Depuis août, le ministère de l’éducation refuse de rendre publique l’enquête administrative visant l’établissement privé catholique où sont scolarisés les enfants de la ministre. Discours homophobes, sexisme, humiliations… : le rapport demande à Stanislas de se mettre en conformité avec la loi.
Gabriel Attal, plusieurs fois interpellé, a même reçu une alerte d’un parent d’élève en novembre dernier, sans jamais réagir. Ministre de l’éducation, il a aussi refusé de dévoiler les conclusions de l’enquête administrative sur son bureau depuis l’été dernier.
La fermeture de quatre classes préparatoires à Paris, que le rectorat de Paris justifie, entre autres, au nom de la « mixité sociale », repose la question des mérites et des limites des « prépas », une singularité du système français. Enseignants et élèves seront dans la rue lundi 16 janvier contre cette décision.
La tension ne faiblit pas autour d’Amélie Oudéa-Castéra, qui a reconnu avoir pu « blesser » les enseignants. Interrogée par Mediapart sur son choix de l’établissement privé Stanislas pour ses enfants vendredi, Amélie Oudéa-Castéra a invoqué le « paquet d’heures non remplacées » dans le public. Sur le fond, la ministre ne lâche pas l’institution catholique, pourtant visée par une enquête administrative.
Olivier Loubes, historien de l’éducation, décrypte le souhait du président de la République de « réarmer civiquement » la jeunesse, dans une référence constante à l’autorité et à l'âge d’or de la IIIe République. Emmanuel Macron omet un pan capital de la pensée républicaine pour faire du « commun » à l’école : l'égalité des droits sociaux.
L’uniforme à l’école, longtemps resté une lubie de la droite et de l’extrême droite, a désormais les faveurs du chef de l’État et du ministère de l’éducation nationale, au point de passer outre les nombreuses critiques sur le coût et l’efficacité d’une tenue unique pour les élèves.
Après les annonces de Gabriel Attal sur la réforme du collège pour améliorer le niveau et celles d'Emmanuel Macron sur le rétablissement de l'autorité, Fatiha Keloua Hachi (PS) et Christophe Marion (Renaissance), discutent des chamboulements à venir dans l'éducation.
Une vingtaine de personnes ont bloqué jeudi matin le bâtiment du Patio sur le campus. Veille de vacances et jour de partiels, ils contestent les mesures de la loi qui imposent aux étudiants étrangers le dépôt d’une caution et augmentent leurs frais de scolarité.
La loi adoptée mardi 19 décembre va compliquer le parcours des étudiants étrangers. Une série de mesures « dangereuses » pour les présidents d’université et de grandes écoles, dont Jean-François Huchet, président de l’Inalco.
Malgré les multiples relances de Mediapart, le ministère de l’éducation refuse de dire pourquoi aucune enquête administrative n’a été lancée après la mort de cet adolescent victime de harcèlement scolaire. Mediapart est donc allé questionner directement le ministre.
Mediapart relève de très nombreuses erreurs et même plusieurs étranges omissions dans le document qui a servi à résilier le contrat entre l’établissement lillois et l’État.
L’incident autour d’un tableau montrant des femmes nues dans ce collège des Yvelines révèle un climat scolaire très dégradé et un manque flagrant de moyens, que les personnels dénoncent depuis des mois, auprès de la hiérarchie académique. Sans écho jusque-là.
Afin de lutter contre une supposée « menace woke », une petite galaxie de personnages autour d’Éric Zemmour souhaite entrer au cœur de l’Éducation nationale. L’inquiétude face à ce mouvement est remontée jusqu’à Gabriel Attal, après la tenue d’un colloque au Sénat.
L’extrême droite puise son inspiration dans Vichy ou l’époque coloniale, tout en observant Bolsonaro, Orbán, Trump ou encore Meloni. Entretien avec Grégory Chambat, professeur de collège à Mantes-la-Ville et auteur de « Quand l’extrême droite rêve de faire école, une bataille culturelle et sociale ».
Le Conseil d’État a définitivement débouté le maire RN de Beaucaire sur la question des menus de substitution dans les cantines scolaires, mais Julien Sanchez s’obstine : il a même instauré le porc obligatoire chaque lundi. Les familles musulmanes se sentent « insultées » et démunies. La Licra veut saisir le juge d’exécution des décisions.
À l’issue du premier procès de l’assassinat de Samuel Paty, qui s’est conclu sur la condamnation de six anciens collégiens, des ex-collègues du professeur d’histoire-géographie ayant assisté aux débats témoignent. Ils racontent ces douloureux jours d’audiences, nécessaires pour comprendre et surtout continuer d’enseigner face à des enfants « capables du pire ».