Le documentaire Les Yeux de la parole suit la naissance d’un opéra contemporain à Aix-en-Provence, Kalîla wa Dimna, à travers des collégiens découvrant en classe ce qu’une équipe artistique magnifie sur scène. La jonction est fabuleuse.
Savoir-faire cultivé depuis toujours par les Algériens pour contourner la censure et faire face à la peur, le maniement du rire et de l’autodérision est au cœur de la mobilisation contre un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika.
Constatant que cette littérature explose et qu’elle est devenue un marché très lucratif, l’équipe d’Ouvrez les guillemets s’est penchée sur ce que racontent les coachs de vie et autres conférenciers, qui passionnent parfois jusqu’aux zadistes les plus new age.
En ces temps régressifs et menaçants, l’hommage rendu au Père-Lachaise à Roland Leroy (1926-2019), par un PCF amoindri, a revêtu un vague à l’âme inattendu. Comme si se resserraient les derniers rangs d’une gauche desserrée.
La haine des dominants envers les gilets jaunes nous ramène à cette heure de vérité politique et sociale que fut la Commune de Paris, en 1871. Son legs a été discrédité. Jean Chérasse y revient dans le second volume des 72 Immortelles.
L’aide sociale à l’enfance ne fait jamais l’objet de grands débats. Résultat : son fonctionnement et ses dysfonctionnements sont mal connus. En quoi ce service public est-il aussi important que beaucoup d’autres ?
L’électoraliste Pierre Martin vient de publier Crise mondiale et systèmes partisans. Dans cet ouvrage majeur, il reconstitue la trajectoire des démocraties représentatives dans les pays riches, et propose une grille d’interprétation des bouleversements de la dernière décennie.
Pour l’économiste Shoshana Zuboff, auteur de L’Âge du capitalisme de surveillance paru aux États-Unis, le danger que font courir les géants du Web est bien plus grand qu’on ne l’imagine. En siphonnant les données personnelles pour modifier à leur insu les comportements de leurs utilisateurs, ils menacent la démocratie elle-même.
À trop vouloir défendre les « gilets jaunes » aujourd’hui, et les banlieues ou les luttes palestiniennes hier, les mouvements les plus à gauche se sont-ils montrés trop tolérants envers l’antisémitisme ? Répondre à cette question est difficile, la poser l’est tout autant.
Dans Antisémitisme et homophobie : clichés en scène et à l’écran, l’historienne Chantal Meyer-Plantureux retrace comment des figures de réprouvés furent offertes à la détestation publique sous la IIIe République. En attendant le passage à l’acte.