Le ministre de l'éducation a reçu lundi le rapport d'Alain Bergounioux, Laurence Loeffel et Rémy Schwartz, intitulé « Pour un enseignement laïque de la morale ».
Opposé à la grève nationale contre la réforme des rythmes scolaires, Sébastien Rome, professeur des écoles à Lodève, a signé sur son blog de Mediapart une tribune remarquée sur le sujet. Nous l'avons invité à débattre avec Jérôme Lambert, secrétaire départemental du SNUipp Paris, le syndicat qui mène la fronde dans la capitale. Vidéo.
C’est un ministre de l’éducation nationale fragilisé qui défend, à partir de lundi à l’Assemblée, son projet de loi de refondation de l’école. Après dix mois rue de Grenelle, « l’intello du PS » paie cher ses frictions répétées avec Matignon.
À la veille de l’examen par l’Assemblée du projet de loi de refondation de l’école, la droite fourbit ses armes. Certains à l’UMP sont bien décidés à ne pas abandonner la question scolaire à la gauche. Avec un handicap de taille : un bilan catastrophique.
Frédéric Mion, actuel secrétaire général de Canal+, a été nommé vendredi directeur de Sciences-Po. Son parcours, ses liens avec la précédente équipe en font un homme du sérail. Ce choix pour une école ravagée par une année de crise est vivement contesté.
Coincé entre les débats sur l'immigration, un passé colonial qui ne passe pas et la gestion parfois boutiquière de l'éducation nationale, l'enseignement de l'arabe est moribond alors que la France a longtemps été pionnière dans cette discipline. Enquête sur un paradoxe.
Dans les catégories sociales les plus aisées, le choix entre école privée ou école publique correspond à des stratégies très différenciées selon qu'elles appartiennent culturellement au « pôle public », ou au monde de l'entreprise. Entretien avec la sociologue Agnès Van Zanten.
Le rapport rendu vendredi à Vincent Peillon, à l'issue de trois mois d'une concertation qui a rassemblé professionnels de l'éducation mais aussi parents, élus, associations, propose quelques mesures radicales. François Hollande mardi, et le ministre jeudi, feront connaître les orientations retenues.
Pour parvenir à recruter 43 000 enseignants dès 2013, près de trois fois plus que l’an dernier, le ministère de l’éducation nationale met en place un deuxième concours en juin ouvert aux étudiants de première année de master. Avant leur admission définitive en juin 2014, ces 22 000 étudiants enseigneront avec le statut de contractuels.
Chaque année près de 150 000 jeunes quittent le système scolaire prématurément, sans aucune qualification. L'association étudiante AFEV, qui milite de longue date sur ce sujet, vient de réaliser une vaste enquête, enrichie de plusieurs témoignages. Mediapart publie trois récits vidéos d'anciens « décrocheurs » et interroge la sociologue Nathalie Mons qui note « la grande tolérance des élites » à ce phénomène.
Pour honorer la promesse de créer 60 000 postes dans l’éducation durant le quinquennat, Vincent Peillon lance un appel pour trouver les « nouveaux Hussards noirs de la République ». Le ministre envisage une deuxième session de concours d’enseignement au printemps prochain, avec des conditions moins restrictives.
Le plan d’urgence pour la rentrée scolaire présenté par Vincent Peillon se heurte sur le terrain à la mauvaise volonté de certains recteurs qui traînent ostensiblement des pieds. Un recadrage a eu lieu ce jeudi. Des têtes devraient prochainement tomber rue de Grenelle.
Le gouvernement vient d'envoyer aux préfets une nouvelle circulaire relative à la situation des diplômés étrangers, que Mediapart s'est procurée. Signée par Manuel Valls, Michel Sapin et Geneviève Fioraso, elle demande aux services de l'État de leur faciliter l’accès au marché du travail le temps d'une première expérience professionnelle. Claude Guéant exigeait, lui, d'examiner les dossiers « avec rigueur ».
L'arrivée au conseil d'administration de l'organisme public chargé de promouvoir l'enseignement supérieur à l'étranger, de la rédactrice de la circulaire Guéant qui limitait l'accès à l'emploi des étudiants étrangers provoque la consternation.
En Alsace, tous les élèves de cours préparatoire qui ne savaient pas lire en février se verront proposer un stage de remise à niveau pendant les vacances de Pâques. De nombreux professeurs protestent contre ce qu'ils estiment être une stigmatisation inutile.