« C’est un échec », vient de reconnaître Emmanuel Macron, le ministre de l’économie, à propos du pacte de responsabilité, et cette phrase est singulière. Elle veut dire que le cœur même de la politique de François Hollande, son fameux « cap », serait en fait une voie de garage.
Le sociologue allemand Wolfgang Streeck, dans un essai mobilisateur, Du temps acheté (Gallimard), analyse le divorce consommé entre capitalisme et démocratie. Il ne voit guère que l'État-nation pour freiner aujourd'hui les méfaits du « libéralisme de marché hayékien ». Compte-rendu critique.
« Plus séditieux que Le Capital de Karl Marx », jugeait G.B. Shaw, à propos de Little Dorrit, de Charles Dickens. Arte diffuse tous les jeudis à partir de ce soir cette série séditieuse.
C'est sans précédent dans l'histoire contemporaine du Portugal et de l'Europe occidentale : un ancien premier ministre soupçonné de corruption, arrêté et incarcéré. Portrait de José Socrates, personnalité « clivante ».
La Parisienne Libérée chante la violence de l'État et des grands projets inutiles. Elle s'interroge sur le pacifisme. Avec, en prime, une chanson interprétée par François Hollande lui-même ! Chronique long format.
S'il faut voir un film en cette période de commémoration de 14-18, c'est celui de Raymond Bernard, cinéaste français parmi les plus fameux des années 1920 et 1930.
Les chefs d’État ne sont plus tout à fait humains. Comme les hubots (moitié humains, moitié robots) de la série d’Arte Real Humans, ils ont besoin de se recharger en cours de mandat par toutes sortes d’actions symboliques et de performances. La télévision est faite pour ça ; elle leur offre ses millions d’écrans comme autant de bornes de rechargement. À mi-mandat et à 12 % de popularité, François Hollande avait un besoin urgent de se recharger. Il s’est donc rendu sur TF1...
Politique et littérature ont une exigence commune : créer des mondes possibles, inventer un peuple qui manque. Lorsque cette exigence se perd, les deux régressent au niveau du simple storytelling. Mais parfois, une œuvre solitaire répond à cette exigence. C’est le cas du roman d’Antoine Volodine, Terminus radieux, qui vient de recevoir le prix Médicis.