Aix-Marseille université a rendu, le 17 novembre 2014, un audit confidentiel sur les masters externalisés de l'Institut d'études politiques d’Aix-en-Provence. Elle a notamment découvert un diplôme de master, délivré sans aucune autorisation par le directeur de Sciences-Po Aix.
Le ministère doit présenter ces jours-ci la nouvelle carte de l’éducation prioritaire, qui va concentrer les moyens sur les établissements les plus en difficulté. Les établissements qui en sont exclus se sentent abandonnés et relancent le débat des choix à opérer dans un système scolaire à bout de souffle.
Éducation et enseignement supérieur — Confidentiel
Accusé de « brader » un diplôme d'Etat via des « masters illégaux », le directeur de Sciences-Po Aix Christian Duval a annoncé mercredi 19 novembre 2014 sa prochaine démission dans un courriel interne.
Très bien noté par sa hiérarchie pendant des années, un enseignant contractuel du Mans s’est vu refuser sa titularisation après avoir dénoncé les préjugés islamophobes d’une inspectrice. Son dossier pédagogique, qu’a pu consulter Mediapart, met à mal la décision rendue par l’inspection de l’éducation.
Accusé de « brader » un diplôme d'État via des « masters illégaux », le directeur de Sciences-Po Aix Christian Duval rencontre ce jeudi le ministère et ses pairs des autres IEP régionaux. Après notre première enquête, il a résilié 14 partenariats avec des organismes privés et a publié sur l'intranet des documents confirmant l'ampleur de ce marchandage tous azimuts.
Des étudiants de Sciences po Aix appellent à un rassemblement devant l'IEP jeudi 9 octobre pour obtenir des «éclaircissements» suite à notre enquête sur le marchandage de diplômes à l'étranger de l'établissement.
Pour renflouer ses caisses, l'IEP a choisi d'externaliser des diplômes d’État auprès d'organismes de formation privés en France et à l’étranger. Plusieurs enseignants-chercheurs accusent son directeur de « brader » les diplômes via des « masters illégaux ».
Le député UMP François Cornut-Gentille a présenté mardi un rapport sur l'École polytechnique. Il dénonce une école qui jouit d'un traitement ultra-privilégié alors même que sa contribution à l'intérêt général est de moins en moins évidente. École hors contrôle, État absent et lobby puissant des polytechniciens : le diagnostic est dévastateur.
Comment s'est constitué le « problème » de la scolarisation des enfants d'immigrés, devenu un lieu commun politique ? La publication de textes inédits du sociologue Abdelmalek Sayad, aujourd'hui décédé, offre une réflexion radicale sur les non-dits qui entourent ce sujet. Entretien avec le sociologue Smaïn Laacher qui a participé à l'édition de ces textes.
À Marseille, parents d'élèves, enseignants et animateurs protestent contre « le grand n’importe quoi » de la réforme des rythmes scolaires. C'est « l’aboutissement d’une politique municipale exécrable pour la jeunesse », selon plusieurs d'entre eux.
Le 5 juillet, nous donnions la parole à des parents d'une école maternelle du quartier de Belleville qui, en opposition avec leurs principes, avaient demandé une dérogation pour que leurs enfants n'intègrent pas l'école primaire du quartier. Choqués, des parents de cette école nous ont contactés pour mettre fin aux rumeurs, témoigner de leur expérience et prôner la fin de l'évitement scolaire.
Dans son rapport annuel, le syndicat étudiant Unef affirme que 33 établissements pratiquent une sélection illégale des élèves et que 14 leur imposent des frais supplémentaires.
L'académie de Grenoble, confrontée à l'afflux de migrants, a développé un dispositif original pour accueillir des élèves en situation sociale difficile et au parcours scolaire chaotique. Près de 80 élèves passent chaque année dans cette structure, le temps nécessaire avant de rejoindre une classe classique.
Le phénomène d'évitement scolaire existe dès le plus jeune âge, afin d'éviter une école primaire de quartier qui a mauvaise réputation. Exemple à Belleville, dans un quartier encore relativement populaire de Paris, où nous avons interrogé des parents d'élèves et des directrices d'écoles.
Benoît Hamon a décidé d'abandonner les ABCD de l'égalité, un programme expérimenté dans une dizaine d'académies pour lutter contre les stéréotypes de genre. Après les pathétiques atermoiements du gouvernement sur le « genre », le ministre de l'éducation cède aujourd'hui à une poignée d'illuminés.