La France s’équipe de climatiseurs à une vitesse sidérante. Présents dans un quart des logements, ces équipements de froid sont pourtant des machines à fabriquer du chaud. Leur usage et leurs impacts soulèvent des questions éthiques trop peu discutées.
Selon une enquête du sociologue Eric Klinenberg sur la vague de chaleur qui tua 700 personnes il y a vingt-sept ans, ce sont les liens sociaux et le dynamisme urbain dans les quartiers populaires qui sauvent des vies. Pas les numéros verts.
Immeubles trop hauts, bitume omniprésent, végétation précaire : les villes sont les points chauds des vagues de canicule. À contresens des dérèglements climatiques en cours, les abattages d’arbres et le bétonnage des sols se poursuivent. Pourtant, des politiques de rafraîchissement s’esquissent.
Le Parlement européen a voté mercredi 6 juillet pour que certains investissements dans le gaz et le nucléaire soient classés comme verts. La France a été à la manœuvre de cette vaste opération de greenwashing qui pourrait, en l’état, générer de nouveaux flux d’argent vers la Russie.
Et si le climat était une victime de la guerre en Ukraine ? Face au risque de pénurie énergétique provoquée par le conflit, les pays européens préparent un recours accru au charbon et au gaz fossile. Une marche arrière alarmante, à l’heure de l’urgence climatique, qui met en lumière notre terrible retard en matière de transition écologique.
La précocité et l’intensité de la canicule actuelle démontrent à quel point l’heure n’est plus à la transition écologique mais à une écologie de rupture, sans transition. Alors qu’à l’ombre de cet événement sont tapies nombre d’injustices, il est temps de cibler les véritables fossoyeurs du climat.
Les ouvriers de la construction sont considérés comme les travailleurs les plus touchés par les dérèglements climatiques en Europe. Exigeant de lourds efforts physiques et parfois peu soucieuse du droit du travail, cette profession est tout particulièrement à risque lors des vagues de chaleur.
Canicule, sécheresse, méga-feux, inondations : les bouleversements causés par le changement climatique sont massifs. Ce n’est pas la marque d’une fatalité. C’est la conséquence de décisions politiques : le choix de ne pas agir. Édito vidéo.
Les eurodéputés devaient voter mercredi une vaste réforme du marché carbone. Mais le Parlement a finalement rejeté ce texte. Les très polluants industriels de l’acier, du ciment et des engrais ont opéré un lobbying intense pour pouvoir continuer à émettre gratuitement leurs gaz à effet de serre.
Vendredi 3 juin, en pleine demi-finale hommes de Roland-Garros, une militante du climat a fait irruption sur le court. Elle s'appelle Alizée et elle a expliqué les raisons de son action à Mediapart.
Mediapart dévoile des documents internes à Total qui démontrent comment le groupe pétrolier a torpillé dans les années 1990 une mesure climatique d’envergure : une taxe carbone pour mettre progressivement fin aux énergies fossiles et qui devait être étendue à l’échelle mondiale après le Sommet de Rio de juin 1992. Un sabotage qui, selon les experts, est synonyme aujourd’hui de 30 ans de retard face à l’urgence climatique.
La sécheresse est en train de dévaster l’Inde et le Pakistan. Ce type d’épisode, de plus en plus fréquent, ne se limite plus aux pays en voie de développement. En France, une vingtaine de départements font déjà l’objet de mesures de restriction d’eau.
Dans une salle presque vide à la suite du blocage de son accès par des activistes climatiques, l’assemblée générale de Total a massivement voté ce 25 mai pour un pseudo-plan « climat » qui poursuit les projets d’expansion pétro-gazière de la multinationale.
Si, le soir du second tour, le président de la République a promis de faire de la France « une grande nation écologique », les mesures à contresens de l’urgence climatique n’ont cessé depuis de s’enchaîner. Passage en revue de cette casse anti-écologique à la veille de l’investiture du chef de l’État.
Sortie des énergies fossiles, fin des pesticides, puissance du lobbying au sein des institutions européennes... À l’heure des bouleversements géopolitiques engendrés par l’invasion russe, le vice-président de la Commission européenne à l’action pour le climat, Frans Timmermans, s’explique sur les défis à relever.
Malgré de vastes mobilisations dans la rue et les récents travaux du Giec, le temps de la présidentielle s’est traduit par l’invisibilisation de la lutte climatique. Mediapart a interrogé activistes, intellectuels et scientifiques autour de la stratégie du mouvement climat pour ce quinquennat à venir.