Analyses

  • Dette publique américaine: Geithner veut rassurer mais Bernanke inquiète

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    En visite en Chine, le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Tim Geithner, a provoqué l'hilarité des étudiants chinois en leur assurant que les placements en dollar de leur pays étaient «très sûrs». Vingt ans après le massacre de Tienanmen, l'esprit critique est toujours présent, même s'il s'exprime difficilement. Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, leur donne d'ailleurs raison en avertissant que les Etats-Unis devront impérativement assainir leurs finances publiques. La crise n'est pas finie. Elle commence à changer de terrain. Analyse.
  • Pourquoi Obama est devenu l'anti-Sarkozy

    Les deux chefs d'État qui se rencontrent rapidement samedi pour la commémoration du débarquement n'ont rien en commun, malgré le désir du président français d'être identifié à son homologue américain. «Obama, c'est mon copain», disait le chef de l'Etat. Sans dresser la liste exhaustive et fort longue de leurs désaccords, tout oppose l'hyperprésident américain et l'omniprésident français: exercice du pouvoir; relations avec le gouvernement et la majorité; ouverture; politique internationale. Après l'amitié avec l'administration Bush, c'est une relation distante qui se construit entre Paris et Washington.

  • Comment l'UMP s'apprête à fêter son échec

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    Avec 25 à 27% des intentions de vote, la majorité présidentielle arrivera en tête, dimanche... avec plus de 70% d'opposants. Un score qui s'annonce bien faible pour un président élu à plus de 53% des voix voilà seulement deux ans. Un résultat qui n'empêchera pourtant pas l'UMP de crier victoire, présentant cette première place en plébiscite de l'action de Nicolas Sarkozy. Analyse.

  • L'étonnant empressement des banquiers à rembourser les aides publiques

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    A quoi pensent les banquiers aujourd'hui? A la crise, à leur redressement, aux nouvelles régulations à instaurer? Non. Leur seule préoccupation est d'obtenir le droit de rembourser très vite les aides d'Etat dont les banques ont bénéficié à l'automne. Selon les banquiers, ces prêts publics ne sont plus nécessaires car les établissements financiers sont désormais en mesure de financer normalement l'économie. En fait, ils veulent surtout que tout redevienne comme avant. Comme si la crise n'avait jamais eu lieu. Analyse.
  • Pour sauver Opel, l'Allemagne parie sur la Russie

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    Il y avait mille bonnes raisons pour les gouvernements américain et allemand de préférer le projet de reprise d'Opel par l'équipement canadien Magna plutôt que celui de Fiat. Côté américain, on espère que ce sera une solution transitoire et que le géant de Detroit sera en mesure de reprendre le contrôle de sa filiale européenne. Côté allemand, Berlin pense pouvoir préserver sa base industrielle et ses emplois. L'opération lui permet aussi de renforcer sa coopération avec les Russes. Depuis quelques années, l'Allemagne a changé de priorités: oubliant l'intégration européenne, elle met le cap à l'Est.

  • Les députés font mine de s'attaquer à l'absentéisme

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    Dans le nouveau règlement de l'Assemblée, adopté le 27 mai, les députés ont introduit de nouvelles mesures pour lutter contre l'absentéisme dans l'hémicycle. L'UMP a donné l'impression de vouloir sévir. En réalité, les élus fantômes n'ont guère de mouron à se faire: cette réforme en faux-semblant ne les contraint pas à grand-chose. Mais d'ailleurs, pourquoi punir? Les groupes politiques, PS comme UMP, s'accommodent parfaitement de cet absentéisme.

  • GM, Fiat, Opel et les autres: la nouvelle planète automobile

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    General Motors, l'ancien numéro un mondial de l'automobile, est en faillite depuis le 1er juin. C'est la conséquence mécanique du rejet de la restructuration financière par ses créanciers. Avant cela, GM, engagé dans un bras de fer avec le gouvernement allemand, doit annoncer le choix du repreneur de ses opérations européennes, Opel pour l'essentiel. Une formidable partie d'échecs s'engage qui dessinera le paysage automobile mondial. Une chose est certaine: elle marque la fin du particularisme américain et de la domination de Detroit. Analyse.
  • Président sans autorité, le palestinien Abbas place en Obama ses derniers espoirs

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    Coincé entre des Israéliens qui ne le considèrent plus comme un interlocuteur et une population palestinienne qui soutient massivement le Hamas, Mahmoud Abbas attend beaucoup de sa visite à la Maison Blanche ce jeudi. Plus isolé que jamais, le président de l'Autorité palestinienne tentera de convaincre Barack Obama, son ultime atout, de maintenir une ligne ferme vis-à-vis du mouvement islamiste, à quelques jours du discours programmatique que le président américain prononcera au Caire le 4 juin.
  • Corée du Nord: que faire face à un régime vraiment voyou?

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    L'essai nucléaire nord-coréen de lundi et l'escalade des derniers jours placent le monde entier, en particulier les États-Unis, face à un dilemme crucial : comment appréhender un régime exsangue qui, même lorsqu'il est invité à la table des négociations, n'en fait qu'à sa tête ? «À côté de la Corée du Nord, les négociations avec les Iraniens sont un modèle de rationalité», note un diplomate de l'ONU. Aujourd'hui, il faut bien se demander si la voie de la raison est encore possible avec le royaume communiste de la dynastie Kim.
  • Michael Haneke, une palme blanche et froide

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    Almodovar l'a encore ratée, la Palme d'or du 62e festival de Cannes est allée à Michael Haneke. Le Ruban blanc chronique la chute d'un monde, la fin de l'innocence dans un village du nord de l'Allemagne, quelques mois avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale, vingt ans avant l'arrivée du nazisme. Après Farhenheit 911, Le vent se lève ou Entre les murs, on pourrait croire à une palme politique de plus. Ce n'est pas faux. Mais c'est aussi plus compliqué que ça.