Enquetes

  • Karachi: révélations sur la piste des comptes suisses

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    Selon nos informations, la justice genevoise a enquêté sur les arrière-plans financiers du contrat Agosta (la vente de sous-marins français au Pakistan en 1994) et détient des documents susceptibles de faire progresser l'instruction judiciaire française sur l'attentat de Karachi. Des flux bancaires découverts ont eu pour destination la France, renforçant les soupçons sur l'existence de rétrocommissions. Un ancien avocat de l'Etat pakistanais au cœur du dossier pendant des années annonce à Mediapart être prêt à témoigner devant la justice française.

  • Affaire de Karachi: un ex-responsable de la DCN ouvre la piste indienne

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    Jean-Marie Boivin, un ancien responsable financier de la Direction des constructions navales (DCN), a fait, le 23 octobre, des déclarations spectaculaires aux juges chargés de l’enquête sur l’attentat de Karachi, qui a coûté la vie à onze Français en mai 2002. Il suggère que l’attaque pourrait avoir été commanditée par des militaires pakistanais, furieux que la France ait vendu des sous-marins à la marine indienne. Mediapart publie les principaux extraits de cette audition.
  • Affaire de Karachi: ce que révèlent les notes de la DGSE

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    Mediapart révèle le contenu des quarante notes des services secrets français transmises aux juges Marc Trévidic et Yves Jannier, chargés à Paris de l’enquête sur l’attentat qui avait causé la mort, le 8 mai 2002, de onze employés français de la Direction des constructions navales (DCN) à Karachi. Curieusement, si la DGSE avait émis de sérieux doutes dès le printemps 2002 sur l’implication d’Al-Qaida, jugeant que «la responsabilité de groupes pakistanais opposés à la politique de Musharraf [était] la plus probable», elle a ensuite changé d’avis. Dans un document du 3 février 2009, alors que les juges avaient délaissé depuis plusieurs mois la piste du terrorisme islamiste international pour s'orienter vers celle d'un contentieux financier franco-pakistanais sur fond de corruption, la DGSE écrit, non sans ambiguïté: «Si l’identité du commanditaire demeure inconnue, son appartenance à Al-Qaida ne fait aucun doute.»

  • Etre auto-entrepreneur: les pièges et aberrations d'un statut si vanté par le pouvoir

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    424.000 créations d'entreprise depuis le début de l'année! Un record... en pleine crise. Etonnant? En fait, plus de la moitié sont des auto-entreprises. Ce nouveau régime, entré en vigueur le 1er janvier 2009, connaît un succès foudroyant. Le gouvernement s'en félicite. Mais derrière cet engouement, il y a surtout beaucoup d'effets d'aubaine. Témoignages d'artisans qui constatent une concurrence déloyale, d'auto-entrepreneurs lâchés dans la nature et de salariés à qui leur patron indélicat a proposé de passer auto-entrepreneur pour économiser des charges sociales. Enquête.
  • Chez GDF-Suez, bataille juridique autour d'un suicide

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    Un cadre de la direction des achats de GDF Suez s'est suicidé il y a trois semaines. Il a mis fin à ses jours un week-end, en dehors de ses horaires de travail. Des élus syndicaux du CHSCT évoquent un «accident du travail» et réclament une enquête, car Samuel L. avait traversé une passe professionnelle très difficile en 2008-2009. Des messages électroniques laissés par ce cadre attestent son désarroi d'alors. La direction refuse, au motif qu'elle n'a «pas le droit d'enquêter sur la vie privée d'un collaborateur». Selon GDF Suez, les problèmes professionnels avaient été détectés, puis réglés par le management. Les élus du CHSCT évoquent d'autres situations à risque dans cette entreprise née il y a un an de la fusion entre GDF et Suez.

  • Marie Bové plonge dans la perplexité les écologistes aquitains

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    Promue candidate à la candidature de la tête de liste Europe-Ecologie aux régionales en Aquitaine, la fille de José Bové déstabilise les Verts locaux. Ce n'est pas sa filiation qui suscite les interrogations, dans le contexte délicat de la polémique sur Jean Sarkozy. Mais plutôt les conditions de sa cooptation, par un Noël Mamère ayant lui renoncé à concourir. Il y a aussi son emploi de collaboratrice auprès du groupe socialiste à la Communauté urbaine de Bordeaux. Le flou absolu des procédures de désignation de l'équipage «Verts/non-Verts» laisse dubitatif.
  • Au fait, Jean Sarkozy est-il un bon conseiller général?

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    Un conseiller général «effacé». Un président de groupe «transparent», cantonné dans un rôle d'«huissier». A 23 ans, Jean Sarkozya réussi un tour de force: porter la triple casquette de conseiller général, président de la commission des transports etprésident de groupe, sans avoir jamais émis la moindre opinion ou proposition personnelle sur unsujet.

  • Elysée: enquête au cœur d'un système qui grippe

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    Les ennuis s'accumulent et l'Elysée, cette machine si forte hier, paraît incapable de les surmonter et encore moins de les prévoir. Dernier exemple: l'affaire Jean Sarkozy. A mi-mandat, la mécanique élyséenne connaît un méchant coup de mou. Enquête.

  • En Tunisie, le tourisme devient une mécanique infernale qui brise le pays

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    Dimanche 25 octobre, Zine el Abidine Ben Ali se présente pour un cinquième mandat à la tête de l'Etat tunisien. Si la France est complaisante envers une dictature qui dure depuis 20 ans, c'est aussi parce que la Tunisie accueille chaque année près d'un million de touristes français. Dans quelles conditions, à quel prix? Enquête sur un système qui précipite l'économie tunisienne dans une spirale infernale.

  • Malgré les efforts du camp «Balkany-Sarkozy-Pasqua», Jean Sarkozy renonce à la présidence de l'Epad

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    Jean Sarkozy au JT de France 2, jeudi 22 octobre.

    Jean Sarkozy a annoncé, jeudi 22 octobre, dans le journal de 20 heures de France 2 qu'ilrenonçait à briguer, le 4 décembre, la présidence de l'Epad. La raison? Le fils du chef de l'Etat ne veut pas d'une «victoire entachée» d'un «soupçon de favoritisme». «Ce n'est pas un problème de légitimité», a-t-il estimé. Depuis son arrivée au conseil général des Hauts-de-Seine, en mars 2008, l'Elysée et les époux Balkany lui avaient pourtant déblayé le terrain.