Analyses

  • Poisson: à la pêche aux subventions dans les eaux troubles de l'UE

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    Bienvenue dans l'univers opaque des subventions européennes! Après les vrais bénéficiaires des subventions de la Politique agricole commune, l'équipe de Jack Thurston s'est penchée sur les aides accordées au titre de la Politique commune de la pêche. Plus de huit milliards d'euros ont tout de même été déboursés entre 1994 et 2006, et souvent doublés par le biais des aides nationales. Ses trouvailles donnent le mal de mer. Cher, très cher, et de plus en plus rare, poisson. Analyse.
  • L'indépendance des fonctionnaires sous le feu du pouvoir politique

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    Dans la gendarmerie, le cas est sans précédent : un officier supérieur vient d’être envoyé devant le conseil d’enquête pour «violation du devoir de réserve». Dans la justice, le procureur général Marc Robert bataille aujourd’hui contre sa mutation imposée par le gouvernement. Dans l’éducation et la police, comme dans la préfectorale, les sanctions et les pressions remettant en cause l’indépendance des fonctionnaires se multiplient. Autant d’affaires qui alourdissent un air du temps marqué par des atteintes tous azimuts à la déontologie de la fonction publique et par une «personnalisation» des nominations dans la sphère publique. De cette dérive, les écrits du conseiller d’Etat Christian Vigouroux signalent la gravité et les enjeux républicains.
  • Affaire Pérol: des députés communistes saisissent le conseil d'Etat

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    En dépit de tous les efforts élyséens pour faire oublier le dossier, l'affaire Banques populaires-Caisses d'épargne ne passe pas. Après la saisie de la justice par des associations de consommateurs, après les plaintes des syndicats Sud et CGT de la Caisse d'épargne, des députés communistes ont, à leur tour, saisi le conseil d'Etat pour demander l'annulation des dispositions prises sur la fusion des deux banques mutualistes et la nomination de François Pérol à la tête du nouvel ensemble bancaire. Le tribunal de grande instance de Paris examine par ailleurs ce mardi un référé des syndicats.
  • Les Américains retirent leurs troupes de combat d'Irak. Et après?

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    Les Etats-Unis ont officiellement retiré leurs «troupes de combat» des villes irakiennes depuis mardi 30 juin. En réalité, plus de 130.000 soldats américains demeurent sur place et l'avenir politique du pays reste toujours figé, le premier ministre al-Maliki ayant choisi de consolider son pouvoir plutôt que de réconcilier les Irakiens.

  • Chine: la longue marche vers la sortie du régime dollar

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    Le rapport 2008 de la banque centrale chinoise vient de renouveler l'appel à en finir avec un régime monétaire international fondé sur une «monnaie souveraine», celle des Etats-Unis. Pas à pas, la Chine s'engage dans une démarche lui permettant à terme de sortir du piège du dollar. C'est une très longue marche qui commence mais les partisans du statu quo auraient tort de se rassurer à bon compte. Même au sein de la BCE, la question du système monétaire international commence à être posée. Analyse.
  • Areva s'engage dans une privatisation qui ne dit pas son nom

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    Le conseil de surveillance d'Areva a décidé le 30 juin de faire entrer des partenaires extérieurs dans le capital du groupe nucléaire. Ceux-ci devraient apporter environ 2 milliards d'euros pour prendre 15% du capital d'Areva. Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) verrait sa part baisser de 93% à 79%. Officiellement, il ne s'agit pas d'une privatisation. Mais entre la politique dispendieuse menée par Areva, ses déboires dans l'EPR finlandais et un actionnaire étatique impécunieux, tout pousse à une privatisation rampante. Analyse.
  • Sarkozy impose le nouvel agenda social

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    Le chef de l'Etat recevait hier les partenaires sociaux à l'Elysée pour un «bilan d'étape» des mesures prises contre la crise. Aucune mesure nouvelle n'a été annoncée. En revanche, il fut encore une fois question du «grand emprunt» qui apparaît de plus en plus comme un moyen de diversion face aux urgences sociales pointées par les syndicats. Une commission d'experts internationaux, une de plus, va être nommée. Plus que jamais, Nicolas Sarkozy dirige la partition du jeu social. Les syndicats se réunissent lundi à l'abri des caméras pour tenter de dépasser leurs divergences. Objectif : rester unis à la rentrée... Analyse.
  • Un emprunt en 2010, une «vision» encore floue

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    François Fillon a réuni ses ministres dimanche 28 juin officiellement pour élaborer avec eux la façon de dépenser l'argent du grand emprunt national promis à Versailles par Nicolas Sarkozy. Et de construire, bien sûr, la «France de demain». Au sortir du séminaire, il semble pourtant que seul le volet réduction des dépenses ait été clairement amorcé. Pour ce qui est des projets d'avenir, la «vision» autoproclamée du couple exécutif reste encore dans les limbes, notamment pour ce qui est de l'environnement. Dès lors, l'emprunt de 2010 apparaît bien plus comme un référendum financier que comme un projet construit pour le pays. Analyse.

  • Un emprunt en 2010, mais faire quoi?

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    Le Premier ministre a réuni tous ses collègues hier dimanche à Matignon pour fixer avec eux les priorités vers lesquelles ira l'emprunt national annoncé lundi dernier par Nicolas Sarkozy devant le congrès. Si cet emprunt sera bien lancé en 2010 et si François Fillon a fixé la méthode qui permettra de sélectionner les projets, on en sait encore moins de "la vison de la France de demain" telle qu'elle est portée par le couple exécutif. Notamment sur son volet écologiste.
  • Le Medef déballe son linge sale en public avec, cette fois, le 1% logement

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    Au Medef, le grand déballage se poursuit. Un an et demi après l'affaire UIMM, c'est le sulfureux dossier du 1% logement qui a resurgi lundi... au tribunal des prud'hommes de Paris. Licencié en juillet 2008, l'ancien directeur général, Jacques Creyssel (photo ©MM), poursuivait Laurence Parisot, la patronne du Medef, estimant son licenciement injustifié. Laurence Parisot voulait une audience publique pour régler ce conflit. Mais lundi, la patronne du Medef n'était pas là. Son avocat était à la peine et la partie adverse pointait les «oublis de Madame Parisot».