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Nicolas Sarkozy ou la peur du monde

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Son slogan est “la France forte”, et Nicolas Sarkozy l’a assuré, sur France Inter, « la France forte, elle, n’a pas peur ! ». Tout dans sa campagne montre le contraire : la peur est le moteur du sarkozysme. Celle des étrangers, celle de la crise, celle de l'insécurité. La peur et, pour la conjurer, un président protecteur. Mais là encore, la fable ne résiste pas longtemps aux faits. En fait, c'est lui qui appréhende le reste de la planète.

Un documentaire chronique l'impunité en Colombie

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Sortie mercredi d'un documentaire sur les impasses du processus “Justice et paix” en Colombie, lorsque d'ex-paramilitaires ont été invités à rendre leurs armes et reconnaître leurs crimes, moyennant des réductions de peine. Impunité poursuit une réflexion décisive sur les ambiguïtés de la justice “transitionnelle”.

Sur le 1er Mai, l'ombre de Pétain

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Nicolas Sarkozy veut un rassemblement le 1er Mai, à Paris, pour célébrer le « vrai travail ». Le chef de l'Etat renoue avec une tradition sombre : celle du régime de Vichy qui lui aussi avait voulu transformer la mobilisation internationaliste des travailleurs en une « fête du Travail et de la Concorde sociale ».

Alarme, citoyens !

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21 avril 2002–22 avril 2012 : l’indolence de Chirac puis la virulence de Sarkozy ont alourdi l’hypothèque de l’extrême droite sur la vie publique. Que la progression du FN soit à porter au débit de la droite, c’est l’évidence. Mais que la gauche ne saurait s’en satisfaire en est une autre. Le défi est d’autant plus immense : relever la France d’une déchéance annoncée, en refondant la République.

GDF va récupérer son manque à gagner de 2011

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GDF a annoncé jeudi sa décision de facturer à ses clients environ 300 millions d'euros destinés à compenser le gel des prix du gaz au quatrième trimestre 2011. Cette décision du gouvernement Fillon avait été retoquée par le Conseil d'État début juillet. Ça n'empêche pas le groupe d'annoncer un bénéfice net de 2,3 milliards d'euros.

Le rêve argentin tourne mal... une fois de plus

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La présidente argentine, Cristina Kirchner, a annoncé l'expropriation de la compagnie pétrolière espagnole Repsol, actionnaire majoritaire du producteur local YPF. Tous ceux qui donnent le “miracle argentin” en exemple à l'Europe en crise vont applaudir à ce qui n'est pourtant qu'une nouvelle descente dans la classique spirale péroniste conduisant ce pays dans le mur avec une belle régularité. Parti pris.

Transparence sur les comptes de campagne du FN : Mediapart veut saisir la justice

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La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques vient de dénier à Mediapart le droit de consulter plusieurs documents clés de la campagne de 2007 concernant le Front national, en dépit de l'avis de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), qui nous avait donné raison le 28 février dernier. Le mystère reste donc entier sur certaines dépenses « électorales ».

La politique de la peur

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L’affaire Mohamed Merah est un fiasco pour le pouvoir en place. Fiasco de sa politique sécuritaire, comme de sa politique tout court : la première, impuissante à prévenir la dérive d’un déséquilibré connu de ses services policiers, la seconde incapable de mobiliser les alertes des diverses administrations qui l’avaient croisé. Plus essentiellement, c’est un fiasco de cette politique de la peur qui distingue le sarkozysme, dont la virulence angoissante masque la profonde inefficacité.

Toulouse : l’échec de la DCRI et de la méthode Squarcini

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« Si nous intervenons après le drame, cela veut dire que nous avons échoué dans la détection de la menace», affirmait le patron de la DCRI en  juillet 2010. C'est ce qui s'est passé à Toulouse. Et cela autorise à s'interroger sur l'efficacité d'un système antiterroriste justifiant les moyens extraordinaires et quelque peu liberticides dont il dispose pour la prévention des attentats.

Une histoire française

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Les premières informations sur l’itinéraire du tueur Mohamed Merah racontent une histoire française. Comme l'était aussi celle de Khaled Kelkal en 1995. Alors que l’Elysée et quelques éditorialistes veulent interdire tout débat sur ce que cet événement dit de notre société, c’est exactement l’inverse qu’il faut faire. Parti pris.