Cette campagne électorale a été un chemin de croix et il est donc logique qu’elle se termine en supplice. Si celui-ci demeure préférable à la catastrophe, c’est parce qu’il laisse entrevoir l’espoir, difficile, d’une résurrection.
Une procuration plutôt qu’un aller-retour en avion pour aller voter. Monsieur Jean Castex, si vous ne le faites pas pour vous, faites-le au moins pour les autres.
Jamais l’extrême droite n’a été si près du pouvoir. Parce qu’elle est la pire ennemie de l’égalité, des droits et des libertés, voter contre sa candidate est la seule option antifasciste dans le cadre électoral. Mais ce sera dans la douleur, l’autre bulletin étant au nom du premier responsable de cette catastrophe, Emmanuel Macron.
Marine Le Pen poursuit les buts politiques de son père, en édulcorant la violence rhétorique. Avec l’espoir d’anesthésier les oppositions habituelles à sa résistible ascension. La duperie semble en passe de réussir. Démonstration, vidéos à l’appui.
Alors qu’elles avaient cinq ans pour constituer un front face à des droites et extrêmes droites divisées, les formations de gauche ont été incapables d’éviter la répétition du duel Macron-Le Pen. La tâche de reconstruction qui attend l’Union populaire, arrivée en tête de son camp, est désormais décisive.
L’extrême droite française se prétend victime d’une menace existentielle, qui l’obligerait à contre-attaquer. La culture s'avère un champ de bataille crucial. En cas de victoire électorale de Marine Le Pen, le scénario catastrophe semble déjà tout écrit.
Le piège du scrutin présidentiel s’est refermé sur les fidèles aux idées de gauche. Avant de tenter de retrouver son sang-froid pour réfléchir au second tour, il est permis d’exprimer sa rage face à la stratégie électorale d’Emmanuel Macron et de ses adversaires de gauche, tant l’issue de cette campagne dessine une catastrophe politique.
En Ukraine, la soif de vengeance de l’armée russe, qui se livre à des crimes de guerre, s’inscrit dans un continuum de terreur et d’horreurs propre à l’Armée rouge. Cela culmina sous Staline, mais il faut remonter jusqu’à Lénine. Rappel de circonstance.
L’extrême droite a été renforcée, démultipliée et banalisée par la présidence d’Emmanuel Macron, qui avait été élu pour lui faire barrage. Ce désastre peut inciter au vote pour Jean-Luc Mélenchon dans l’espoir d’exclure Marine Le Pen du second tour, malgré des désaccords amplifiés par l’invasion russe de l’Ukraine. Parti-pris.
Le président sortant refuse de mener campagne sur un programme détaillé et cohérent. Ce choix traduit une forme de néo-bonapartisme où le peuple doit lui faire aveuglément confiance. Mais c’est aussi une stratégie risquée.