journée de mobilisation des « gilets jaunes », prévue samedi. Le président de la République adaptera son propos en fonction d’événements sur lesquels il n’a plus prise. La crise actuelle révèle au grand jour le dérèglement de la mécanique d’État et fait remonter à la surface les différences de vue qui traversent la majorité.
Philippe Aghion, économiste mentor du président de la République, propose le rétablissement de l’ISF et un creusement du déficit public pour assurer le consentement des Français aux « réformes structurelles ». Mais la manœuvre pourrait déjà arriver trop tard.
Sept ans après les révélations de Mediapart sur les quotas discriminatoires dans le football français, notre enquête Football Leaks 2 a révélé le fichage ethnique pratiqué de 2013 à 2018 par son club le plus prestigieux, le PSG. Que dit de notre pays cette insistance du préjugé ?
En ordonnant la liquidation à Istanbul d’un journaliste gênant, le prince héritier saoudien a confirmé qu’il était bien le despote brutal et incontrôlable décrit par ses ennemis et certains de ses pairs. Il a aussi déclenché un scandale international désastreux pour l’image du royaume. Et entraîné son protecteur américain dans un échec diplomatique majeur.
Le mouvement des « gilets jaunes » a réussi à placer la question des inégalités, mais aussi celle des institutions, au cœur du débat public, révélant les failles des politiques conduites par Emmanuel Macron et le revers de son exercice vertical du pouvoir. À l’issue d’une nouvelle journée de mobilisation, l’exécutif a dénoncé les scènes de violence observées à Paris, le 1er décembre.
Évictions, démissions, prises de bec en public… La constitution erratique de la liste pour les européennes de LFI a révélé les fragilités de ce mouvement tiraillé entre plusieurs lignes politiques et stratégiques, qu’aucune instance démocratique interne n’a jusqu’ici permis de réguler.
Derrière les « impossibilités » rationnelles et autres « paradoxes » avancés par le gouvernement pour justifier son peu d’écoute des revendications des « gilets jaunes » se cache une vision idéologique de la réalité de l’économie française.