La recapitalisation de la banque publique Caixa Geral de Depósitos, premier établissement financier portugais, tourne à la pantalonnade, le gouvernement Costa ayant accordé aux nouveaux dirigeants des passe-droits jugés inconstitutionnels. Ainsi va la geringonça.
Trump n’a pas eu besoin de faire campagne sur un programme: il a libéré une puissance sauvage et indistincte. Et il l’a fait à sa manière, cynique et caricaturale. Il s’est jeté sur ces foules envahies par le ressentiment et le désir de revanche, et il les a excitées. Tendant un miroir déformant aux électeurs fanatisées, il a fait de la haine une bannière et de la peur une marque qui porte son nom.
La victoire de Donald Trump annonce-t-elle, l’an prochain, celle de la présidente du FN, quasiment la seule formation politique française à n’avoir pas manifesté d’hostilité à l’égard du nouveau président élu des États-Unis ? Le rapprochement entre ces deux phénomènes est peut-être plus compliqué qu’il n’y paraît.
Ce ne sont pas seulement Hillary Clinton et le parti démocrate qui ont échoué. C’est une femme qui a perdu face à l’incarnation du sexisme et de la misogynie. Et c’est la possibilité qu’une femme devienne présidente de la première puissance mondiale qui s’est effondrée.
Le premier ministre israélien accueille l’élection de Donald Trump comme une bonne nouvelle pour Israël. Mais des experts s’inquiètent de la proximité du républicain avec Vladimir Poutine.
Lorsqu’il aborde le Moyen-Orient, Trump se contredit souvent, prône le laisser-faire et veut déléguer à Poutine la question syrienne. Ce désengagement ne signifie qu’une chose : encore plus de guerre et une situation à venir toujours plus chaotique.
Euphorie à travers l’Europe, dans les partis d’extrême droite. Pendant que la gauche s’interroge sur elle-même, Donald Trump a été félicité par Marine et Jean-Marie Le Pen. Sa victoire fait écho aux aveuglements des responsables européens.
Depuis plusieurs décennies, des Américains d’opinions différentes cohabitent sans coexister dans le même pays. Et les élites urbaines et intellectuelles, de droite ou de gauche, ont toutes vu en Trump un bouffon indigne d’entrer à la Maison Blanche. À tort, elles ont pris l’habitude de penser que tout le monde se comportait comme elles.
Qu'est-ce que la victoire de Trump dit de l'Amérique ? Des choses désagréables à entendre : doigt d'honneur à l'establishment, sentiment de dépossession, xénophobie…