Pour le juriste Carlo Santulli, la crise de la dette souveraine dans la zone euro est une création juridique dictée par des considérations idéologiques. Suffirait-il de changer le droit? Parti pris.
Les députés de la majorité ont voté lundi un nouveau délit : celui de la violation du secret des affaires. Défini au bon vouloir de chaque entreprise, celui-ci impose le mutisme aux salariés et à la presse. A défaut de dépénalisation des affaires, le monde économique a au moins obtenu le silence sur ses pratiques. Un texte liberticide.
François Hollande propose une politique économique et sociale qui tourne clairement le dos aux inégalités de la présidence Sarkozy. Mais le projet du candidat socialiste comprend aussi beaucoup d'habiletés ou de renoncements. Explications.
Malgré un processus politique très incertain et le maintien des pratiques de l'ancien régime, quelque chose s'est transformé de façon radicale dans l’Egypte post-Moubarak. Liberté de ton, inventivité artistique et politique, humour subversif : le changement se lit dans les formes qu’emprunte une révolution, encore inachevée mais toujours dynamique, qui célèbre, mercredi 25 janvier, son premier anniversaire.
Imposé à une droite et à une gauche réticentes par Sarkozy et par Hollande, le vote par le Parlement d’une loi pénalisant la négation du génocide arménien est une faute politique. Démonstration confirmée, mardi 28 février, par la décision du Conseil constitutionnel, qui a vu dans cette loi une « atteinte inconstitutionnelle à l'exercice de la liberté d'expression et de communication ».
Des mois que l'UMP annonce « la reconquête ». Mais à 90 jours de la présidentielle, le mouvement doit composer avec un président-candidat embourbé dans son bilan, dont la campagne ne décolle pas. Dans l'état actuel du pays, Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas déjà perdu ? Il ne reste en tout cas plus grand-chose des trois ingrédients de sa victoire de 2007.
Nicolas Sarkozy a choisi de passer en force avec la taxe sur les transactions financières. Et quand bien même les autres pays européens traîneraient-ils des pieds, la France mettra en œuvre, seule s'il le faut, la célèbre taxe Tobin. Il ne faut pourtant pas être dupe de la posture présidentielle. Tour d'horizon, vidéos à l'appui, des mensonges présidentiels. Parti pris.
Pour éviter à Nicolas Sarkozy d'endosser l'impopularité d'une possible baisse du Livret A le 1er mai prochain, entre les deux tours de l'élection présidentielle, le gouverneur de la Banque de France envisage de violer la loi qui encadre la rémunération de l'épargne populaire. Et de ponctionner au passage le pouvoir d'achat des Français d'au moins 400 millions d'euros. Parti pris.
Il n'y a jamais qu'un gouffre entre la «vision» ventriloque (Guaino aidant) de Jeanne d'Arc, qu'a présentée Nicolas Sarkozy à Vaucouleurs le 6 janvier 2012, et la prise en charge du mythe que réalisaient les Malraux, Péguy, Jaurès, ou Michelet. Le président homme-sandwich s'est, une fois de plus, révélé bonimenteur à l'extrême...
François Hollande renonce à son projet de « révolution fiscale », consistant à opérer une fusion entre l'impôt sur le revenu et la CSG. Tournant le dos à la réforme défendue par l'économiste Thomas Piketty, il envisage seulement un rapprochement.