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Publicité mensongère sur le pouvoir d'achat

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Le gouvernement lance, ce lundi 23 juin, une grande campagne de publicité pour chanter les louanges de la politique économique qu'il conduit. Une campagne très onéreuse – plus de 4 millions d'euros – et surtout d'une honnêteté douteuse : dans ses spots, le gouvernement suggère qu'il va gagner la bataille sur le pouvoir d'achat, au moment où ce pouvoir d'achat stagne, et où le Smic ne bénéficie d'aucun coup de pouce.

Une occasion manquée

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La crise financière mondiale aurait dû donner de l'ambition aux propositions de la présidence française de l'UE sur la régulation financière en Europe. A ce stade, il n'en est rien. Pour Nicolas Sarkozy, il n'est manifestement pas question de donner des pouvoirs supplémentaires à la Banque centrale européenne. Plus généralement, on peut craindre que dans cette présidence française, le faire savoir ne l'emporte sur le savoir-faire.

Les eaux glacées du calcul égoïste

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A première vue, on pourrait penser que Nicolas Sarkozy réitère la même erreur de politique économique qu'en 1993, lors de la récession, en conduisant une politique de l'offre alors qu'une politique de la demande serait plus appropriée. La comparaison n'est pourtant qu'à demi-pertinente. Car si le chef de l'Etat refuse en effet de soutenir une consommation qui, pourtant, vacille, il ne conduit pas pour autant une politique d'aide aux entreprises. Sa préférence va plutôt à des largesses en faveur d'une clientèle très fortunée.

Menacés, les petits syndicats sont pressés de se marier

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Il est fâché, Jaques Voisin, et il le fait savoir. Dans un texte que nous publions dans le Club, le président de la CFTC crie au hold-up. Selon lui, le projet de loi sur la représentativité des syndicats, présenté ce mercredi en Conseil des ministres, est destiné à faire mourir les plus petits syndicats. Un point de vue que partagent FO, la CGC et l'Unsa, qui discutent tous azimuts en vue d'éventuels mariages. La recomposition syndicale commence. C'est encore un peu brouillon.

La télé sans vision de Nicolas Sarkozy

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La fin de la publicité sur les écrans de France Télévisions prive le service public de financement sans pour autant lui restituer une identité, un projet, les moyens d'une ambition. Tout semble fait pour que la commission Copé, qui parachève ses recommandations avant de les remettre le 25 juin à Nicolas Sarkozy, n'ait été qu'une entreprise de pompes funèbres parée des meilleures intentions : rajouter quelques chevaux au corbillard. Lire notre "parti pris".

35 heures: dix années de quiproquos

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Les 35 heures donnent lieu à des débats souvent biaisés. La droite prétend qu'elle remet en cause cette réforme au motif qu'elle découle d'une vision archaïque de l'économie – alors qu'en réalité le but poursuivi par le gouvernement est beaucoup plus large et vise une remise en cause de nombreuses dispositions du code du travail. La gauche, de son côté, peine à tirer un bilan serein de cette réforme qui a entraîné rigueur salariale et flexibilité du travail.

Constitution: Rachida Dati est attendue au tournant

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A partir de ce mardi 17 juin, Rachida Dati doit défendre la réforme des institutions devant le Sénat. Après une prestation à l'Assemblée nationale jugée mitigée par les bancs de droite, franchement ratée par la gauche, la garde des Sceaux prétend ne "rien changer" à ses méthodes. Le groupe UMP et les centristes l'attendent pourtant de pied ferme, remontés contre certaines dispositions majeures introduites par les députés.

L'Union franco-allemande peut-elle être un scénario de sortie de crise?

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Le "non" irlandais au traité de Lisbonne disqualifie plus de dix années de finasseries pour sortir l'Union européenne d'une impasse institutionnelle. Il existe pourtant une porte de sortie par le haut, l'Union franco-allemande, proposée en 2003 par Pascal Lamy et Günter Verheugen.

« Non » irlandais : l’échec final du couple franco-allemand?

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Le "non" irlandais est une défaite pour Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. La première avait lancé la renégociation du mini-traité. Le second l'a bruyamment relayée jusqu'à prétendre avoir "remis sur les rails" l'Europe. A sa façon, le refus irlandais signe l'échec d'une méthode franco-allemande de construction européenne. Se revendiquant comme le gérant exclusif de l'Union, le couple franco-allemand ne cesse depuis dix ans de provoquer pannes et crises. N'est-il pas temps de changer radicalement de méthode?

Rétention de sûreté: Nicolas Sarkozy récidive encore

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Une nouvelle loi sur la récidive – la cinquième en trois ans – a été promise le 5 juin par l'Elysée. Une façon, pour Nicolas Sarkozy, d'effacer le camouflet récemment infligé par le Conseil constitutionnel qui avait censuré sa loi sur la « rétention de sûreté ».