L’enseignement supérieur lance une nouvelle plateforme pour aider les étudiants à trouver leur master. Depuis quelques années, de plus en plus de jeunes gens, titulaires d’une licence, restent sur le carreau faute de places disponibles.
Quatorze lycéens, la plupart mineurs, ont passé la nuit au poste, après le blocage du lycée Joliot-Curie à Nanterre. L’établissement est au centre de vives tensions depuis la mutation d’office d’un professeur de mathématiques, Kai Terada, devenu le symbole d'une « répression administrative » dénoncée par plusieurs syndicats.
Le ministre Pap Ndiaye est chargé de la mise en musique du nouveau « pacte » que souhaite signer Emmanuel Macron avec les enseignants, qui consiste à mieux les rémunérer en échange de nouvelles missions. Mais ces « extras » aggravent déjà les inégalités salariales entre les femmes et les hommes dans l’Éducation nationale.
Des centaines d’élèves se sont retrouvés sans affectation à la rentrée, en particulier dans les classes STMG, filière négligée par les autorités depuis des années. Alors que des lycéens n’ont toujours pas d’établissement, le mutisme du rectorat nourrit un sentiment d’abandon.
Des écarts scolaires qui se creusent avant le bac, un financement inégalitaire dans le supérieur et un régime de plus en plus sélectif symbolisé par Parcoursup : la « démocratisation des savoirs » prend l’eau, s’inquiètent les sociologues Cédric Hugrée et Tristan Poullaouec, dans leur livre « L’université qui vient ».
Nombre d’enseignants, très circonspects sur la réalité de la revalorisation salariale promise par Emmanuel Macron, seront en grève jeudi, dans le cadre d’une journée interprofessionnelle à l’appel de diverses organisations syndicales. La concertation annoncée pour le mois d’octobre par le ministre Pap Ndiaye s’annonce elle aussi houleuse.
Pour affronter la flambée des prix de l’énergie dans tout le bâti scolaire et les établissements d’enseignement supérieur, collectivités et présidents d’université s’arrachent les cheveux. Le projet de loi de finances 2023 est cependant bien peu disert sur de possibles compensations de l’État et écarte l’hypothèse d’un bouclier tarifaire. En réponse, économies, bricolage ou carrément fermeture des établissements d’éducation.
Le président de la République veut soutenir financièrement les projets innovants. Mais les tenants d’une pédagogie critique sont parfois ignorés, voire combattus au sein de l’Éducation nationale. Débat sur les chausse-trappes de « l’innovation » et le risque de libéralisation du système scolaire.
Le cas de Kai Terada, enseignant non sanctionné mais muté « dans l'intérêt du service » dans les Hauts-de-Seine à la rentrée scolaire, relance le débat sur la manière dont l’Éducation nationale se jouerait du droit administratif pour déplacer les militants syndicaux les plus bruyants.
Un rapport de l’inspection générale de l’éducation nationale, qui établit la trop faible efficacité de l’éducation à la sexualité, est resté un an dans les tiroirs de Jean-Michel Blanquer. Son successeur, Pap Ndiaye, semble enfin vouloir faire de cette politique publique une priorité.
Pourquoi s’intéresser (encore) aux grandes écoles, milieu resté foncièrement élitaire ? Parce que ce qu’il s’y passe influence la persistance de la « méritocratie » dans l’ensemble du système éducatif. La sociologue Annabelle Allouch a observé les « dispositifs d’ouverture sociale » lancés au milieu des années 2000, notamment à Sciences Po-Paris.
Emmanuel Macron lance une nouvelle réforme des lycées professionnels, jugés insuffisamment efficaces pour venir au secours d'un marché du travail en tension. Mis en concurrence directe avec la formation en apprentissage, l’enseignement professionnel craint de perdre ses dernières plumes dans la bataille.
Une semaine après leurs débuts, l’heure est aux premiers constats pour les nouveaux titulaires. Entre affectation à la dernière minute, conditions de travail dégradées et bas salaires : la rentrée est synonyme, pour nombre d’entre eux, d’improvisation et de désillusion.
Des efforts gigantesques ont été déployés pour assurer la rentrée 2022, mais les problèmes demeurent dans de très nombreux établissements scolaires, y compris ceux accueillant des élèves fragiles socialement. Les syndicats, face à des viviers d’enseignants déjà vides, craignent que la suite de l’année ne soit plus périlleuse encore.
En dépit de la loi, des mairies refusent d’inscrire à l’école des enfants vivant en bidonvilles, squats ou hôtels sociaux. Des familles ont donc décidé de mener des actions en justice contre des mairies de Seine-Saint-Denis, le rectorat et la préfecture. Mercredi, un collectif de mères a organisé la « classe des refusés d’école » devant le tribunal administratif de Montreuil.
Les refus d’instruction en famille sont nombreux depuis l’adoption de la loi Séparatisme en 2021. Et pour cause : elle a transformé un régime déclaratif en système d’autorisations préalables. Recours, désobéissances civiles : des familles racontent leur bataille.