Analyses

  • En refusant d'enquêter sur les sondages de l'Elysée, l'UMP enterre la «modernisation» du Parlement

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    Cette fois, ça y est: la commission d'enquête sur les sondages financés par l'Elysée est écartée par l'UMP. Jeudi 26 novembre, Bernard Accoyer l'a déclarée irrecevable. L'histoire pourrait cependant rebondir lundi, le PS prévoyant de déposer une nouvelle demande, visant cette fois «les études d'opinion financées par des crédits publics votés par le Parlement». De toute façon, le président de l'Assemblée vient de signer jeudi l'acte de décès de toute la prétendue «modernisation» du Parlement. Analyse.
  • Grand Paris: Christian Blanc bousculé par les députés

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    Christian Blanc présente son projet de loi sur le Grand Paris à l'Assemblée nationale. Face à des élus, souvent franciliens, qui défendent leur bout de gras et s'interrogent sur la cohérence du projet gouvernemental, le secrétaire d'Etat peine à se faire entendre: il n'a aucun élément précis à apporter sur le financement de son métro, et ne parvient pas à convaincre des élus inquiets à l'idée que les rénovations urgentes des infrastructures actuelles ne passent au second plan.
  • Copenhague: que vaut la diplomatie climatique française ?

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    Le planélaboré par Jean-Louis Borloo pour sortir de l'impasse actuelledes négociations climatiques s'intitule «un projet pour le monde». Mais lereste du monde s'intéresse-t-il à la proposition française? A dix jours du début du sommet de Copenhague, Nicolas Sarkozy et son ministre se lancent dans une tournée mondiale, mais il n'est pas sûrque cela suffise pour que Paris entraîne la diplomatie climatique internationale.

  • Banques: le chantage sur l'économie continue

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    Un scénario à la japonaise se profile pour l'économie: les milliards d'aide accordés par les gouvernements ont été captés par les banques à leur profit sans assurer le financement de l'économie réelle. Les banquiers centraux et les responsables multiplient les exhortations auprès des banquiers pour qu'ils changent d'attitude. Peut-on véritablement parier sur leur bon vouloir? Analyse.
  • Sarah Palin, le sparadrap qui colle, colle, colle

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    Malgré sa défaite il y a un an, la démission de son poste de gouverneur de l'Alaska, et des projets très flous, l'ex-candidate à la vice-présidence des États-Unis continue d'être une personnalité incontournable de la politique américaine. Elle est aujourd'hui la figure emblématique du parti républicain et celle qui reflète les contradictions de la droite américaine. Mais pas sûr qu'elle puisse défaire Obama.
  • Sarkozy au Panthéon via Camus

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    Retour sur la séquence mémorielle organisée par l'Élysée ce week-end: devine qui vient dormir au Panthéon ce soir? C'est tombé sur Albert Camus. La panthéonisation, apanage du président de la République, fut gérée jusqu'à présent en bon père de famille, même si François Mitterrand eut la main lourde. Mais avec la frénésie sarkozyenne, le transfert semble devenir la continuation du marketing politique...

  • Ali Bongo en France, à l'heure du retour en grâce de la Françafrique

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    Nicolas Sarkozy a déjeuné avec Ali Bongo ce vendredi 20 novembre. Une rencontre qui ne manque pas d'étonner voire de provoquer la colère des opposants gabonais. Ils y voient la preuve du soutien de la France au fils du défunt Omar Bongo, un héritier mal élu et contesté, au nom des intérêts économiques. Mediapart décrypte ce que signifie cette rencontre, après que les hérauts de la Françafrique ont marqué des points en France.
  • Fillon 1-Fabius 0. Et Sarkozy dans tout ça?

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    Cette semaine, François Fillon n'a pas eu besoin d'utiliser sa main gauche pour offrir la qualification à son équipe. Il aura été jour après jour l'artisan du déminage orchestré par son gouvernement à l'endroit des maires en colère. Le parti socialiste avait préparé sérieusement la bataille et avait choisi son champ: le congrès des maires de France. L'offensive a été déjouée mardi 17 novembre. Le repli des troupes du PS s'est opéré le lendemain. Et Nicolas Sarkozy, absent jusque-là, a pu réapparaître vendredi 20 novembre. Récit.
  • L’Europe, comme une grosse Belgique!

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    Hermen Van Rompuy © (dr) Hermen Van Rompuy © (dr)

    Horreur et stupéfaction chez beaucoup d'observateurs: parfait inconnu, le premier ministre belge Herman Van Rompuy sera le président du Conseil européen. La baronne (et travailliste) britannique Catherine Ashton a été nommée haut représentant de l’UE aux affaires étrangères. Pourtant ces nominations se révèlent être un acte de lucidité, à défaut de courage. Car Herman Van Rompuy nous montre ce qu'est l'Union européenne aujourd'hui: une machinerie institutionnelle d'une folle complexité. Et un espace politique où les chefs d'Etat sont fermement déterminés à garder la main contre toute tentative fédéraliste. Analyse.

  • Un ministre franco-allemand: Sarkozy le veut, Lang est candidat, Lellouche l'exclut et Merkel boude

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    Un ministre franco-allemand ! Nicolas Sarkozy veut du grand et du symbolique pour recoller les morceaux de la relation franco-allemande. Depuis des mois, l'ancien ministre de la culture Jack Lang est candidat officieux à la fonction. Mais à Berlin, Angela Merkel n'est pas emballée. Interrogé par Mediapart, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Pierre Lellouche met en avant des «problèmes juridiques et constitutionnels» et estime qu'il y a «des choses plus lourdes à faire». Il ne veut pas plus entendre parler de Jack Lang. La trouvaille présidentielle a du plomb dans l'aile...