Analyses

  • L'antisionisme de Dieudonné: l'opération diversion de l'Elysée

    Depuis dimanche 3 mai, Claude Guéant a fait de la probable candidature de Dieudonné aux européennes son nouvel épouvantail. Aucune liste n'a encore été officiellement déposée par «l'humoriste», mais cette polémique vient à point pour l'Elysée: elle détourne le regard des réalités sociales, et pourrait plonger la gauche, divisée sur l'antisionisme, dans l’embarras.

  • Le champ de ruines de la droite américaine

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    La défaite du parti républicain à l'élection présidentielle de novembre 2008 a fait voler en éclats la coalition disparate forgée par Ronald Reagan, qui avait dominé la vie politique des États-Unis pendant trente ans. Aujourd'hui affaiblis, les conservateurs s'entre-déchirent pour savoir comment rebondir: en mettant la barre à droite toute ou en retournant au centre?

  • 1er mai: un gagnant, un perdant, un disparu

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    Depuis six mois, un acteur est en train de s'imposer: l'intersyndicale ou l'alliance des huit grandes confédérations contre la politique économique du gouvernement. Là où le mouvement devait s'essouffler et l'unité syndicale ne pas durer, comme l'escomptait le gouvernement, c'est l'inverse qui se produit! Du coup, Brice Hortefeux, sentinelle politique propulsée au ministère des affaires sociales, ne sait que dire et que faire. Et le Medef a tout simplement disparu du paysage. Analyse.
  • Grand Paris et grand flou

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    Nicolas Sarkozy a annoncé sa vision du Grand Paris, mercredi 29 avril, lors d'un discours à la cité de l'Architecture (Paris XVIe) qui se voulait fondateur et visionnaire. Mais derrière de belles paroles et de grands projets, rien n'est clair. Et surtout pas les financements. Les solutions évoquées ne convaincront personne. Et le choix des priorités a été repoussé à plus tard. Analyse.

  • La belle journée de Michel Pébereau

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    Mercredi 29 avril a été une belle journée pour le président de BNP Paribas. Coup sur coup, Michel Pébereau, conseiller très écouté de l'Elysée, a appris la démission de Daniel Bouton, son rival de toujours, de la Société générale et l'approbation des actionnaires belges et hollandais de Fortis. Après sept mois de tractations, la banque belge est désormais à portée de main de la banque française.
  • La belle journée de Michel Pébereau

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    Ce mercredi a été une belle journée pour le président de BNP Paribas. Coup sur coup, il a appris la démission de Daniel Bouton, son rival de toujours, de la Société générale et l'approbation des actionnaires belges et hollandais de Fortis. Après sept mois de tractations, la banque belge est désormais à portée de main de la banque française. A la tête d'une des plus grandes banques européennes, Michel Pébereau, conseiller très écouté de l'Elysée s'affirme ainsi comme l'homme fort du système banciare français, le parrain de la Place de Paris. Mais bien des défis sont devant lui.
  • Le Sénégal prend le chemin de l'après-Wade

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    Les élections locales de mars dernier, perdues par le parti présidentiel, marquent un tournant dans la vie politique sénégalaise. Après presque dix ans sous la coupe réglée d'un Abdoulaye Wade omniprésent (sur la photo avec son fils), les Sénégalais n'ont pas avalé la dernière pilule concoctée par le chef de l'Etat, en empêchant son fils d'accéder à la mairie de Dakar. Un revers qui compromet son avenir, et même son présent.
  • OCDE: l'économie française au miroir de l'Allemagne

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    L'OCDE a publié, mardi 28 avril, son étude économique sur la France. Sombres prévisions, comme il se doit. Recommandations orthodoxes, comme on peut s'y attendre. Mais aussi une analyse synthétique de la perte de compétitivité face à une Allemagne qui a changé de jeu depuis l'an 2000. C'était avant la crise financière. Et demain?
  • Obama : 100 jours, 100 réformes, une inquiétude

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    Le président des États-Unis est sur tous les fronts : réformes économiques, gestion de la crise financière, changement d'orientation de la politique étrangère, etc. Mais cette boulimie qui consiste à vouloir tout faire en même temps fait craindre à certains un échec prématuré. Pour d'autres, c'est le signe du bouleversement d'agenda d'une Amérique passant du conservatisme au progressisme.
  • Pourquoi l'affaire Coupat nous concerne tous

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    Depuis bientôt six mois, Julien Coupat est en détention provisoire, soupçonné d'être le chef d'une association de malfaiteurs dont le terrorisme serait l'entreprise. Ses avocats clament que le dossier est vide, tandis que le pouvoir affirme qu'il va se remplir. Mediapart a jusqu'ici factuellement montré les failles de l'enquête. Le temps nous semble maintenant venu d'expliquer pourquoi l'affaire de Tarnac n'est pas marginale, mais essentielle.