Analyses

  • Le Medef déballe son linge sale en public avec, cette fois, le 1% logement

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    Au Medef, le grand déballage se poursuit. Un an et demi après l'affaire UIMM, c'est le sulfureux dossier du 1% logement qui a resurgi lundi... au tribunal des prud'hommes de Paris. Licencié en juillet 2008, l'ancien directeur général, Jacques Creyssel (photo ©MM), poursuivait Laurence Parisot, la patronne du Medef, estimant son licenciement injustifié. Laurence Parisot voulait une audience publique pour régler ce conflit. Mais lundi, la patronne du Medef n'était pas là. Son avocat était à la peine et la partie adverse pointait les «oublis de Madame Parisot».

  • Régulation financière: le contresens d'Obama

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    Le plan Obama de réforme de la régulation financière aux Etats-Unis, que les lobbys s'apprêtent déjà à dépecer au Congrès, souffre d'un défaut majeur: il ne s'attaque pas sérieusement au problème du «too big to fail» de ces institutions financières géantes, dont les dirigeants se croient tout permis dans la conviction que le contribuable sera toujours présent pour éponger les pertes. Le projet européen endossé au sommet de Bruxelles n'est pas meilleur. Analyse d'un manque regrettable d'audace. (Illustration: Tim Geithner et Barack Obama.)

  • Intérim, l'autre krach social

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    14% des agents de Pôle emploi ont fait grève, jeudi, contre les conséquences de la fusion entre l'ANPE et l'Unedic et pour réclamer des moyens. Parmi les nouveaux chômeurs qui affluent au guichet, il n'y a pas que les licenciés. Des centaines de milliers d'intérimaires disparaissent en silence: ils sont la première variable d'ajustement de la crise. Le nombre de missions d'intérim s'effondre (graphique). Focus sur ces invisibles de la crise, dont les rangs devraient encore grossir au cours des prochains mois avec l'arrivée de 600.000 jeunes sur le marché du travail à la rentrée.
  • Le gouvernement voit le crédit revolving comme un réservoir de croissance

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    Le projet de loi sur le crédit à la consommation a été examiné au Sénat. Malgré le désastre lié aux crédits «revolving», les centaines de milliers de Français surendettés, le gouvernement a fait preuve d'une grande prudence: il se donne trois ans pour réfléchir à un éventuel «fichier positif», ce répertoire qui obligerait les distributeurs à ne plus accorder de prêts dans n'importe quelles conditions.

  • Crise bancaire en Europe: la politique de l'autruche

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    Omerta sur les chiffres, artifices comptables, sauvetages nationaux au cas par cas: les gouvernements européens ont appliqué à la crise bancaire systémique tous les «remèdes» qui garantissent sa prolongation indéterminée. Le tout dans un vide institutionnel abyssal puisque aucune institution européenne n'a de mandat pour se saisir du dossier. Avec la création temporaire d'une «Treuhand» bancaire européenne, les chercheurs Adam Posen (PIIE) et Nicolas Véron (Bruegel) démontrent que ce ne sont pas les solutions qui manquent. C'est la volonté politique. Analyse.

  • Messieurs les tyrans, écrasez, il en restera toujours quelque chose...

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    Quelle que soit l'issue des manifestations de ces derniers jours à Téhéran et ailleurs en Iran, la date du 12 juin 2009 restera comme un pivot. Selon la majorité des analystes, les fractures au sein du pouvoir, la déconnexion des élites et du peuple, et les nouveaux moyens de diffusion de l'information garantissent que même si elle est écrasée, la révolte marque une rupture pour la République islamique.
  • Israël: Nétanyahou choisit la confrontation avec Obama

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    Dans son discours de dimanche, le premier ministre israélien a choisi de rassurer sa coalition droitière au risque de déclencher un conflit ouvert avec Washington. Les cinq conditions qu'il pose à la reconnaissance d'un Etat palestinien, en retrait par rapport à une «feuille de route» qu'il n'évoque même plus, sont tout simplement inacceptables pour les Palestiniens... et pour les Américains. Reste désormais à savoir comment le président des États-Unis va réagir face à cet allié qui voudrait faire passer pour une concession le statu quo dans une guerre larvée.
  • Les banques centrales seront impuissantes face à un tsunami d'inflation budgétaire

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    Ce ne serait pas la déflation qui menace l'économie mondiale, en dépit d'une baisse des prix en trompe-l'œil et temporaire, mais bien un retour de l'inflation galopante des années 70, voire pire. Une inflation non pas monétaire mais budgétaire, fabriquée par l'explosion de la dette publique sous l'effet des politiques de sauvetage des banques et des tentatives de relance de l'activité. Les banques centrales, particulièrement la Fed américaine, seront impuissantes face à un mécanisme adossé à un concept récent et controversé, «la théorie budgétaire du niveau des prix». Pas vraiment simple mais d'un intérêt majeur pour tenter de comprendre l'avenir. Analyse.
  • Ahmadinejad, quatre ans de plus et tant pis pour l’économie iranienne

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    Samedi, des manifestations spontanées ont éclaté un peu partout dans Téhéran, aux cris de «Dictature!, Dictature!», après l'annonce de la victoire, Mahmoud Ahmadinejad, le président sortant de la République islamique d'Iran. Elles ont été violemment réprimées. Autre sujet d'inquiétude : la situation financière de l'Iran, déjà éreintée par la gestion anarchique et clientéliste d'Ahmadinejad, alors que se profile à l'horizon une récession économique «prolongée» pour les pays du Moyen-Orient, selon le FMI.

  • Journée d'action du 13 juin: un baroud d'honneur?

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    La cinquième journée de manifestations de ce samedi n'a pas fortement mobilisé. Les 160 cortèges recensés en France ont rassemblé «un peu plus de 150.000 personnes» selon la CGT, alors que le ministère de l'intérieur avance le chiffre de «71.000». A Paris (photo ci-contre © Marion Liautaud), le défilé comptait quelque 20.000 manifestants. Après les succès du 29 janvier et du 19 mars, l'appel des syndicats pour exiger des réponses du gouvernement et du patronat face à la crise est donc décevant. Les européennes ont plombé l'ambiance. L'union sacrée commence à se fendiller et FO – par conviction autant qu'à cause de ses contradictions internes – agite la menace de quitter l'intersyndicale. L'été sera décisif pour la suite du mouvement. Mais plus que jamais, alors même que la crise sociale atteint son paroxysme, c'est le président de la République qui tient l'agenda social.