Il est temps de regarder l’histoire en face et de réconcilier les mémoires. C’est en retrouvant avec lucidité sa part algérienne que la France retrouvera le chemin du monde dans une fraternité réinventée.
Que vaut et que représente désormais un mouvement associatif international trop intégré à l’ONU et trop professionnalisé, à la recherche d’un consensus introuvable ? Le sommet de Rio+20 sur le développement durable en illustre une nouvelle fois les impasses. Les grandes ONG doivent changer de toute urgence.
Et si, sous couvert d'assainir le politique en traquant Valérie Trierweiler pour son tweet, nous retrouvions la veine patriarcale se déchaînant contre Aspasie, la concubine de Périclès ? Parti pris en forme de retour au Ve siècle avant notre ère...
La Commission de déontologie de la fonction publique n'a plus de déontologique que le nom et sert de couverture à de petits accommodements très parisiens. Après l'affaire Pérol, l'avis favorable rendu pour le passage à CNP Assurances de l'ancien directeur de cabinet de François Fillon en est une nouvelle preuve. Parti pris.
L’affaire Trierweiler n’est pas anecdotique mais politique : elle témoigne de la privatisation de l’espace public qui accompagne la publicisation du privé. Nous n’avons pas élu un couple, mais un président qui doit rétablir la frontière entre fonctions publiques et vies privées. Sauf à poursuivre un sarkozysme sans Sarkozy, avec ses conflits d’intérêts et ses mélanges des genres. Et à connaître le même désaveu.
Fortement discréditée lors de l'affaire Pérol, la Commission de déontologie de la fonction publique se réunit jeudi pour statuer sur le cas de Jean-Paul Faugère, qui est pressenti pour prendre la présidence de CNP Assurances. Problème : il a usé de sa fonction de directeur de cabinet de François Fillon pour imposer à la société un calendrier favorable... à sa propre promotion !
Sourires francs rue de Solférino dimanche soir. Les socialistes peuvent sérieusement espérer obtenir une majorité de députés à l’Assemblée, sans même l’aide des écologistes et du Front de gauche.
Les grandes réformes économiques et sociales de la gauche ne verront le jour qu'au lendemain des législatives, mais dès à présent, au travers des premières annonces sur le salaire minimum, la retraite à 60 ans ou encore la Banque publique d'investissement, le ton est donné : la politique économique va tourner le dos aux injustices des années Sarkozy mais sera empreinte d'une grande modération. Mais que se passera-t-il si la France est de nouveau dégradée ? Parti pris.
S’il faut une énième preuve des déséquilibres démocratiques du présidentialisme français et des renoncements auxquels ils nous ont habitués, l’actuelle campagne électorale législative nous la fournit. L’enjeu des scrutins des 10 et 17 juin est réduit à la confirmation parlementaire de la victoire du président élu, François Hollande. Plutôt qu’une majorité présidentielle dominée par le PS, c’est une majorité du changement, pluraliste et diverse, qui garantira son approfondissement par le rééquilibrage du pouvoir. Parti pris.
À grands roulements de tambour, le gouvernement a décidé de faire savoir qu’il entendait agir sur les salaires des grands patrons. Coup de pub à quelques jours des législatives ou preuve d'une véritable politique ?