J'ai rejoint Mediapart en avril 2018 pour couvrir les gauches, et aujourd'hui, la vie parlementaire.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
À gauche, les condamnations sont quasi unanimes après la tentative de perquisition ordonnée par le parquet à l'encontre de Mediapart. À La France insoumise, certains hésitent toutefois à dénoncer clairement ce qui aurait pu être une atteinte au secret des sources. LREM, de son côté, garde le silence et ne semble pas concerné par cette atteinte à la liberté de la presse.
Le mouvement de Raphaël Glucksmann a tenu réunion mardi soir dans une salle parisienne. S'il est persuadé qu’une union des gauches situées dans un espace entre Mélenchon et Macron créera une dynamique pour les européennes, le rassemblement achoppe pour le moment, faute de ligne politique claire.
Poursuivant son chemin en solitaire, le parti Europe Écologie-Les Verts, moribond il y a quelques mois, pense pouvoir créer la surprise aux élections de 2019. Une stratégie qui paraît gagnante… pour le moment.
En Seine-Saint-Denis, les « gilets jaunes », qui boycotteront la « mascarade » du débat organisé par le gouvernement, sont bien décidés à creuser leur propre sillon. Aussi longtemps qu’il le faudra.
Le député La France insoumise Ugo Bernalicis accuse le gouvernement de vouloir restreindre la liberté de manifester. Il a déposé une plainte contre le ministre de l’intérieur, qui a fait des potentiels manifestants de possibles complices de violences.
Les « gilets jaunes » sont-ils un piège ou une bénédiction pour la gauche ? Soutien sans faille du mouvement, La France insoumise s’est sentie pousser des ailes, mais elle est bien incapable de prédire à qui bénéficiera cette mobilisation. Les autres partis politiques, du PCF à Génération·s, sont plus critiques, au risque d'être marginalisés.
Comment interpréter la revendication d'un référendum d’initiative citoyenne ? Spécialiste de la démocratie participative, le chercheur Julien O’Miel y voit une demande citoyenne de reprise en main de l’agenda politique.
Pour la sociologue Marion Carrel, les ronds-points ont été des lieux de « politisation accélérée » des classes populaires. Elle espère que la forte demande de démocratie directe permettra d'améliorer aussi la démocratie représentative.
La France insoumise, le PS, mais aussi LR et le RN veulent montrer qu’ils sont les mieux à même de porter le référendum d’initiative citoyenne réclamé par les « gilets jaunes ». Mais chacun avance ses spécificités. Et ses ambiguïtés.
Avec sa liste aux européennes, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon tente de renouer avec un électorat de gauche traditionnel. La ligne souverainiste, le « Plan B » équivalent à une sortie de l’Union européenne ou les débats sur la question migratoire ne sont plus au programme. Le tout en essayant quand même de séduire les « gilets jaunes ».
Deux semaines après la victoire du successeur de Manuel Valls à la législative partielle en Essonne, Mediapart revient « à froid » sur les raisons complexes qui ont entraîné la défaite de La France insoumise, en plein soulèvement des « gilets jaunes ».
Pour l’organisation de Jean-Luc Mélenchon, les « gilets jaunes » amorcent la révolution citoyenne appelée de ses vœux par l’ancien candidat à la présidentielle. Mais paradoxe : pour capitaliser sur le mouvement, il ne faut surtout pas tenter de le « récupérer ».