Dans les cortèges, à Nîmes comme à Paris, la ministre Oudéa-Castéra a été conspuée. Plus profondément, la politique choisie par Attal et Macron, et notamment les groupes de niveaux au collège, est fortement critiquée.
Quand elle était ministre des sports, Amélie Oudéa-Castéra a fait la promotion d’une école privée hors contrat. Récemment, elle est allée jusqu’à soutenir sa demande de passer sous contrat avec l’État, contre l’avis des services de l’éducation nationale. Nos révélations.
Procédures opaques, précarité, méconnaissance de leur situation par le personnel universitaire... Les étudiants exilés cumulent les obstacles. La loi immigration, en partie censurée par les « Sages » le 25 janvier, n’arrange pas leurs conditions.
À quelques jours d’un nouveau remaniement, la ministre de l’éducation nationale et des sports tente de sauver sa place. Elle fait comme si de rien n’était et enchaîne les déplacements, dans une ambiance parfois irréelle. Les critiques pleuvent pourtant dans son propre camp, jusqu’à Matignon et à l’Élysée.
L’affaire Oudéa-Castéra donne à voir un privé qui, perfusé d’argent public, pratique une ségrégation sociale systémique pour garantir l’entre-soi des élites. Jusqu’à affaiblir l’école républicaine.
Non-respect de Parcoursup, choix de la non-mixité pour ses enfants : par la voix de Prisca Thevenot, le gouvernement confirme les informations de Mediapart concernant Amélie Oudéa-Castéra. Sans lui dénier pour le moment sa crédibilité en tant que ministre de l’éducation.
Alors que le tribunal administratif se penche mercredi sur la résiliation du contrat d’association entre l’État et le lycée lillois, Mediacités révèle le déroulé de la commission consultative réunie par le préfet pour valider cette décision. Une réunion sous haute tension.
Le directeur de Sciences Po Lille, Pierre Mathiot, engagé contre la décision du préfet de mettre un terme au contrat d’association entre le lycée privé musulman Averroès et l’État, décrypte pour notre partenaire Mediacités le « deux poids deux mesures » entre les deux établissements.
Alors que des classes mixtes garçons-filles existent à Stanislas, Amélie Oudéa-Castéra a fait le choix, pour ses enfants, de la non-mixité, d’après nos informations. Une décision qui interroge car la ministre est chargée de lutter contre les stéréotypes de genre à l’école.
Le directeur de l’établissement privé catholique tente de répliquer à nos révélations sur le « contournement » de Parcoursup dont a bénéficié le fils aîné d’Amélie Oudéa-Castéra. Il affirme que le rapport d’inspection publié par Mediapart le dédouanerait. Une série de contre-vérités.
Le ministère de l’enseignement supérieur vient de rappeler à l’ordre le lycée Stanislas, dans un courrier que Mediapart s’est procuré, évoquant « un contournement » de Parcoursup. Selon des documents que nous avons consultés, le fils aîné de la ministre de l’éducation nationale, admis en prépa dans cet établissement l’an dernier, a bénéficié de ce système « maison » qui contrevient au principe d’égalité des chances.
Après la publication du rapport sur l’établissement privé, la ville de Paris a décidé de suspendre ses financements et de nombreux élus et syndicats montent au créneau. La région Île-de-France, elle, précise à Mediapart attendre encore des « conclusions » avant de réagir.
La ministre de l’éducation a remis la lumière sur les non-remplacements à l’école. Un peu partout en France, les parents déplorent des heures perdues et des élèves laissés à l’abandon. Malgré ses paroles fortes, le gouvernement ne répond pas à l’urgence.
Corapporteur d’une mission parlementaire sur le financement de l’école privée, le député Paul Vannier (LFI) dénonce l’« opacité » de certaines subventions, de même que l’indigence des contrôles opérés par l’État. En pleine affaire Oudéa-Castéra, il insiste sur l’urgence de revoir le système de financement de fond en comble.
La ministre de l’éducation, Amélie Oudéa-Castéra, a visité l’école Littré mardi 16 janvier, alimentant une séquence à haut risque pour le gouvernement. Les raisons de son choix controversé de la très catholique école Stanislas pour ses enfants sont battues en brèche une à une par les acteurs de l’époque.
Emmanuel Macron tient mardi soir une conférence de presse à l’Élysée mais le pouvoir ne se dépêtre pas de l’affaire Oudéa-Castéra, du nom de cette ministre de l’éducation qui a menti sur les raisons de la scolarisation de ses enfants dans cet établissement aux enseignements sexistes et homophobes.