Documentaire : Co-réalisateur de « Guet-Apens. Des crimes invisibles » (2023, produit par Mediapart) avec Sarah Brethes et Mathieu Magnaudeix.
Livre : « La Haine ordinaire. Des vies percutées par le racisme » (Seuil) sous la direction de Mathilde Mathieu.
Pour me contacter : david.perrotin@mediapart.fr
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Huit anciens collaborateurs de la sénatrice EELV Esther Benbassa et six de ses anciens étudiants qu’elle employait à l’École pratique des hautes études dénoncent, documents à l’appui, des menaces, humiliations et pressions à répétition. L’élue, qui conteste l’intégralité des faits, est aussi accusée d’avoir fait pression sur une salariée pour qu’elle décale une opération chirurgicale.
Dans une enquête de Mediapart, 70 actuels ou anciens salariés de l’application de rencontres Happn mettaient en cause le comportement de leur patron Didier Rappaport. Ils l’accusaient notamment de violences sexuelles, ce que l’intéressé dément. Son départ a été annoncé aux salariés mercredi.
Malgré l’intention affichée par l’application de rencontre pour lutter contre le harcèlement, 70 actuels et anciens salariés dénoncent le management du PDG Didier Rappaport. Lequel dément.
La marche des fiertés organisée samedi à Paris était critiquée par des militants qui dénoncent des sponsors adeptes de « pinkwashing » ou la présence, les années passées, d’une association de policiers. Une scission n’est pas à exclure à l'avenir, les organisateurs aspirent cette année à un défilé plus politique et radical.
Des parents et des enseignants d’une école de Bagneux dénoncent la directrice, qu’ils accusent de « violences éducatives » et de « racisme » à l’encontre d’enfants dont les parents sont issus de l’immigration. L’inspection la maintient à son poste.
Le journaliste Taha Bouhafs était jugé mercredi 8 juin pour « injure publique à raison de l’origine ». Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat de police Unité SGP-FO, avait porté plainte contre l’un de ses tweets après avoir été qualifiée d’« Arabe de service ». L’occasion de livrer deux visions parfaitement différentes sur le racisme dans la police.
Dans une décision rendue mardi, la cour d'appel de Paris reconnaît les contrôles au faciès subis par trois lycéens à la gare du Nord, en mars 2017. Elle condamne l’État pour « faute lourde » et ordonne le versement de 1 500 euros aux plaignants.
Alors que sept femmes ont accusé Éric Zemmour d’agression sexuelle dans Mediapart, la société des journalistes du Figaro a demandé des comptes à sa direction, lors d’une réunion, le 2 juin. De son côté, le syndicat du groupe Canal+ a interpellé la direction lors d’un CSE le 3 juin. En vain.
La préfecture de police de Paris a refusé à un Algérien victime des attentats du 13 novembre 2015 le renouvellement de son titre de séjour. Marlène Schiappa demande le réexamen du dossier. Mais l'avocat de ce barman de 26 ans, partie civile au procès programmé en septembre, dénonce une position « scandaleuse » et un « double discours » des autorités.
Mediapart a recueilli de nouveaux témoignages et documents mettant en cause le comportement du polémiste avec les femmes. En 2018, il a écrit ce SMS à une jeune attachée de presse : « Alors j attendrai que vous m invitiez chez vous pour vous violer ! » Le cas Zemmour sera à l’ordre du jour d’une réunion au Figaro, le 2 juin, à la demande de sa Société des journalistes.
Des salariées d’un Ehpad des Hauts-de-Seine du groupe Arpavie dénoncent des propos racistes qu’auraient tenus leur directrice et le médecin coordinateur. La direction du groupe, qui a licencié l’une de ses responsables de soins ayant dénoncé les faits, est mise en cause.
Malgré la baisse apparente des agressions dans l’espace public en raison du confinement, la situation reste problématique. Il est toujours difficile d’apprécier la situation car les victimes n’osent pas porter plainte et que les LGBT+ de manière générale adoptent des mécanisme d’évitement pour anticiper d’éventuelles violences.