Le ministre de l’intérieur assume ses consignes d’indulgence à l’égard des agriculteurs. Une position qui détonne au regard de la répression des luttes sociales ou écologistes et des quartiers populaires. Mais qui s’explique par la proximité des élections européennes.
Depuis trois ans, le pouvoir exhibe son volontarisme face au « séparatisme », au nom des principes républicains, de la laïcité et de l’égalité femmes-hommes. Celui qui est à l’œuvre à Stanislas, documenté par une inspection de l’État, n’a pourtant suscité aucune condamnation publique.
En 2017, Gérald Darmanin, alors ministre des comptes publics chargé des impôts, s’est improvisé conseiller fiscal du PSG pour que le club paie moins de cotisations sur le transfert historique de Neymar. Un « À l’air libre » spécial politique et PSG avec Yann Philippin.
Critiques de l’école publique, mensonges, soutien à un établissement mis en cause pour discriminations : tout juste nommée, la nouvelle ministre de l’éducation nationale a dix boulets à chaque pied. La question de son maintien se pose déjà, jusque dans les rangs macronistes. Récit.
Les mots du président sur la natalité prononcés mardi soir semblent ceux du chef d’État hongrois. L’angoisse démographique est au cœur de la politique à Budapest, et les réformes, ces dernières années, ont enfermé les femmes dans un rôle de reproductrices.
Les remèdes du président de la République pour renforcer l’unité nationale sont surannés et sous-calibrés par rapport aux défis réels de notre société. L’intention est surtout contradictoire avec le reste de sa politique, qui favorise le séparatisme social.
Le « rendez-vous avec la nation » promis par le chef de l’État a finalement pris la forme d’une conférence de presse. Organisé avec soin pour le faire briller, l’exercice n’aura fait que confirmer la mue définitive d’Emmanuel Macron en un président de l’ordre, résolument à droite, volontiers nostalgique et sacrément embourbé dans son second mandat.
Le président de la République s’est exprimé pendant plus de deux heures, mardi 16 janvier au soir, déroulant un discours droitier et sépia. École, climat, travail, #MeToo, immigration, guerre au Proche-Orient... Ce qu’il faut retenir de sa conférence de presse.
Pour la première fois depuis 2019, le président de la République a donné une conférence de presse à l’Élysée. Voici les questions auxquelles nous aurions aimé qu’il réponde.
Après avoir prétexté avoir retiré son fils du public à cause d’un « paquet d’heures d’absences non remplacées », la ministre de l’éducation nationale a dû reconnaître qu’il n’y avait passé que six mois en maternelle. Les appels à la démission se multiplient.
La ministre de l’éducation nationale et son mari, ancienne figure tutélaire de la Société générale et actuel patron de Sanofi, incarnent la jonction des intérêts économiques et politiques des classes dominantes françaises. Leur choix de l’enseignement catholique le plus dur en est une des facettes.
Promotion du ministre de l’agriculture, disparition du portefeuille de la transition énergétique, silence du nouveau premier ministre sur le climat : le remaniement annoncé jeudi enterre les urgences écologiques.
La première équipe ministérielle de Gabriel Attal est une copie de la précédente, dans une version encore plus à droite et encore plus masculine. Deux anciennes ministres de droite rejoignent l’exécutif : Catherine Vautrin, qui hérite d’un grand ministère social, et Rachida Dati, nommée à la culture malgré sa mise en examen.
Le nouveau premier ministre est le plus jeune de la Cinquième République. Il est aussi ouvertement gay. Ce n’est pas anodin dans un pays où des élus ont longtemps caché leur homosexualité. Mais cette visibilité ne gomme pas le bilan d’un fidèle parmi les fidèles de Macron.
Propulsé à la tête du gouvernement, Gabriel Attal a connu une ascension symbolique du Parti socialiste finissant et de la genèse du macronisme : la promotion de jeunes apparatchiks devenus de bons communicants.
Le président de la République a choisi le directeur du Trésor pour occuper le poste stratégique de directeur de cabinet du premier ministre. Comme Gabriel Attal, Emmanuel Moulin incarne le macronisme à sa façon : les réseaux sarkozystes, le lien public-privé et une vision pro-entreprises de l’économie.