Les élections du 12 octobre n'y ont rien changé. Près de vingt ans après la guerre, la Bosnie-Herzégovine reste paralysée dans un système politique qui donne la prime à tous les nationalismes. Le blocage est complet entre des pouvoirs qui ne peuvent engager aucune réforme et sont engloutis dans la corruption.
Après l'annexion de la Crimée par la Russie et alors que les séparatistes renforcent leur contrôle sur les régions de l'est de l'Ukraine, le sud du pays va-t-il à son tour basculer dans le guerre ? De la mer d'Azov jusqu'à la Transnistrie, ces territoires pourraient-ils constituer ce que Vladimir Poutine appelle la «Novorossia», la «Nouvelle Russie»? Carnet de route de nos envoyés spéciaux.
Les régions de Donetsk et Lougansk sont aux mains des séparatistes pro-russes. D'étranges gouvernements assurent contrôler la situation et remettre en état ces territoires dévastés par la guerre. La population est, quant à elle, dans le plus grand dénuement. Reportage de nos envoyés spéciaux.
Une guerre larvée se poursuit dans l'est de l'Ukraine. À Starobilsk, en arrière du front, le bataillon Aïdar, constitué de miliciens pro-Kiev, est mis en cause pour ses exactions. Après avoir perdu 45 hommes, il occupe la région tandis que la population subit les vagues de violences successives. Reportage.
Oui, des crimes massifs ont été commis en 1999 par les guérilleros albanais de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK), aujourd'hui au pouvoir, y compris un trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes, écrit le procureur américain Clint Williamson. Ces crimes seront-ils jugés alors que la France, l’Europe et les États-Unis ont porté à bout de bras l’UÇK ?
Le 28 juin 1914, un anarchiste serbe de 19 ans tuait l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’empire d’Autriche-Hongrie. Gavrilo Princip était-il un « terroriste » ou bien un héros libérateur, comme on le considérait à l’époque yougoslave ? Un siècle après ce coup de pistolet qui a fait basculer le monde dans la guerre, les polémiques durent toujours en Serbie et en Bosnie.
Jusqu'au 3 juillet, une avalanche de manifestations commémore dans la capitale de Bosnie-Herzégovine le centenaire de la Première Guerre mondiale. Les historiens serbes sont absents, tout comme les officiels de Belgrade, et les critiques se multiplient en Bosnie. En cause: de profonds désaccords historiques et la situation actuelle de la région, angle mort de l'Europe.
Le bassin minier du Donbass s’est développé à l’époque soviétique. Ukrainiens, Russes, Géorgiens, Arméniens, Grecs vivent difficilement du charbon et de l'acier. Inquiètes de l'avenir après des années de crise sociale, les populations n’ont aucune confiance envers les nouveaux dirigeants de Kiev.
Depuis vendredi, la situation échappe à tout contrôle en Bosnie-Herzégovine. Parties de Tuzla, des émeutes de la misère se sont étendues à tout le pays, jusqu'à Sarajevo.
Les électeurs croates ont dit oui, dimanche : ils souhaitent que la définition du mariage comme « l’union d’un homme et d’une femme » soit inscrite dans la Constitution. La droite, l'Église et les mouvements nationalistes ont fortement mobilisé pour cette première consultation d'initiative populaire.
Utilisant des documents déjà connus, s'appuyant sur un témoin non crédible, Pierre Péan construit un livre à charge visant à démontrer comment l'Europe a construit un Etat mafieux. C'est dommage, tant de nombreuses zones d'ombre subsistent, en particulier sur l'implication des services occidentaux et français. Explications.
Ils veulent se battre « pour l’islam » ou bien « pour la liberté ». Depuis le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie ou encore l'Albanie, des dizaines de volontaires des Balkans vont combattre en Syrie, où ils rejoignent la fraction islamiste de la résistance.
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La France serait « en guerre », subissant les attaques de l’État islamique, répètent à l’envi les autorités de Paris. Or, l’attentat de Munich, après celui de Nice, est venu tragiquement rappeler que ce n’est pas seulement la France qui serait « en guerre », mais toute l’Europe, et que si « guerre » il y a bien, celle-ci est un conflit intérieur, une guerre civile et pas le produit d’une agression