L'affaire Alliot-Marie est le symptôme de la crise d'une présidence: bourdes à répétition de ministres, le silence du premier d'entre eux, les erreurs magistrales en politique étrangère, le conflit avec la justice. L'hyper-présidence est en plein désordre.
La vision du monde arabe vulgarisée dans nos contrées se brouille et s'efface. On le croyait soumis à des régimes autoritaires ou enfermé dans l'extrémisme religieux, et voici qu'on découvre des peuples animés d'idéaux démocratiques, de liberté et de justice sociale. Et si c'était là sa vérité profonde?
L'Assemblée se prépare à discuter d'un texte liberticide. Sous couvert de protéger les intérêts économiques des entreprises, des députés ont présenté une proposition de loi rendant impossible toute enquête économique. Finies les affaires Vivendi, Caisses d'épargne ou Crédit lyonnais!
Inutile, la conférence de presse de Nicolas Sarkozy? Pas du tout: elle a révélé l'isolement du président de la République sur la scène internationale et combien sa politique étrangère est en ruines.
La condamnation, vendredi, de Jean-Marie Messier à trois ans de prison avec sursis et 150.000 euros d'amende a été peu commentée. Elle est pourtant hautement symbolique tant elle révèle tous les dysfonctionnements d'un capitalisme et d'une démocratie minés par des dérives oligarchiques.
Pour une révolution fiscale sera l'une des références du débat public de la prochaine présidentielle. Ecrit par trois économistes, Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez, il établit l'injustice du système fiscal français et propose de le reconstruire de fond en comble. Ce qui risque de bousculer les prudences socialistes.
L'UMP vient de publier un rapport recommandant une quasi-suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, tandis que le ministre du budget, François Baroin, préconise de changer son nom. Parti pris.
La planète financière a joué à se faire peur avec la première émission obligataire du Portugal en 2011. Finalement, tout s'est bien passé. Evidemment rien n'est réglé, la crise des dettes souveraines dans la zone euro n'étant que le symptôme d'un mal bien plus profond. On demande des anthropologues.
La Cour administrative d'appel de Paris a rejeté le 31 décembre 2010 les requêtes introduites pour abus de pouvoir contre Christine Lagarde par deux contribuables ainsi que par le député centriste Charles de Courson. Cet épilogue révèle les dysfonctionnements de notre démocratie.