Passés la stupeur et les tremblements, les Brésiliens se remettent avec humour de la raclée infligée par l'Allemagne (7-1). Tout en ayant conscience que l'humiliation n'est peut-être pas terminée : une partie du pays pourrait assister à son pire cauchemar, voir dimanche l’Argentine couronnée dans le stade Maracana.
La catastrophe historique qui a frappé mardi 8 juillet l'équipe brésilienne, massacrée par 7 buts allemands, a éclipsé ce qui est un autre événement : le démantèlement d'un système de billetterie clandestine logé au cœur même de la Fifa, dont il se confirme qu'elle rime bel et bien avec mafia. Les autorités brésiliennes prennent ainsi leur revanche sur une organisation qui leur a dicté ses conditions.
Pourquoi ces torrents de larmes versés sur le terrain par les joueurs de la Seleçao ? Une psychologue a été convoquée par l'entraîneur. Et l'explication tient aussi au verrouillage complet de la parole, tel qu'organisé par la Fifa, et qui laisse les journalistes bredouilles.
De bout en bout, sur TF1, Nicolas Sarkozy a tenté de retourner l’opinion en la prenant à témoin, mais ses mots disent le contraire de son message. Ils sonnent comme des aveux. Face à la justice, l’ancien président de la République ne demande pas de privilèges. Il les exige.
C'est la mascotte du Mondial: un tatou à trois bandes, espèce protégée qu'on ne trouve qu'au Brésil. La Fifa a entériné ce choix et la machine à royalties a fonctionné à plein. La Fifa préfère désormais ne plus en parler, refusant de financer à plein des plans de protection de la biodiversité et des espèces animales.
Alors que la première phase éliminatoire vient de s’achever, 7 des 16 pays qualifiés sont de la région : Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Mexique et Uruguay. La chaleur humaine fait la différence.