Analyses

  • La longue disgrâce de Gordon Brown

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    Affaibli par la crise économique et secoué par le scandale des notes de frais, le premier ministre britannique vient de mener son parti à sa pire défaite électorale depuis 1918 à l'issue du vote aux européennes. S'il a réussi, lundi soir, à sauver son poste, il paie l'usure des douze années au pouvoir des travaillistes et le bilan des années Tony Blair.

  • Omar Bongo, une longévité et un opportunisme sans faille

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    Il était le plus connu des chefs d'Etat africains en France, produit d'une certaine époque. Omar Bongo Odimba est mort, lundi 8 juin, à Barcelone, où il était soigné pour un cancer intestinal. Le secret de son pouvoir se résume en deux chiffres: 41 ans. Quelles ont été les clés de sa longévité? Un peu de «Françafrique», un peu d'opportunisme, pas mal de sens politique et beaucoup de pétrole.
  • Assommé par une litanie de défaites, le PS cherche comment rectifier le tir

    16,6%. Soit, à peu de choses près, le même score que Lionel Jospin le 21 avril 2002. Si Martine Aubry n'envisage pas de démissionner, le PS est contraint à une profonde rénovation. Outre une réorganisation conséquente de la direction, le débat autour des primaires ouvertes à la prochaine présidentielle pourrait s'accélérer. Les écologistes sont désormais dans une position de force pour préparer les élections régionales de 2010.
  • Comment Bayrou a tiré une balle dans le pied du MoDem

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    Il espérait faire mieux qu'aux européennes de 2004, où l'UDF avait récolté 12% des voix. Il rêvait de confirmer son statut de troisième homme de 2007 (il avait recueilli 18,57% des suffrages), en faisant des européennes son tremplin pour 2012. Au final, François Bayrou a sacrifié l'Europe pour ses ambitions personnelles, faisant de l'ombre à la campagne menée par son mouvement, qui termine quatrième (8,67%). De quoi énerver ses collègues du MoDem, jusqu'ici sagement rangés derrière leur chef.
  • Européennes: le grand frisson du PS

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    Le parti socialiste joue une partie de son avenir lors de ces européennes. Resté stable dans les intentions de vote durant toute la campagne, autour des 20%, un dévissage n'est pas à exclure au vu des dynamiques des partis concurrents (Europe-Ecologie, le MoDem et le Front de gauche). Sera-t-il devancé par Europe-Ecologie en Ile-de-France, voire dans d'autres régions? Benoît Hamon sera-t-il battu? Une nouvelle crise menace le parti socialiste alors que les interrogations persistent sur les équilibres précaires de sa direction.
  • Dette publique américaine: Geithner veut rassurer mais Bernanke inquiète

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    En visite en Chine, le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Tim Geithner, a provoqué l'hilarité des étudiants chinois en leur assurant que les placements en dollar de leur pays étaient «très sûrs». Vingt ans après le massacre de Tienanmen, l'esprit critique est toujours présent, même s'il s'exprime difficilement. Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, leur donne d'ailleurs raison en avertissant que les Etats-Unis devront impérativement assainir leurs finances publiques. La crise n'est pas finie. Elle commence à changer de terrain. Analyse.
  • Pourquoi Obama est devenu l'anti-Sarkozy

    Les deux chefs d'État qui se rencontrent rapidement samedi pour la commémoration du débarquement n'ont rien en commun, malgré le désir du président français d'être identifié à son homologue américain. «Obama, c'est mon copain», disait le chef de l'Etat. Sans dresser la liste exhaustive et fort longue de leurs désaccords, tout oppose l'hyperprésident américain et l'omniprésident français: exercice du pouvoir; relations avec le gouvernement et la majorité; ouverture; politique internationale. Après l'amitié avec l'administration Bush, c'est une relation distante qui se construit entre Paris et Washington.

  • Comment l'UMP s'apprête à fêter son échec

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    Avec 25 à 27% des intentions de vote, la majorité présidentielle arrivera en tête, dimanche... avec plus de 70% d'opposants. Un score qui s'annonce bien faible pour un président élu à plus de 53% des voix voilà seulement deux ans. Un résultat qui n'empêchera pourtant pas l'UMP de crier victoire, présentant cette première place en plébiscite de l'action de Nicolas Sarkozy. Analyse.

  • L'étonnant empressement des banquiers à rembourser les aides publiques

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    A quoi pensent les banquiers aujourd'hui? A la crise, à leur redressement, aux nouvelles régulations à instaurer? Non. Leur seule préoccupation est d'obtenir le droit de rembourser très vite les aides d'Etat dont les banques ont bénéficié à l'automne. Selon les banquiers, ces prêts publics ne sont plus nécessaires car les établissements financiers sont désormais en mesure de financer normalement l'économie. En fait, ils veulent surtout que tout redevienne comme avant. Comme si la crise n'avait jamais eu lieu. Analyse.
  • Pour sauver Opel, l'Allemagne parie sur la Russie

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    Il y avait mille bonnes raisons pour les gouvernements américain et allemand de préférer le projet de reprise d'Opel par l'équipement canadien Magna plutôt que celui de Fiat. Côté américain, on espère que ce sera une solution transitoire et que le géant de Detroit sera en mesure de reprendre le contrôle de sa filiale européenne. Côté allemand, Berlin pense pouvoir préserver sa base industrielle et ses emplois. L'opération lui permet aussi de renforcer sa coopération avec les Russes. Depuis quelques années, l'Allemagne a changé de priorités: oubliant l'intégration européenne, elle met le cap à l'Est.