Trente-quatre ans après, le premier film des frères Coen ressort en restauration 4K dans une quinzaine de salles françaises. Sang pour sang retrouve son titre original : Blood Simple, ou comment traiter le film noir à la façon d'une nature morte.
Pour la première fois depuis sa parution en 1934, la Negro Anthology, éditée par la formidable figure d’avant-garde artistique et politique Nancy Cunard, reparaît en version originale : un livre monumental, qui documente les violences contre les Noirs et célèbre les cultures héritées d’Afrique à travers le monde.
Après la victoire, chacun est invité par la télévision à déserter son poste, pour manifester sa joie sur les places, dans les rues et sur les parvis, où la télévision filme cette communion nationale en formation. Les vases communiquent : vive la France !
Les Bleus sont champions du monde (4-2 contre la Croatie) et la France exulte. Une France unie comme un seul homme, un homme de toutes les couleurs. Mais attention : ce moment de bonheur collectif, à déguster, ne réglera aucun problème.
Les poètes syriens ont joué un rôle essentiel dans l’histoire de la modernité de la poésie arabe contemporaine, élaborant des territoires poétiques nouveaux. Ils restent pourtant méconnus. C’est tout l’intérêt de l’anthologie de Saleh Diab, Poésie syrienne contemporaine, de nous les faire découvrir.
Dix ans ou presque que Lucrecia Martel n’avait réalisé de film. « Zama », qui met en scène un « corrégidor » en Amérique du Sud à la fin du XVIIIe siècle, signe le retour de la grande cinéaste argentine. Telle qu’en elle-même : virtuose et poisseuse, passionnée par les jeux de l’eau et de la concupiscence, les dangers et les délices de la perte.
Mauvaise passe pour Emmanuel Macron, qui va s’exprimer, ce lundi 9 juillet, devant le Congrès réuni à Versailles. Ses partisans inquiets espèrent un second souffle et parlent d’une étape à franchir. Il y a un mois, ils se frottaient pourtant les mains en évoquant sa « victoire » sur le mouvement social.
Dans La Vie brève de Jan Palach, celui qui écrit n’a pas oublié le 21 août 1968 et l’invasion de la Tchécoslovaquie, ni ce qui a précédé cette date – un printemps –, ni ce qui a suivi jusqu’en 1989 – des silences, des humiliations, la répression. En janvier 1969 a lieu l’immolation par le feu de Jan Palach. Anthony Sitruk, dans un récit-enquête parfois proche du roman, raconte l’histoire de cet homme.
En salle depuis mercredi 4 juillet, Au poste !, le nouveau long métrage de Quentin Dupieux, auteur majeur du cinéma français, observe à travers le face-à-face d’un policier – Benoît Poelvoorde – et d’un suspect – Grégoire Ludig – les rapports à la fois comiques et profonds entre culpabilité et narration.
Pour le dernier épisode d’« Ouvrez les guillemets », Usul et Cotentin reviennent sur cette année de vidéos en compagnie de leurs collègues et de leur public. L’heure du bilan.