Une étude de l'Insee révèle que les inégalités de patrimoine se sont fortement aggravées depuis 2004: l'écart entre les 10% des ménages les mieux dotés et celui des 50% les moins dotés a augmenté «de près de 10%». Loin de freiner cette tendance, la politique fiscale de Nicolas Sarkozy l'a encore creusée. Pour le plus grand profit des nouvelles «200 familles».
Alain Minc va percevoir la somme de 14,4 millions d'euros, pour moitié en œuvres d'art pour moitié en biens professionnels. De son côté, le PDG de Danone, Franck Riboud, pourrait réaliser une plus-value de 3,3 millions d'euros sur ses stock-options. Révélées par Wansquare, ces deux informations confirment que la crise est «grotesquement psychologique» (dixit Minc). En tout cas pour certains.
De BNP Paribas à la Société générale en passant par PSA Peugeot-Citroën, les groupes que l'Etat a le plus aidés multiplient les plans sociaux. Non seulement Nicolas Sarkozy laisse faire mais il pratique une détestable politique, celle du déni.
La stratégie du candidat socialiste a de quoi dérouter, laissant croire à un retour de sa gestion hégémonique et clientéliste du PS. Mais il est persuadé qu'elle va l'emporter, sûr de profiter de l'antisarkozysme et du vote utile. Son équipe de campagne en est une nouvelle démonstration. Et s'il n'avait pas tort?
Selon le bilan de santé de la zone euro établi par le Moniteur Euro Plus du Lisbon Council, l'économie française est rejetée dans le camp des canards boiteux, tout près des «PIIGS». Et le triple A ne tient qu'à un fil.
Dans l'analyse de la crise que traverse l'Europe, il y a un grand absent: l'Etat. Son fonctionnement, ses clientèles, sa sociologie. Or, la dette est fonction de la faiblesse de l'Etat. Mais pas au sens commun et pas seulement en Grèce. Parti pris.
Hausse de la TVA et création d'un taux intermédiaire, économies sur le budget de l'Etat et de la Sécurité sociale: le deuxième plan d'austérité de Nicolas Sarkozy, qui sera dévoilé lundi, devrait receler une cascade de mauvaises nouvelles pour les salariés. Parti pris contre la purge préparée par l'Elysée, à grand renfort d'engagements solennels bafoués et de contre-vérités.
L'affaire du référendum avorté de Georges Papandréou laissera des traces jusque dans la gauche française. Car c'est à un diktat thatchérien –«Tina», «There is no alternative»– imposé par Sarkozy et Merkel que la Grèce est sommée de se plier.
A la veille du G20 de jeudi et vendredi, deux études, l'une de l'Organisation internationale du travail, l'autre d'Eurostat, établissent que l'emploi a été la variable d'ajustement à la crise et que la planète risque un tsunami social. Mais qui se souciera de ces alertes? Parti pris.
Enfin sortie du cauchemar de la primaire socialiste, l'UMP met en route le rouleau compresseur médiatique contre le PS. Une opération des plus risquées.