Alors que les éleveurs du Sud-Ouest se mobilisent contre les abattages, leurs homologues savoyards, premiers en France à avoir été touchés par la dermatose nodulaire, sont à l’heure des bilans. Divisés sur l’enjeu de l’abattage, tous s’accordent sur la nécessité d’étendre la vaccination.
Dans un département encore épargné par la maladie, des lycéens, des éleveurs et des syndicats agricoles se sont mobilisés toute la journée, vendredi 19 décembre, pour dénoncer la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse.
Les forêts sont plus que des puits de carbone et des refuges pour la biodiversité : grâce à l’évapotranspiration, elles fabriquent de la pluie. Cette eau rend de multiples services, notamment pour la sécurité alimentaire mondiale.
Une opération de vaccination de 750 000 bovins vient d’être lancée pour juguler l’épidémie de dermatose bovine. La Confédération paysanne, la Coordination rurale et même une chambre d’agriculture ont pourtant alerté depuis des mois sur la nécessité de vacciner le cheptel.
Le 19 décembre, le préfet du Gard a autorisé Nestlé à poursuivre l’exploitation des sources Perrier malgré des contaminations fréquentes des eaux. Selon une information Mediapart, le même processus d’autorisation est en cours dans les Vosges, pour les eaux Contrex et Hépar.
Dans les Deux-Sèvres, les députés Delphine Batho et Jean-Marie Fiévet ainsi que le maire de la ville de Melle ont essuyé des actions valant « mises en garde » de la part du syndicat d’extrême droite. Depuis une semaine, de Rochefort à Poitiers, cinq élus et des naturalistes sont victimes d’opérations d’intimidation.
Après un déclassement au niveau européen, qui a fait passer le loup de « strictement protégé » à « protégé », la France est le premier pays à modifier sa réglementation nationale pour libéraliser les tirs visant l’animal sauvage. Un projet d’arrêté est en consultation jusqu’à vendredi.
Les images des tas de corps sans vie de vaches abattues pour prévenir la propagation de la dermatose bovine nous émeuvent. Quatre millions de bovins finissent pourtant, chaque année, à l’abattoir dans l’indifférence générale et dans des conditions guère plus enviables.
La crise sanitaire de la filière bovine place l’exécutif sous le feu des critiques : impréparation, insincérité, brutalité policière… La signature du traité UE-Mercosur, prévue pour samedi, donne déjà des sueurs froides au gouvernement, qui craint plus que tout une conjonction des colères.
Le projet de loi omnibus de la Commission européenne prévoit de simplifier les procédures d’autorisation des pesticides, au profit de l’industrie. Il deviendrait alors très difficile de faire réévaluer des substances à la lumière des données scientifiques.
Cinquante milliards d’euros issus de fonds dits « verts » des banques françaises et européennes ont été récemment investis dans la défense, avec le soutien de la Commission européenne, qui a cédé au lobbying des marchands d’armes. Mediapart et ses partenaires révèlent ce scandale des « armes vertes », qui a notamment contribué à financer la guerre à Gaza.
Douze activistes contre l’agro-industrie ont été jugés le 15 décembre par le tribunal correctionnel de Lorient pour avoir bloqué un train céréalier en 2022. Alors que la profession agricole les accuse de violences, ces derniers risquent 3 à 6 mois de prison avec sursis.
Les mobilisations s’étendent en France alors que la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, a appelé à la poursuite du protocole national de lutte contre l’épidémie qui affecte certains élevages bovins. Pour les scientifiques, la réponse sanitaire doit être rapide.
Près de 30 000 animaux vivants saisis. C’est le résultat de l’opération policière transnationale annoncée le 11 décembre qui montre que le commerce illégal du vivant ne cesse d’augmenter. Ce trafic est l’une des causes majeures de l’effondrement de la biodiversité.
Les agriculteurs du département bloquent depuis vendredi 12 décembre une portion de l’autoroute entre Toulouse et Tarbes. La contestation du protocole d’abattage de bovins mis en place pour lutter contre la dermatose nodulaire contagieuse est la partie immergée d’un iceberg de colères et d’inquiétudes face à l’avenir.
Présent dans l’air, l’eau et les céréales en France et en Europe, le TFA peut entrer dans les cellules du corps humain et interférer avec notre biologie. À partir de quels niveaux d’exposition et avec quels impacts ? Ce sujet majeur fait l’objet d’intenses recherches scientifiques.