Au soir du 6 mai, nous saurons si c’en est bien fini de cette présidence de dégradation nationale. Mais il ne suffira pas de tourner la page Sarkozy pour se débarrasser de tout ce qu’il laissera en héritage. Saurons-nous relever la France du marécage où elle est embourbée ? Saurons-nous saisir cette occasion historique : transformer une alternance électorale en alternative démocratique ?
Nicolas Sarkozy a perdu l’élection présidentielle 2012. Il ne lui reste qu’une chance minime d’empêcher que l’horloge du bourreau ne sonne le douzième coup de minuit : que les socialistes s’engloutissent dans un revival des années 1980. Laurent Fabius est-il ce signe annonciateur ? Parti pris.
François Hollande a créé la surprise en proposant de créer une tranche d'imposition à 75 % pour les revenus supérieurs à 1 million d'euros par an. Cette disposition n'a des effets que symboliques, alors que le candidat socialiste a renvoyé aux calendes grecques une véritable « révolution fiscale ». Parti pris.
En trois ans, la banque franco-belge a perdu plus de 18 milliards d'euros, autant que le Crédit lyonnais! Et l’addition finale n’est pas arrêtée. Mais qui en parle ? Retour sur le cas d’école de Dexia, symbole de la gestion de la crise financière par la France et l’Europe. Parti pris.
Sarkozy fustige l'« assistanat ». Sa majorité mène une croisade anti-pauvres quand trois décennies de chômage ont fragilisé des millions de Français inquiets de basculer. Cette rhétorique masque les vrais enjeux : la progression de la pauvreté et la nécessité d'y apporter des réponses. Plusieurs livres soulignent la dimension purement électoraliste de cette « guerre aux pauvres ».
Entre mutisme total et communiqués ambigus voire alambiqués, dans l'affaire Woerth/Bettencourt, le procureur de la République de Bordeaux, Claude Laplaud, semble ne pas avoir tranché. Un jeu anti-démocratique au regard de l'intérêt public que présente cette affaire.Parti pris.
« Toutes les civilisations ne se valent pas », a donc déclaré le ministre Claude Guéant, évoquant des civilisations « supérieures » à d’autres. Un député lui a répondu que c’était « une injure faite à l’homme », sur le fumier de laquelle avaient poussé ces « idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration ». Ce député, Serge Letchimy, a sauvé notre honneur. Parti pris.
Comme le Japon depuis plus de dix ans, les autres économies développées sont en train de sombrer dans l'addiction aux taux d'intérêt proches de zéro. Mais il s'agit d'une drogue dure, aux effets pervers dangereux et qui ne répond en rien à quelques questions décisives. Cela commence enfin à se dire. Parti pris.
La campagne prend un tournant. Renouant avec les dérapages paternels, Marine Le Pen a libéré un espace pour l'UMP, qui s'est empressée de s'y engouffrer. En témoignent les déclarations de Claude Guéant samedi.
L'opération de la dernière chance aura donc lieu ce dimanche : Nicolas Sarkozy passe à la télé. La force de « les niquer tous » est encore vive chez le quinquagénaire aux pulsions adolescentes. Mais sa flamme sera peut-être douchée. Parti pris sous forme de parabole en chansons, avec vidéos à gogo...