François Fillon est un adepte de la stratégie du choc. Abrogation des 35 heures et de l'ISF, fiscalité réduite pour le capital, retraite à 65 ans, réforme de l'assurance chômage, droit du travail… Il veut mener sa révolution néolibérale en deux mois. Au risque d'un choc récessif détonant.
L’ex-chef de l’État s’est fracassé sur les murs de l’antisarkozysme. Département par département, les résultats du premier tour de la primaire montrent les raisons pour lesquelles les électeurs se sont mobilisés dans le seul but de l’évincer.
C’est une défaite et une humiliation. Renvoyé par son propre électorat, Sarkozy voit toute sa stratégie taillée en pièces. Elle tenait du village Potemkine.
Une autre facette de la bataille de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes apparaît au grand jour avec le rejet des requêtes des opposants par la cour administrative d’appel de Nantes : le bras de fer entre le juge administratif français, qui verrouille la notion d’utilité publique, et le droit européen de l’environnement.
Dimanche soir, les résultats du premier tour viendront confirmer ou infirmer les conjectures auxquelles se livrent les candidats depuis le début de la campagne. De la « majorité silencieuse » de Sarkozy, au recours Juppé, en passant par l’alternative Fillon, tous les scénarios ont été envisagés. En vain. L’issue du scrutin repose sur une donnée qu’aucun sondage ne peut anticiper : le nombre de participants.
Officiellement, il s’agit d’un mariage entre égaux. Pourtant, la fusion entre le groupe parapétrolier Technip et l’américain FMC Technologies paraît bien déséquilibrée. Sans compter les suppressions d'emplois, l’État, premier actionnaire de Technip, accepte même de léser ses propres intérêts financiers. Après Alstom, un nouveau groupe industriel dans l’énergie est en passe de filer dans des mains américaines.
À peine candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron, champion du renouveau en politique, a choisi de s’afficher avec des proches de l’ancien tout-puissant patron du département des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, plusieurs fois mis en examen.
Emmanuel Macron est candidat à la présidence de la République depuis mercredi, mais on le savait depuis longtemps. Un candidat nouveau qui se présente comme inédit, mais dont le profil revient à toutes les présidentielles, depuis plus de cinquante ans…
En tournée d’adieux à l’Europe, qui passe par la Grèce et l’Allemagne, Barack Obama est venu délivrer un message d’espoir pour une mondialisation « qui doit changer de cap » et « intégrer l’homme », se prononçant à Athènes pour une restructuration de la dette grecque.
Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi à Bobigny (Seine-Saint-Denis) sa candidature à l’élection présidentielle. Une façon de s’émanciper définitivement de François Hollande et de proposer une « alternative crédible » aux centristes qui s’apprêtent à voter dimanche à la primaire de la droite. Cette décision est audacieuse, pour un ancien ministre qui n’a jamais été élu et entend recomposer le paysage politique à partir de rien. Elle est aussi tactique, et donc périlleuse, dans un contexte politique incertain où tout semble possible.