Même si l’on accepte que le conflit d’intérêt ne soit pas une «notion française» mais une invention de puritains anglo-saxons, comme l’affirme l’orfèvre en la matière qu’est l’ineffable entremetteur parisien Alain Minc, le débat public en la matière a tout même progressé sur ce sujet depuis quelques années, aidés par des scandales notoires, de l’affaire Tapie au cas Cahuzac, en passant par les pérégrinations d’un François Pérol et de quelques autres éminences moins visibles. Mais dans l’affaire du travail du dimanche dans certaines grandes surfaces de bricolage en Ile de France, il est un conflit d’intérêt évident qui n’a pas reçu l’attention qu’il mérite.
Elle en savait trop. La divulgation de malversations au sein du ministère des affaires étrangères lui a valu d'être évincée du Quai d'Orsay. Après des années d'acharnement, elle a remporté son procès contre l'État et transformé son traumatisme en un combat au sein de l'ONG Transparency International.
“Transparence” après l'affaire Cahuzac, cumul des mandats, lois électorales, décentralisation… Depuis un an, les textes concernant les élus se sont succédé. Hollande président ressemble beaucoup à Hollande premier secrétaire du PS : goût de la synthèse et écoute des élus. Au risque de creuser le fossé avec les citoyens.
Des documents inédits consultés par Mediapart montrent comment le pouvoir sarkozyste a organisé, au printemps 2012, à la fin du quinquennat, la distribution de subventions, depuis le ministère des sports dirigé par l'ancien judoka, à des associations sportives situées dans des circonscriptions tenues par des dirigeants de l'UMP. Une distribution parfois directement supervisée par l'Élysée.
Fin juin, Carla Sarkozy a bénéficié gratuitement d’un billet aller-retour pour New York en première classe. Rien ne justifie la prise en charge de ce voyage, consacré à la tournée de promotion de son dernier disque.
L'assemblée a voté mardi la loi sur la transparence. Soutenu par de nombreux députés PS, Claude Bartolone a longuement bataillé, fustigeant la « démocratie-paparazzi ». Mais en 1988, le groupe PS de l'Assemblée nationale (dont il faisait partie) était pour que les patrimoines des élus soient publiés au Journal officiel.
Les députés ont fini d'examiner cette nuit les lois sur la transparence, taxées de « lois Cahuzac » par la droite. Article par article, thème par thème: retour sur les promesses de François Hollande, les débats à l'Assemblée, et notre analyse critique.
Le Conseil représentatif des associations noires (Cran) a décidé de porter en justice son combat pour obtenir des réparations liées à l'esclavage. Mediapart a pu consulter sa première assignation, qui vise la Caisse des dépôts et consignations. L'assignation pourrait nourrir un grand débat public en ce 10 mai, journée commémorative de l'esclavage.
Le projet de loi sur la moralisation de la vie publique ne traite qu'une petite partie des sujets qui mériteraient de l'être. Au Parlement comme dans les campagnes électorales, l'opacité demeure. Faute de contrôles efficaces. Tour d'horizon.
Lundi en fin de journée, la divulgation du patrimoine des ministres a produit une petite onde de choc symptomatique dans les chaînes d'information, tiraillées entre l'excitation du sensationnel “clivant” et les hautes altitudes de la morale publique. Un ballet guilleret, navrant et instructif...
Il n'y aura finalement pas de « commission spéciale », au parlement européen, en réaction au « Dalligate », ce scandale entourant le limogeage de l'ex-commissaire à la santé, sur fond de lobbying de l'industrie du tabac. Pourtant, le brouillard entourant le dossier ne cesse de s'épaissir. Après José Manuel Barroso, le patron de l'office anti-fraude, Giovanni Kessler, est dans le collimateur.
François Hollande a annoncé un renforcement du contrôle de l'argent des ministres et des élus. Une nouvelle autorité indépendante sera chargée de cette mission. Encore faut-il qu'elle dispose des moyens d'investigation et de sanctions nécessaires.
François Hollande veut désormais « assurer la publication et le contrôle du patrimoine de tous les ministres et des parlementaires ». L’annonce est censée rassurer. Dans les faits, la transparence ne garantit rien. Le « contrôle » ? Tout dépendra de son intensité.
En 1992-1993, avant même de créer sa société Cahuzac Conseil, l'ancien ministre du budget s'était mis au service des laboratoires pharmaceutiques, selon les documents que nous avons consultés. Juste après avoir quitté le cabinet Evin, où il était en charge du médicament.
M. Cahuzac reconnaît devant les juges les faits révélés par Mediapart. En mentant hier à la représentation nationale, il a fait sombrer davantage la Ve République dans la régression démocratique. Leçons d'un parjure.