Depuis 2017, une poignée de personnalités proches de Manuel Valls ont travaillé leurs réseaux au cœur du pouvoir. Se rapprochant peu à peu du chef de l’État, elles ont participé à plusieurs opérations du gouvernement et ont fini par imposer leur vision de la société en général et de la laïcité en particulier.
Le président de la République a sèchement critiqué une sortie de sa première ministre sur le lien entre l’extrême droite et le pétainisme. Décidé à incarner seul la sortie de crise, Emmanuel Macron multiplie les chiquenaudes à l’endroit d’Élisabeth Borne, dont les jours à Matignon semblent de nouveau comptés.
Déterminé à faire passer sa loi sur l’immigration, Gérald Darmanin veut durcir son texte pour convaincre la droite d’opposition. Entre son ministre de l’intérieur et sa première ministre, réticente à cette idée, le président de la République doit désormais faire un choix qui dira beaucoup de la suite du quinquennat.
Amalgamant des événements violents, Emmanuel Macron a appelé à « contrer ce processus de décivilisation ». Plus politique qu’académique, le choix de ce mot ne doit rien au sociologue Norbert Elias mais tout à la banalisation des idées d’extrême droite.
Hyperactif, Emmanuel Macron tente tant bien que mal de tourner la page des retraites. Mais le vote à venir d’une proposition de loi d’abrogation de la réforme est venu contrecarrer les plans du pouvoir, qui cherche tous les moyens pour échapper au désastre annoncé.
Le président de la République foule aux pieds les libertés, mais plus la pelouse du Stade de France. Alors que la préfecture puis les stadiers ont tenté d’empêcher les manifestations d’hostilité, il a renoncé samedi soir à saluer les joueurs sur le terrain lors de la finale de la Coupe de France, par crainte des huées et de la colère du public.
Depuis la promulgation de la réforme des retraites, le mouvement social se mue en poil à gratter de l’exécutif, poursuivant partout le chef de l’État et les ministres à coups de concert de casseroles, de burlesque et de parodie. Les opposants se challengent et irritent au plus haut point le pouvoir.
Philippe Pichot doit faire visiter le fort de Joux (Doubs), où mourut Toussaint Louverture en 1803, au président Macron, venu commémorer sur place le décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848. Or ce guide d’un jour s’avère un graphomane qui endosse toutes les obsessions de l’extrême droite.
La première ministre a présenté mercredi la feuille de route du gouvernement pour les prochains mois. Faute de nouvelle donne politique, ce nouvel agenda de l’exécutif ne raconte rien d’autre que le caractère inextricable de sa situation. Fait notable : la loi « immigration » est repoussée à l’automne, comme le symbole des divergences entre Matignon et l’Élysée.
Emmanuel Macron poursuivi par des batteries de casseroles, ses ministres conspués… Après le passage en force de la réforme des retraites, le président réélu il y a un an se donne cent jours… mais pour quoi faire ?
Les poursuites lancées ce 22 avril par la procureure de Colmar à l’encontre de trois manifestants ayant protesté contre la visite d’Emmanuel Macron en Alsace, trois jours auparavant, signalent l’état de panique politique d’un pouvoir qui se sait menacé.
Déplacement d’Emmanuel Macron ce jeudi à Ganges, dans l’Hérault, sur le thème de la ruralité et de l’éducation. Il n’est pas allé au contact de la foule mais elle a bruyamment fait entendre sa colère. Reportage dans le comité d’accueil cévenol.
Sans rien lâcher sur le fond, le président de la République a tenté lundi soir de reprendre le fil d’un quinquennat marqué par trois mois de crise. Mais est-ce seulement possible ? Faute d’annonces nouvelles, son allocution de treize minutes a pris la forme d’un grand écran de fumée. L’impasse du pouvoir semble plus étroite que jamais.
La politique étrangère duplice d’Emmanuel Macron obscurcit les lumières gaulliennes en prétendant les reproduire. Retour sur le passé, histoire de comparer, de l’Europe à la Chine, l’original avec la copie : la conception de l’un et les feintises de l’autre.
Le Conseil constitutionnel a validé l’essentiel de la réforme des retraites, qu’Emmanuel Macron a officiellement promulguée dans la nuit. La crise sociale et politique est désormais aussi institutionnelle. Les derniers garde-fous ont disparu. La voie est pavée pour les régimes illibéraux.
Au Sénat, la première ministre a dénoncé les « ambiguïtés face à l’islamisme radical » de la Ligue des droits de l’homme et le fait qu’elle a « attaqué un arrêté interdisant le transport d’armes par destination à Sainte-Soline ». Même son ministre de l’intérieur n’avait pas été si loin.