Documentaire : Co-réalisateur de « Guet-Apens. Des crimes invisibles » (2023, produit par Mediapart) avec Sarah Brethes et Mathieu Magnaudeix.
Livre : « La Haine ordinaire. Des vies percutées par le racisme » (Seuil) sous la direction de Mathilde Mathieu.
Pour me contacter : david.perrotin@mediapart.fr
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Le journaliste a été condamné, mardi 28 septembre, pour « injure publique à raison de l’origine » à 1 500 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris. Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat de police Unité SGP-FO, avait porté plainte contre l’un de ses tweets après avoir été qualifiée d’« Arabe de service ».
La ministre déléguée à la citoyenneté fait tout pour incarner le projet de loi visant à interdire les « thérapies de conversion », ces méthodes censées imposer l’hétérosexualité aux LGBT+. Déterminée à porter ce texte, qui sera débattu à l’Assemblée nationale le 5 octobre, elle n’hésite pas à invisibiliser ses collègues de gouvernement et à faire pression sur les associations.
Le journaliste Taha Bouhafs a découvert un fichier de personnes qualifiées d’« islamo-gauchistes » constitué par le site Fdesouche à partir d’un appel pour la marche contre l’islamophobie de novembre 2019. La Cnil s’est « auto-saisie » et a ouvert « des investigations ».
La sénatrice Europe Écologie-Les Verts (EELV) Esther Benbassa, accusée de harcèlement moral à l’encontre de ses collaborateurs – faits révélés en juillet par une enquête de Mediapart – a été exclue par son groupe au Sénat.
Après la décision rendue par la cour d’appel de Paris de relaxer Éric Zemmour le 8 septembre, le parquet général a formé un pourvoi en cassation, précise une source judiciaire à Mediapart. Plusieurs associations parties civiles au procès ont également décidé d’aller jusqu’en cassation.
Dans leur décision de mercredi, les magistrats estiment qu’« aucun des propos poursuivis », prononcés par Éric Zemmour en 2019, « ne vise l’ensemble des Africains, des immigrés ou des musulmans mais uniquement des fractions de ces groupes ». « Une décision aberrante » aux yeux de parties civiles qui annoncent se pourvoir en cassation.
Cinq policiers étaient convoqués vendredi devant le tribunal de police d’Évreux pour avoir posté des centaines de messages racistes et sexistes contre leurs collègues sur une boucle WhatsApp. L’occasion pour certains d’évoquer la banalisation du racisme au sein de l’institution.
Quelques jours après la violente agression survenue à Macinaggio, dans la commune de Rogliano, deux mineurs ont été mis en examen mercredi 21 juillet. Le caractère homophobe a été retenu par la justice.
Après avoir mis en demeure plusieurs ministères qui n’ont pas souhaité réagir, six ONG saisissent le Conseil d’État ce jeudi 22 juillet pour faire cesser les contrôles au faciès. Elles dénoncent une « discrimination systémique » dans la mise en œuvre des contrôles d’identité et veulent, par une action de groupe, faire constater le « manquement » de l’État.
Quelques jours après la violente agression d’un couple gay à Macinaggio, dans la commune de Rogliano, beaucoup de villageois mettent en cause les victimes. D’après des éléments consultés par Mediapart, l’homophobie de certains agresseurs semble pourtant évidente.
Dix jours après nos révélations sur le comportement délétère de la parlementaire Esther Benbassa vis-à-vis de ses collaborateurs, le parti n’a toujours pas prononcé officiellement de sanction. La gêne est d’autant plus palpable que l’affaire était en réalité connue de longue date chez EELV . D’après des mails consultés par Mediapart, certains cadres avaient reçu des alertes détaillées.
Le Baam, bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants, est attaqué depuis qu’un député LREM les accuse d’organiser un bal en non mixité sur l’espace public. La polémique repose pourtant sur une intox. Après avoir annoncé une enquête, le premier adjoint PS de la ville de Paris concède que ce bal n’est pas « attentatoire aux principes républicains ». Le préfet de police, lui, l’a interdit.