Oui, l’inclusion scolaire progresse en France, même si la scolarité s’apparente souvent à un planning en gruyère, faute de personnel adéquat. Des enfants, en attente depuis des années d’une place dans des structures adaptées, restent carrément privés d’école, et ne feront donc pas leur rentrée, jeudi 1er septembre.
Malgré les mesures annoncées par le ministre de l’éducation nationale pour pallier le manque de personnel et un recours accru aux contractuels, la rentrée scolaire s’annonce plutôt chaotique. La revalorisation salariale très attendue du corps enseignant reste floue, repoussée à 2023, et ne sera pas sans conditions.
Éducation et enseignement supérieur — Note de veille
Manque de reconnaissance, salaire pas à la hauteur : les enseignants n’en peuvent plus et les étudiants délaissent de plus en plus cette voie. Ce sont presque quatre mille postes qui n’ont pas trouvé preneur en 2022, faisant planer la crainte d’enseignants fantômes à la rentrée.
Mi-juillet, presque 100 000 jeunes, bac en poche, n’avaient aucune perspective d’études. Combien en reste-t-il à moins de trois semaines de la rentrée universitaire ? Le ministère reste muet, tandis que syndicats étudiants et enseignants dénoncent la misère de l'enseignement supérieur.
Un professeur de technologie, alors en poste dans un collège de l’île, a écopé d’un mois de prison avec sursis pour des gestes violents à l’encontre d’élèves. L’institution n’a jamais jugé bon de le suspendre, même après le jugement. À l’inverse, l’enseignant qui a lancé l’alerte a fait l’objet d’un rapport pour « manque de loyauté ».
Formations sans diplôme à la clé, cours sans prof, allusions sexuelles… À Vichy, des étudiants et anciens personnels dénoncent depuis deux ans et demi les pratiques de l’institut IMCS, spécialisé dans la formation en alternance. Une enquête préliminaire est en cours depuis deux ans.
Lors d’une session du Service national universel, plus d’une centaine d’adolescents ont subi une punition collective par une session de pompes dans la nuit. Le rectorat de Strasbourg a réagi dès le lendemain en suspendant l’un des responsables, l’autre a démissionné.
Le conseil régional d’Île-de-France a rejeté un amendement exigeant la suspension des subventions vers le lycée Stanislas après les révélations de Mediapart sur ses dérives. La gauche régionale saisit le ministère de l’éducation nationale pour qu’une enquête sur l’établissement catholique soit ouverte.
Selon l’enquête statistique « Trajectoires et origines 2 » réalisée conjointement par l’Ined et l’Insee et rendue publique ce mardi, un tiers de la population de moins de 60 ans a des origines immigrées sur trois générations en France. Les enfants d’immigrés sont aussi davantage diplômés que leurs parents mais les inégalités sociales perdurent.
Accusé de harcèlement, de sexisme et de recours à la prostitution, le proviseur de l’école française de Bujumbura est toujours en poste, malgré de nombreuses alertes à l’ambassade de France et au ministère des affaires étrangères.
L’enseignement privé n’a guère eu à souffrir du quinquennat écoulé, protégé par la figure tutélaire d’un enfant du système, le ministre Jean-Michel Blanquer lui-même. La gauche, tout à la défense d’un service public malmené, tâtonne sur sa remise en cause.
De nombreux témoignages et des documents obtenus par Mediapart montrent ce qui est proposé par ce prestigieux établissement catholique. Une quinzaine d’anciens élèves racontent les « humiliations » et les « souffrances » vécues.
Le président de l’université Panthéon-Assas a été saisi d’une demande « exceptionnelle » : ouvrir un poste sur mesure pour accueillir l’ancien ministre Jean-Michel Blanquer, défait aux législatives.
La direction académique de Seine-Saint-Denis a été condamnée en 2020 pour avoir refusé des congés formations à des professeurs, au prétexte de « désaccords idéologiques » avec Sud éducation. D’après nos informations, elle a retoqué de nouvelles demandes en tentant de dissimuler, cette fois, ses motivations politiques. Raté.
Suite à un article sur l'école Pasteur de Saint-Denis, la directrice de l'établissement nous a fait parvenir un droit de réponse. Le voici en intégralité.
Un enseignant du Bas-Rhin a été inspecté en février dernier, après que le cabinet de la « première dame » a saisi de son « cas » le rectorat. Alors que Brigitte Macron rempile à l’Élysée, les questions ressurgissent sur les contours exacts de sa mission, financée sur fonds publics.