Avec son « école de la confiance », le ministre de l’éducation nationale s’attaque au primaire. Parmi les premières mesures, celle qui consiste à mettre un drapeau français dans chaque classe… Tout un programme.
Le 14 février 1989, l’ayatollah Khomeiny condamna à mort Salman Rushdie dont le seul crime à ses yeux était d’avoir écrit un roman qu’il jugeait blasphématoire. Ce fut l’acte inaugural d’une affaire planétaire, sous laquelle le roman a été enseveli. Trente ans après, et une fois le tumulte retombé, il est temps de (re)lire Les Versets sataniques, un texte qui nous parle de notre monde globalisé et des conflits culturels qu’il génère.
Le triomphe du macronisme, c’est aussi le triomphe d’une certaine vision du travail, qui permet de se construire, de s’ouvrir, de se réaliser pleinement. Et pourtant si le travail tue moins, il tue toujours, et toujours les mêmes.
Les éditions La Découverte publient la traduction française de l’ouvrage d’un des plus grands spécialistes des inégalités, Branko Milanović. Un texte dense et riche, nécessaire à la compréhension d’un des sujets les plus brûlants du moment.
Lundi 4 février s’est ouvert un procès étonnant : non pas le procès de Denis Baupin, mais celui des journalistes qui ont révélé les violences sexuelles de l’ex-député et celui des femmes qui ont témoigné. Avec Lenaïg Bredoux, journaliste à Mediapart et prévenue lors de ce procès.
Voici qu’Il Primo Omicidio, oratorio d’Alessandro Scarlatti, trois siècles après sa création à Venise, s’impose au palais Garnier, dans une mise en scène de Romeo Castellucci et sous la baguette de René Jacobs. Une résurrection plus qu’éclairante.
L’Histoire fait vendre et fait causer sur les plateaux télé. Quelles critiques opposer aux récits enamourés et hagiographiques que proposent les médiatiques Stéphane Bern et Franck Ferrand ? Le public finira-t-il par se lasser d'entendre cette éternelle rengaine sur la vie des grands hommes, qui fait fi de l’histoire populaire ?
Patrick Rambaud, après avoir étrillé Nicolas Sarkozy puis rapetissé encore davantage François Hollande, se mesure au président Macron dans Emmanuel Le Magnifique (Grasset). L’écrivain brandit son flambeau face au foudre de Jupiter.
Qu’elle vienne du pouvoir ou des manifestants, la violence est compliquée à justifier dans une société démocratique qui a fait le pari de régler les conflits par le dialogue et le jeu des élections. Mais quand plus personne ne veut jouer le jeu, la situation se grippe, et resurgit l’éternelle violence. Est-il possible de la défendre ?
Le film de Jason Reitman, qui sort mercredi 16 janvier sur les écrans français, met les journalistes face à leurs responsabilités en racontant l’histoire de la candidature avortée de Gary Hart à la présidentielle américaine de 1988.