Analyses

  • Union pour la Méditerranée : compromis autour d’une coquille vide

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    En réussissant à faire coexister Israël et la Ligue arabe au sien de l'Union pour la Méditerranée, l'Elysée est parvenu à préserver son projet phare, lancé à Paris en juillet. Mais ce succès diplomatique, fruit de difficiles compromis, ne saurait masquer l'essentiel : l'UPM a certes des projets mais manque cruellement de moyens financiers et peine à engager des initiatives concrètes.
  • PS: les clés d'un vote à multiples inconnues

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    À l'issue d'une campagne sans entrain, où aucune motion n'a semblé en mesure de distancer ses rivales, on saura enfin ce jeudi soir qui pèse quoi au PS. Six semaines durant, en pleine crise financière, les protagonistes du congrès de Reims (14-16 novembre) ont affiné leurs discours, mais tous craignent une faible participation.Lire aussi l'analyse de Jean-Michel Helvig:

  • Leçons françaises d'une surprise américaine

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    Vote américain, la victoire de Barack Obama est aussi un référendum mondial. L'espérance que le candidat démocrate a fait naître dans son propre pays entre en résonance avec celles des peuples les plus divers sur tous les continents, dans toutes les langues. A partir de janvier 2009, l'exercice concret de cette nouvelle présidence dira si cet espoir est fondé ou illusoire. Dans l'immédiat, c'est cet écho mondial qu'il faut interroger et, plus particulièrement, ici en France. Que nous révèle la victoire d'Obama? Sur l'état de notre démocratie, sur notre rapport au monde, sur notre vision de l'identité?

  • Obama lance la transition, son équipe investit Washington

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    Barack Obama commence à constituer son équipe et à organiser la transition. Le nouveau président ne calera pas ses pieds sous le bureau ovale avant le 20 janvier. En attendant, il devra laisser le sortant gouverner, mais également faire entendre sa voix. Un délicat jeu d'équilibriste dans cette période de crise financière.

    Lire également:

  • Le PS, une grande carte de haines et de ressentiments

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    Il y a le déjà ancien TSF (Tout sauf Fabius) ou le plus récent TSS (Tout sauf Ségolène). Et bien d'autres. Au-delà des motions, des débats d'idées et des affrontements idéologiques, le PS abrite de vieilles haines recuites, des concurrences féroces, des incompatibilités absolues. A défaut de premier secrétaire incontesté, les paroles se libèrent et les ego s'entrechoquent. Le vote des militants sur les motions, le 6 novembre, ne mettra pas fin à ces batailles.

  • Université, recherche: vive la crise?

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    Valérie Pécresse se réjouit d'une hausse de 6,5% de son budget alors que les syndicats dénoncent une baisse d'un demi-milliard... Malgré les effets d'annonce, les moyens sont comptés. Discussion aujourd'hui à l'Assemblée du budget 2009 pour l'université et la recherche.

  • Élection américaine, enjeu mondial (8/8): pour le Kremlin, un moindre mal nommé Obama

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    Traditionnellement, le Kremlin vote républicain: ainsi les choses sont-elles claires et prévisibles. Cette fois pourtant, la violence des déclarations de John McCain inquiète sérieusement Moscou. Hors un petit clan qui s'accommoderait d'une confrontation directe avec Washington, les dirigeants russes regardent vers Barack Obama. Avec une méfiance redoublée et la conviction que les années à venir seront celles d'une dégradation profonde des relations entre les deux pays.
  • Et maintenant, l'UMP invente «l'autoproduction législative»!

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    Après plusieurs jours de tensions et de couacs entre la majorité et le gouvernement, François Fillon et le patron des députés UMP, Jean-François Copé, jouent l'apaisement. Le concept de «coproduction législative», cher à ce dernier, semble battre de l'aile. Un élu sarkozyste, Frédéric Lefebvre, en profite pour lancer celui «d'autoproduction», encourageant les parlementaires à prendre des initiatives législatives. A l'UMP, la bataille sémantique fait rage.
  • Barack Obama boucle sa campagne sur un message progressiste

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    À une semaine du scrutin, le candidat démocrate à la Maison Blanche a prononcé hier un véritable discours de clôture, qu'il déclinera dans les quelques jours qui restent avant le vote. Il y a rassemblé ses idées et son message pour les Etats-Unis. Alors qu'il avait démarré sa campagne sur un message optimiste mais sans grande substance, il la conclut en présentant un vrai projet hérité de Roosevelt, Kennedy et Johnson, où le gouvernement revient au premier plan.
  • Le vrai système bancaire peut-il se relever?

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    Une très légère détente est apparue cette semaine sur le marché interbancaire, pratiquement paralysé depuis la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers il y a six semaines. Mais le retour de la confiance entre banques, condition sine qua non d'une normalisation progressive, est loin d'être acquis. Pour une raison majeure: les plans gouvernementaux, aux Etats-Unis et en Europe, ne s'attaquent pas au défi numéro un, faire toute la lumière sur ce qu'il y a dans les bilans des banques.