Après les révélations de Mediapart et d’autres médias sur des accusations d’homophobie et de sexisme au sein de ce prestigieux établissement privé parisien, une enquête administrative est désormais ouverte et un appel à témoignages a été lancé.
Le président de la République a dévoilé, jeudi 4 mai, les contours de sa réforme du lycée professionnel. Un florilège de mesures pro-entreprises, parmi lesquelles la gratification des stages… par l’État. Les organisations syndicales se disent déjà prêtes à se mobiliser.
Quatre familles d’enfants scolarisés dans ces établissements privés ont déposé plainte contre la direction pour « violences volontaires sur mineurs », « harcèlement moral » et « dénonciation calomnieuse ». Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Pontoise.
Mediapart a enquêté sur l’application, dans un lycée de Marseille, des dernières consignes ministérielles sur les signes religieux ostensibles. Plusieurs élèves qui portent des tenues jugées contraires aux règles dénoncent un « acharnement » de la direction. Ainsi que des propos scandaleux du proviseur.
Accident, comme plaide le collège, ou harcèlement, comme dit Farès, victime d’une chute dans les escaliers de son établissement ? Faute de réponses, la famille s’est tournée vers les médias, et le boomerang n’a pas tardé à lui revenir.
L’UNI, syndicat étudiant de droite, a renoué ces dernières années avec son projet de départ : réunir tous ceux qui, à droite, combattent ce qu’ils qualifient de « gauchisme ». L’anticommunisme de ses premières années a été remplacé par l’antiwokisme.
La revalorisation du salaire des enseignants, annoncée par Emmanuel Macron lui-même jeudi 20 avril, « entre 100 et 230 euros » net mensuels, ne satisfait qu’à moitié les enseignants. Ils craignent un accroissement de leur charge de travail et une nouvelle forme de mise en concurrence, entre collègues et établissements.
Face à la baisse des moyens, le label réseau d’éducation prioritaire décerné aux écoles et collèges en éducation prioritaire devient une sorte de graal pour sauver ce qui peut l’être et tenter de conserver un semblant de mixité. Reportage à Grenoble.
Mediapart révèle les fiches que l’enseignement catholique diffuse dans ses établissements sous contrat, pour défendre l’altérité « homme-femme », au nom d’un « corps sexué » vu comme un « don de Dieu » et à rebours de la circulaire diffusée en 2021 par le ministère de l’éducation. Lequel ne voit pas le problème.
Le biologiste François Taddei a créé en 2006 un centre de recherches interdisciplinaires censément plus « agile » que l’université, qui a capté d’importants fonds publics et privés. Réorienté aujourd’hui vers les « sciences de l’apprendre » et converti au conseil, il s’attire de plus en plus de critiques.
Pourquoi n’avoir pas utilisé la baisse démographique pour redonner un peu de souffle à l’Éducation nationale ? C’est la question que posent enseignants et parents au ministère, après l’annonce de très nombreuses fermetures de classe en primaire, et au regard de la baisse continue des moyens au collège et au lycée.
Le lycée Jean-Paul-II a interdit à des professeurs d’amener leurs classes voir un film sur Simone Veil et un autre sur l’homophobie au Kenya, révèle Mediapart. Le directeur de l’enseignement catholique ne voit pas le problème. Le rectorat se tait.
Deux ans après, le ministère de l’enseignement supérieur a été contraint d’admettre qu’aucune enquête sur « l’islamo-gauchisme » à l’université n’avait été diligentée. Auprès des députés, de Mediapart et même des autorités administratives, Frédérique Vidal affirmait pourtant le contraire.
Le Service national universel (SNU) obligatoire mis en pause, 500 millions d’euros en plus pour les boursiers dès la rentrée, le gouvernement tente de renouer le dialogue avec la jeunesse, alors que la mobilisation est montée d’un cran cette semaine.
Lors d’une réunion du conseil régional d’Île-de-France, sa présidente a confirmé vouloir changer le nom du lycée Angela-Davis de Saint-Denis. Mais elle a finalement renoncé à faire voter la délibération préparée par sa majorité. Le ministère de l’éducation est saisi.
Le 49-3 a donné un nouvel élan à la mobilisation dans les lycées, les facultés et à Sciences Po. Blocages, assemblées générales et manifestations organisées ou sauvages sont le quotidien des jeunes nordistes.