Journaliste. Diplômée de l'Institut pratique du journalisme (IPJ Paris-Dauphine), j'ai travaillé au Bondy blog et au Monde, entre autres. J'ai aussi écrit un livre, "Des voix derrière le voile" (Premier parallèle, 2015). J'ai rejoint Mediapart en 2015 pour traiter des questions d'éducation. Désormais je m'occupe des questions liées à la pauvreté. Vous pouvez m'écrire à faiza.zerouala@mediapart.fr
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Parcoursup, saison 2. Le logiciel d’affectation dans l’enseignement supérieur ouvre de nouveau ses portes le 22 janvier. Le comité éthique et scientifique ainsi que le Défenseur des droits pointent des manquements à l’égalité. Les deux instances recommandent aussi plus de transparence dans les décisions.
Une première assemblée générale des « stylos rouges » de l’académie de Créteil, ces enseignants en colère réunis dans un groupe sur Facebook, s’est tenue le 9 janvier pour réfléchir et décider de plusieurs actions à mener. Une large partie de la discussion a tourné autour de la question des « gilets jaunes » et de la nécessité de trouver une alternative à la grève.
Depuis presque un mois, des enseignants, de tous les degrés, ont créé un groupe Facebook qui agrège quelque 60 000 participants. Les revendications de ceux qui se sont baptisés les « stylos rouges » portent sur leur pouvoir d’achat et une volonté d’être mieux considérés par leur hiérarchie et le public. Tous disent aimer leur métier mais expliquent ressentir un malaise persistant.
L’écrivaine libanaise Hoda Barakat, dans un roman épistolaire original et puissant, Courrier de nuit (Actes Sud), se saisit des tourments des réfugiés, de leur exil, de leur dépossession et du défi ainsi posé à nos sociétés. Rencontre grave, essentielle.
Après un viol, fin novembre, des étudiantes du campus de l’université de Bordeaux ont organisé une marche, mercredi 19 décembre, pour interpeller les présidents d’université afin qu’ils se saisissent des problèmes d’insécurité et réalisent les travaux d’aménagement nécessaires.
En pleine COP24 en Pologne, les nouveaux programmes pour le lycée préparés en France restent étonnamment faibles sur l’enjeu climatique et bien peu concrets. « On oublie de parler de l’influence humaine qui perturbe le climat », s’inquiètent des spécialistes, tandis que le ministère de l’éducation nationale minimise la question.
Depuis une semaine, les lycéens se mobilisent dans le sillage du mouvement des « gilets jaunes ». Ils protestent contre la réforme du baccalauréat et du lycée, contre Parcoursup et le Service national universel (SNU). Paroles de lycéens mobilisés.
Éducation et enseignement supérieur — Note de veille
Dans quelques universités, dont Nanterre, les étudiants ont voté le blocage pour protester contre la hausse des frais d’inscription dans le supérieur pour les étudiants extra-communautaires. D’autres établissements ont préféré fermer leurs locaux de manière préventive pour éviter les occupations.
L’arrestation jeudi 6 décembre de 151 jeunes de Mantes-la-Jolie choque dans le quartier où les faits se sont produits. Sur des images, des dizaines de lycéens sont alignés à genoux, mains sur la tête, par des policiers armés.
Plus d’une centaine de lycées ont été perturbés lundi. L’organisation UNL, rejointe par la FIDL et le SGL, avait appelé les jeunes à se mobiliser contre les réformes du baccalauréat, du lycée et de Parcoursup. Pour le moment, la stratégie de convergence avec les « gilets jaunes » n’est pas définie.
La tendance touche aussi les quartiers les plus défavorisés : de plus en plus de familles des secteurs populaires font le choix de scolariser leurs enfants dans l’enseignement privé. Le moment de bascule se situe à l’entrée au collège. Mediapart a rencontré ces parents convaincus d’avoir fait le bon choix, à rebours de leurs idéaux de mixité sociale.
« Gilets jaunes », syndicats, mouvements antiracistes, étudiants, tous appellent à manifester samedi 1er décembre à Paris. Mais si cette journée les fait converger, les différentes composantes de ce mouvement social sont loin d’être d’accord.
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Raconter son parcours quand on est transclasse, soit. Mais autant ne pas piétiner la sociologie au passage. Se livrer dans ces récits de vie sans rappeler le poids des déterminismes sociaux, politiser la question et interroger l’incapacité de notre système scolaire à être autre chose qu’une machine à reproduire les inégalités, cela n'a pas vraiment de sens.
Marine Le Pen n'a jamais été aussi proche des portes du pouvoir. Cet entre-deux-tours met nos nerfs à rudes épreuves et nous place dans un dilemme inconfortable. Mais l'urgence de lui barrer la route prime.
Hier soir, en sortant d'un restaurant, un ami me propose de me déposer en voiture pour continuer à discuter. Nous sommes quatre. Un écrivain, une actrice, un comédien et moi, journaliste. Nous sommes quatre Arabes. Je ne sais pas pourquoi je le précise mais peut-être que cette donnée a de l’importance pour la suite de l’histoire. Récit d'un contrôle policier ordinaire... pour des Arabes !
C’est une mesure symbolique. L’extension de la déchéance de nationalité pour les bi-nationaux nés français, concept inflammable au possible, figure bien dans le projet de loi constitutionnelle de « protection de la Nation ». Mais, rassurons-nous, il ne s’agit que d’une mesure « symbolique » selon le terme employé par Manuel Valls.