Journaliste. Diplômée de l'Institut pratique du journalisme (IPJ Paris-Dauphine), j'ai travaillé au Bondy blog et au Monde, entre autres. J'ai aussi écrit un livre, "Des voix derrière le voile" (Premier parallèle, 2015). J'ai rejoint Mediapart en 2015 pour traiter des questions d'éducation. Désormais je m'occupe des questions liées à la pauvreté. Vous pouvez m'écrire à faiza.zerouala@mediapart.fr
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Des habitants de Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) continuent de se battre pour obtenir la vérité sur le décès, en juillet 2016, d’Adama Traoré à la gendarmerie de Persan dans des circonstances qui restent à éclaircir. Une mort qui aura marqué l’année 2016, comme celle de Rémi Fraisse avait marqué 2014.
Un reportage, diffusé sur France 2, montrant des femmes accueillies très froidement dans des cafés a vite pris un virage nauséabond, à la mode burkini. L’inégalité entre les femmes et les hommes dans l’espace public est loin d’être l’apanage de certains quartiers, d’une culture ou d’une religion.
Bagui et Youssouf Traoré, frères d'Adama, comparaissaient devant le tribunal pour menaces et violences envers huit gendarmes et policiers. Ils ont été condamnés à de la prison ferme au terme d’une audience fleuve.
Deux frères du jeune homme mort le 19 juillet 2016 entre les mains des gendarmes à Persan dans le Val-d’Oise, sont jugés à Pontoise pour outrages et violences à l’encontre de huit gendarmes et policiers.
La dernière livraison de l’enquête PISA confirme, sans surprise, que l’école française demeure la plus inégalitaire parmi l'ensemble des pays de l’OCDE. La France parvient très bien à continuer de fabriquer des élites mais échoue encore à permettre aux plus défavorisés de réussir.
Pour sa quatrième journée de grève, ce 29 novembre, le collectif Touche pas ma ZEP s'est réuni à Paris pour réclamer un véritable statut pour les lycées relevant de l'éducation prioritaire. La ministre de l'éducation annonce 450 postes supplémentaires pour la rentrée 2017 mais promet que la réforme profonde sera effectuée à la « prochaine mandature ».
Kaoutar Harchi analyse la réception de cinq écrivains algériens de langue française dans l’Hexagone, pour démontrer comment le pré carré littéraire tente de domestiquer, sous couvert d’accueillir. Entretien avec une dynamiteuse de bonne conscience nationale…
Le sociologue François Vatin dresse un constat sévère de l'université française. Pour lui, rien n’est fait par les pouvoirs publics pour permettre à l’université de remplir sa mission. Elle ne serait qu’une gare de triage accueillant les étudiants dont personne ne veut ailleurs.
Près de quatre millions de personnes se sont mobilisées pour voter à la primaire de la droite. De Tourcoing à Marseille, en passant par Versailles, la banlieue cossue toulousaine et la campagne alsacienne, Mediapart a rencontré le peuple de droite.
Le Défenseur des droits dénonce l’inégalité des enfants face à un droit censé être fondamental, celui à l’éducation. En France, trop d’enfants vulnérables sont empêchés d’effectuer leur scolarité, en toute illégalité.
Dans un rapport sur l’attractivité du métier d’enseignant publié lundi 7 novembre, le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) dément toute pénurie de recrutement généralisée. Mais il met en évidence des problèmes localisés persistants.
C'est surtout une musique identitaire qui s’échappe des programmes des candidats à la primaire de la droite. L’école devient le réceptacle des obsessions françaises avec l’écriture d’un récit national, le retour de l’uniforme ou encore l’interdiction du voile à l’université.
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Les journalistes de Mediapart utilisent aussi leurs blogs, et participent en leurs noms à cet espace de débats, en y confiant coulisses d’enquêtes ou de reportage, doutes ou réactions personnelles à l’actualité.
Raconter son parcours quand on est transclasse, soit. Mais autant ne pas piétiner la sociologie au passage. Se livrer dans ces récits de vie sans rappeler le poids des déterminismes sociaux, politiser la question et interroger l’incapacité de notre système scolaire à être autre chose qu’une machine à reproduire les inégalités, cela n'a pas vraiment de sens.
Marine Le Pen n'a jamais été aussi proche des portes du pouvoir. Cet entre-deux-tours met nos nerfs à rudes épreuves et nous place dans un dilemme inconfortable. Mais l'urgence de lui barrer la route prime.
Hier soir, en sortant d'un restaurant, un ami me propose de me déposer en voiture pour continuer à discuter. Nous sommes quatre. Un écrivain, une actrice, un comédien et moi, journaliste. Nous sommes quatre Arabes. Je ne sais pas pourquoi je le précise mais peut-être que cette donnée a de l’importance pour la suite de l’histoire. Récit d'un contrôle policier ordinaire... pour des Arabes !
C’est une mesure symbolique. L’extension de la déchéance de nationalité pour les bi-nationaux nés français, concept inflammable au possible, figure bien dans le projet de loi constitutionnelle de « protection de la Nation ». Mais, rassurons-nous, il ne s’agit que d’une mesure « symbolique » selon le terme employé par Manuel Valls.