Victimes à la fois du régime d’Assad et des bombardements russes, le sort fait aux dizaines de milliers de civils d’Alep devrait faire réfléchir ceux, nombreux en Occident, qui souhaitent déléguer la « gestion » de la guerre à la Russie.
La primaire qui vient d'avoir lieu constitue un précipité de l'héritage et de l'évolution de la droite française. Un retour sur son passé et une comparaison avec les droites étrangères aident à saisir ce qu’il lui reste d’original. Cette approche éclaire aussi les rapports de force en son sein.
La victoire écrasante de François Fillon prouve que la droite n’est pas inquiète. En choisissant le candidat le plus dur, doté du programme d’austérité le plus radical depuis la Libération, elle exprime un sentiment de toute-puissance. Pour elle, la gauche n’existe plus.
À l'étroit sur son île, la voix de Fidel Castro portait pourtant sur tout un continent. Pour les gouvernements des gauches sud-américaines, il a été un conseiller respecté, parfois un ami, souvent un appui. Il a marqué les histoires de chaque pays, influencé des mesures sociales, inspiré certain dirigeants. Pour tous, il demeure celui qui a tenu tête aux États-Unis. Cuba doit sa survie à ses partenariats.
Éclipsé par le duel Sarkozy-Juppé, François Fillon a pris le temps de construire un projet radical. Passage en force dès le début du quinquennat, fin du système de Sécurité sociale, réécriture du droit de la filiation, mise en place de « statistiques d’origine »…
La reprise, depuis 2015, des relations entre les meilleurs ennemis peut-elle être remise en cause par la mort de Fidel Castro et l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche ? Même si le contexte reste à la normalisation, le moindre faux pas pourrait les faire basculer.
Il est d’usage pour commenter le niveau de vote élevé en faveur du Front national de parler de « tripartition » du système politique. Or une analyse fine des reports de voix remet en cause cette notion. Parce que la porosité entre les électorats de l’extrême droite et de la droite ne cesse de grandir.
CDD, intérim, auto-entrepreneurs et stagiaires: la nébuleuse du sous-emploi ne cesse de croître, avec deux constantes, rotation des contrats et insertion plus difficile.
100 000 chômeurs de catégorie A de moins en un an : François Hollande a remporté son pari en termes d’affichage politique. Car la réalité est bien plus nuancée. Depuis le début du quinquennat, Pôle emploi compte 25 % d’inscrits en plus sur ses listes. Et les moins bien lotis sont toujours plus exposés.
Dans l’État « illibéral » de Viktor Orbán, la collusion entre politique et économie est quasi totale. Ses adversaires, à gauche et à l’extrême droite, dénoncent un État mafieux et au service des intérêts d’une oligarchie. « Intérêt national ! », brandit en retour le Fidesz, parti de Viktor Orbán.