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Le gouvernement sait-il qu'il y a une crise financière?

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«Le système bancaire est sain. Il n'y a aucun risque pour les banques françaises.» Depuis lundi, le gouvernement multiplie les messages les plus lénifiants après la faillite de la banque Lehman. Sans réellement convaincre. Pour lever les doutes, les principales banques ont dû faire une estimation de leurs risques sur Lehman. Leur exposition n'est pas très importante mais révèle quelques surprises. Et ce ne sont que les premières.

Quand les socialistes faisaient le carré autour de Tapie

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L'affaire Tapie fonctionne comment un révélateur. On y découvre les graves dysfonctionnements de l'Etat, mais aussi l'apathie du principal parti d'opposition, le parti socialiste, qui a tardé à demander une commission d'enquête parlementaire. Pour beaucoup de socialistes, le souvenir est de fait fâcheux: en décembre 1993, tous les socialistes, unanimes, avaient voté contre la levée de l'immunité parlementaire de l'ex-hommes d'affaires, sur lequel la justice enquêtait.

Les mondes impossibles de Michel Houellebecq

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Plutôt que d'adapter son roman La Possibilité d'une île, Michel Houellebecq en propose, dans son premier long métrage, une re-création originale qui parvient à littéralement étendre le domaine du cinéma. Voir également nos vidéos, un abécédaire en images dans lequel, de A comme Allemand à Z comme Zarathoustra, l'écrivain s'explique en exclusivité.

Pourquoi ce pape est-il inaudible?

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Alors que Benoît XVI s'est adressé au monde de la culture, retour sur le 12 septembre 2006, où son discours de Ratisbonne fut (in)volontairement défiguré, comme si la surdité ou les œillères collectives étaient la seule réponse possible à l'impénétrabilité papale...

Natixis, une opération perdante-perdante

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Ce devait être une fusion exemplaire. Deux ans après sa création, Natixis, la banque d'investissement commune des caisses d'épargne et des banques populaires, est obligée de faire une augmentation de capital à un prix bradé pour reconstituer en urgence ses fonds propres. La faute à la crise? Pas seulement. Retour sur un fiasco financier qui a démantelé toute l'organisation du financement du logement social.

Paris embarrassé par Rome, sa jumelle dirigée par un néofasciste

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Depuis un demi-siècle, la Ville lumière et la Ville éternelle sont unies par un jumelage exclusif. Depuis l'élection du nouveau maire de Rome, fin avril, Paris s'inquiète des frasques néofascistes de Gianni Alemanno. Ses dernières déclarations atténuant la responsabilité du régime mussolinien ne vont rien arranger. Lire aussi, l'image du Duce, glanée au hasard des rues.

Fannie et Freddie sont dans un bateau

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Encore un dimanche chargé pour le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Henry Paulson. L'annonce du débarquement des "Feds" chez Fannie Mae et Freddie Mac, les deux grandes agences de financement hypothécaire américaines menacées de faillite, a été accueillie avec soulagement sur toute la planète financière. L'affaire jette surtout une lumière crue sur la responsabilité du système politique des Etats-Unis dans la crise financière globale. Lire aussi : le gouvernement américain secourt les géants du crédit immobilier

Le pied de nez de Bernard Tapie au Parlement

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Les mandataires du groupe Tapie percevront dès vendredi 5 septembre un premier chèque de 198 millions d'euros, sur les 390 millions d'euros alloués par le tribunal arbitral. Ce paiement accéléré est un pied de nez à l'Assemblée nationale, qui commence à peine ses auditions autour de cette affaire. Partis pris. Nous publions aussi le troisième et dernier volet de notre enquête sur l'histoire Tapie/Adidas, dans les années 1990-1994. Mediapart publie également de longs extraits de ce qui a été dit par différents acteurs de ce dossier, en 1994, devant la Commission d'enquête parlementaire sur le Crédit lyonnais.

Chronique de la rentrée politique: contre les oligarques, l'exigence démocratique

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« Le gouvernement décide des fonctions des hauts fonctionnaires et ne rend pas de comptes sur ces questions », déclare François Fillon à propos du limogeage d'un haut fonctionnaire policier en Corse. « J'en ai rien à foutre, c'est un problème entre l'Etat et l'Etat, qu'il se démerde tout seul », déclare Bernard Tapie en réponse aux légitimes curiosités des parlementaires. Ces deux attitudes donnent à réfléchir sur la rentrée politique d'un pays, la France, qui s'enorgueillit d'une révolution démocratique dont l'inachèvement est aujourd'hui patent.

En économie, Sarkozy aussi versatile que Chirac

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Applaudis par la gauche, critiqués par la droite, le RSA et son financement, assis sur une taxation des revenus de placement, sont en réalité les révélateurs d'une politique économique et sociale frappée de schizophrénie. Car non seulement Nicolas Sarkozy alourdit les taxes sur le capital alors qu'il avait promis de les alléger, mais encore il affirme vouloir limiter les effets sociaux de la déréglementation du marché du travail qu'il vient d'accroître avec... la réforme du contrat de travail. La «rupture» annoncée n'en est pas une: en économie, le sarkozysme est une variante du chiraquisme.