Un article publié en juillet 2022 accusait une école de Valence d’être proche des Frères musulmans. Son dirigeant dénonce des « mensonges » et regrette les conséquences de cette publication. Pour l’hebdomadaire, il ne s’agirait de rien d’autre que d’une « procédure abusive ».
Faisant fi de plusieurs travaux de recherche, le ministre de l’éducation nationale attaque de front le collège unique en mettant en place des groupes de niveaux. Avec un objectif : renforcer les élèves en maths et en français. Et se replacer dans la course internationale.
Depuis les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre, des faits d’antisémitisme remontent de certains campus de sciences humaines. Réciproquement, des étudiants dénoncent un climat de « censure » dans la manifestation de leur soutien aux Palestiniens.
Né dans la tempête des contestations lycéennes, hashtag devenu syndicat, Avenir lycéen est porté par une poignée de jeunes prêts à voguer au secours d’un ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, arrimé à sa réforme du bac.
Si l’on s’attache aux chiffres, l’Éducation nationale semble plutôt épargnée par l’antisémitisme. L’école joue néanmoins un rôle central, à condition d’en avoir les moyens, pour combattre la grande ignorance des élèves sur le sujet. En la matière, tous les territoires sont concernés.
Les résultats des dernières évaluations sur le niveau scolaire inquiètent le ministre de l’éducation nationale, qui pousse pour une nouvelle réforme du collège. Le chercheur Daniel Bart plaide pour remettre en cause le « lieu commun » du « niveau » des élèves et pose un regard critique sur cette batterie d’évaluations.
La philosophe Claire Marin, qui vient de publier « Les débuts. Par où recommencer ? », explique comment l’actualité tragique de ces dernières semaines bouleverse sa réflexion comme sa pratique enseignante. Entretien.
Près de 200 enfants en situation reconnue de handicap sont privés depuis septembre de l’accompagnement nécessaire au bon déroulement de leur scolarité. En cause : les vagues d’arrêts maladie et de démissions de personnels AESH sous-payés et épuisés.
Après le drame d’Arras, plusieurs équipes enseignantes en Île-de-France ont exercé leur droit de retrait pour « danger grave et imminent », afin d’alerter sur les failles de sécurité dans leurs lycées. Gabriel Attal a demandé lundi une « mission flash ». Les syndicats appellent à ne pas céder aux sirènes des « gadgets » qui « divertissent » seulement l'opinion.
À Nantes, certains étudiants ne sont toujours pas inscrits, faute de personnel, et les enseignants craignent une nouvelle année universitaire chaotique. Dans un tel contexte, les propos d’Emmanuel Macron balayant d’un revers de main la question des moyens ainsi que les suspicions de sa ministre sur le milliard dormant dans les caisses des universités ont mis le feu aux poudres.
L’attentat commis vendredi au lycée d’Arras éprouve de nouveau le corps enseignant, encore traumatisé par l’assassinat de Samuel Paty, il y a trois ans. Les professeurs interrogés par Mediapart témoignent de leur tristesse mais aussi de leur volonté que le débat public ne dérive pas.
Selon une enquête administrative, la directrice locale du Crous de Tours a bel et bien intercédé auprès d’un agent subalterne pour loger ses enfants en chambre universitaire. Elle a été suspendue de ses fonctions par le recteur de l’académie Orléans-Tours.
Souffrant des réformes incessantes et d’une forme de brutalité managériale, les membres de l’Éducation nationale semblent malmenés par leur institution. Ils encaissent de plus en plus difficilement les injonctions à la libération de la parole et à la bienveillance, pour le bien des élèves.
Alors que le logement étudiant est en tension comme jamais, Mediapart révèle que deux enfants de la directrice des services du Crous à Tours jusqu’en juin dernier se sont vu attribuer chacun une chambre, en dehors des procédures en vigueur. Malgré la situation sociale confortable des parents.
Élisabeth Borne a dévoilé un plan de lutte qui va bien au-delà des frontières de l’école. Plusieurs mesures posent cependant question quant à leur faisabilité, et en particulier la saisine systématique de la justice ou le bannissement des réseaux sociaux. Sur la formation, le compte n’y est pas non plus.
Mercredi, le gouvernement doit dévoiler son plan de lutte contre le harcèlement scolaire. L’attention à apporter aux élèves auteurs peut choquer face à la souffrance des victimes, elle semble pourtant essentielle.