Emmanuel Macron s’est dit prêt à envoyer des détenus à l’étranger pour faire face à la surpopulation carcérale. Nouvelle illustration d’un discours centré sur la répression, sans penser les alternatives à la prison. Entretien avec l’universitaire Vanessa Codaccioni, qui vient de publier « Comment les États répriment ».
Le député insoumis marseillais a reçu jeudi la visite de la brigade financière, dans le cadre d’une enquête pour vol et recel. En cause : des documents internes à une entreprise locale, que le député a utilisés dans le cadre d’un signalement auprès du procureur.
Dans un courrier adressé lundi aux magistrats, le garde des Sceaux Gérald Darmanin annonce des projets contradictoires pour améliorer le fonctionnement de la justice et soulager les prisons.
Emmanuel Macron dans l’affaire de la Légion d’honneur de Sarkozy et Marine Le Pen dans celle des emplois fictifs du RN ont tous deux utilisé exactement le même argument pour délégitimer la justice : l’élection est plus forte que la loi. Une dérive populiste digne d’un trumpisme à la française.
Un rapport de l’Inspection générale de la justice détaille la gabegie et les détournements au sein du groupement d’intérêt public martiniquais. L’ex-présidente du tribunal de Fort-de-France est sur la sellette.
De plus en plus de victimes de violences sexuelles et conjugales dénoncent la « victimisation secondaire » subie durant les procédures judiciaires. Cette notion forgée par le droit européen met notamment en cause l’attitude des juges et des avocats de la défense lors des audiences.
Dans un livre à paraître le 8 mai, l’avocate Carine Durrieu Diebolt, spécialisée dans la défense des victimes de violences sexuelles, dénonce la « victimisation secondaire » que subissent nombre de plaignant·es de la part de l’institution judiciaire ou de la défense.
L’ancien potentat du département le moins peuplé de France est soupçonné d’avoir joué de son influence pour léser son ex-femme pendant leur divorce. Le parquet de Nîmes réclame un procès contre l’élu pour avoir fait rédiger un faux acte notarié, crime passible de quinze ans de prison.
Vingt et un suspects âgés de 15 à 37 ans ont été mis en examen vendredi dans l’enquête sur les attaques contre des prisons et des agents pénitentiaires, les adultes incarcérés et les deux mineurs placés en centre éducatif fermé, a annoncé samedi la procureure de Paris Laure Beccuau.
La cour criminelle des Hauts-de-Seine a condamné Thomas P. à 18 mois de prison avec sursis et à l’interdiction définitive d’exercer, avec effet immédiat, pour avoir constaté les « infractions imaginaires » d’un adolescent. Il est inéligible pour dix ans.
Accusé d’avoir verbalisé un mineur pour des infractions imaginaires, Thomas P. affirme ne pas se souvenir de ce qu’il a fait cette nuit-là. Ses camarades de patrouille n’ont pas meilleure mémoire. Leurs collègues décrivent un commissariat en perdition.
Thomas P. est accusé d’avoir verbalisé un mineur alors que ni lui ni l’adolescent ne se trouvaient sur les lieux du prétendu contrôle. Il est jugé cette semaine à Nanterre pour « faux en écriture publique, par personne dépositaire de l’autorité publique ».
Mardi 29 avril s’ouvre à Paris le procès de Majdi Nema, un ancien du groupe islamiste syrien Jaych Al-Islam. Il y sera jugé pour complicité de crimes de guerre dans le cadre de la très complexe guerre civile syrienne.
Fabien A. comparaissait jeudi 24 avril devant le tribunal d’Évreux pour les violences infligées à son ex-compagne. Astrid Marsillaud s’est donné la mort en 2023 après des années de violences. Elle avait consigné son quotidien de souffrance dans un « mémo » sécurisé hébergé par une association.
Si le gouvernement est venu soutenir le personnel pénitentiaire ciblé par une large vague d’attaques, aucune mesure réclamée n’a été annoncée. L’occasion a surtout permis de s’enorgueillir d’une lutte efficace contre le narcotrafic, coupable désigné à ce stade, sans précaution.
La question de la corruption de certains fonctionnaires pénitentiaires inquiète de plus en plus. S’il n’est pas nouveau, le phénomène est aggravé par la surpopulation carcérale et par la politique de recrutement menée pendant des années par l’administration, qui commence tout juste à changer de braquet.