A bien regarder les programmes économiques de Hollande et Bayrou, leurs propositions s’inspirent d'une philosophie voisine. Sauf en quelques domaines symboliques, comme ceux de la fiscalité ou de la protection sociale. Tour d'horizon.
«Acheter français». «Produire français». Les candidats à la présidentielle entendent tous réindustrialiser la France. Mais il faudra bien plus que des cocoricos pour y parvenir.
Quatre jours après son discours du Bourget, le candidat socialiste a renoué avec le réalisme social-démocrate au moment de dévoiler son programme présidentiel, soucieux d'apparaître « crédible et responsable » face à la situation financière.
Le candidat socialiste a déroulé, pendant une heure et demie dimanche, les principaux axes de sa campagne, « le rêve français ». Il s'en est surtout pris au monde de la finance, son « véritable adversaire », annonçant une série de mesures comme l'encadrement des bonus dans les banques ou la création d'une agence européenne de notation. Son objectif : que les Français « vivent mieux en 2017 qu'en 2012 ».
Le FMI veut porter sa capacité de prêter à 1000 milliards de dollars pour pouvoir aider la zone euro. L'affaire n'est pas encore bouclée mais c'est sans doute un tournant dans le déroulé de la crise financière. Il est enfin acté qu'il s’agit d'une même crise mondiale et qu'aucun pays ne peut se laver les mains de ce qui se passe en Europe.
« Les Français ne travaillent pas assez. » « Il faut supprimer les 35 heures. » « Il y a trop de charges en France. » « Il faut instaurer une TVA sociale comme en Allemagne. » A entendre la majorité, notre pays a besoin d'un grand ménage social. Mais ces arguments, serinés depuis une décennie, ne sont pas toujours pertinents.
Avec Finissons-en !, qui sort cette semaine aux éditions Don Quichotte, Mediapart achève l'inventaire du bilan de la présidence Sarkozy commencé avec un premier tome, N'oubliez pas !, paru il y a deux ans. Manuels civiques, ces deux ouvrages donnent la mesure de la dégradation française depuis 2007, aussi bien sociale que démocratique, morale qu'internationale. En avant-première, voici son introduction qui fixe les enjeux de l'élection présidentielle.
On espérait un dégel : c'est un déluge réformateur... Alain Juppé arrive samedi 14 janvier en Birmanie, dont la junte joue le jeu démocratique au-delà de l'imaginable il y a encore six mois, en sachant pouvoir compter sur le sens des responsabilités de son intraitable opposante, Aung San Suu Kyi. Retour sur de grandes manœuvres civiques et géopolitiques...
Le candidat socialiste en dit le moins possible, impose son agenda présidentialiste, énerve sur sa droite comme sur sa gauche, mais reste convaincu que sa stratégie, assise sur le vote utile anti-Sarkozy, est la bonne.
La perte de son triple A par la France est loin d’être anodine : tous les moyens économiques de l’Etat sont attaqués. Les répercussions risquent d’être immédiates sur les finances publiques, les entreprises telles que la SNCF et les collectivités locales. La dégradation est autant politique qu’économique : la présidence de Nicolas Sarkozy se termine sur une triple faillite, économique, politique et diplomatique.