Le gouvernement a renoncé à ramener le déficit budgétaire sous la barre des 3 % dès 2015. Mais en contrepartie, il est prêt à mener une politique d’austérité sans précédent. Le projet de loi de finances 2015 prévoit d’accentuer le grand transfert financier au profit des entreprises. Décryptage.
« Il y a un vrai désarroi dans le groupe socialiste sur une politique très éloignée de celle pour laquelle nous avons été élus. » Alors que le projet de budget est présenté, le député PS Pierre-Alain Muet critique la politique économique du gouvernement.
Été pourri, croissance en berne, sombre rentrée en perspective. Pour se remonter le moral, le chœur des pleureuses reprend sa rengaine favorite : toujours la faute aux « autres », l'Allemagne, la BCE, l'euro.
À la lumière des annonces faites par François Hollande mercredi 20 août, le député socialiste Pierre-Alain Muet, ancien conseiller économique de Lionel Jospin, fustige le discours univoque du gouvernement sur la politique de l'offre.
Que faire face au chômage et à la déflation ? Le gouvernement a choisi de clore tout débat. Pourtant, l’échec des politiques d’austérité en Europe est patent. La politique d’argent facile, menée par les États-Unis, est en train d’aboutir à la même impasse. Alors que l’économie européenne s’enfonce, il est urgent de poser toutes les questions et de rouvrir le débat avec la société.
Les prix ont baissé de 0,3 % en juillet, affirme l’Insee. Pourtant, les consommateurs disent n’avoir constaté aucun changement. Est-ce la traditionnelle différence de point de vue entre les économistes et les ménages, ou une déformation plus profonde de la réalité ?
Des gouvernements d’États délinquant ou voyou, à Buenos Aires et Moscou, sont rappelés à l'ordre par des décisions fondées sur le droit, le contrat et l'arbitrage. Faut-il s'en indigner ou s'en féliciter ? Parti pris.
Le loyer du partenariat public-privé, passé par Marseille avec Bouygues pour rénover son stade, présente comme toujours tous les signes du désastre financier. La ville a dû baisser le loyer fixe réclamé à l'OM. La part variable s'appuie sur les résultats du club. Il faudra une très, très bonne saison pour couvrir les loyers !
Un nouveau rapport, du Sénat cette fois, pointe les dangers des PPP. Ceux-ci entraînent un quasi-doublement des charges et préemptent les capacités budgétaires publiques sur des années. À défaut de les supprimer, les sénateurs demandent d’en limiter l’usage.
Pacte de responsabilité, CICE, remise en cause des droits sociaux, rien de tout cela ne constitue une rupture pour la gauche, à entendre Arnaud Montebourg. Le ministre de l’économie y voit au contraire les bases du « patriotisme économique».
La conférence sociale débute ce lundi. Un dossier explosif: les contreparties au pacte de responsabilité. Cette politique impliquant des milliards d'allègements de charges sociales se révèle avoir un impact très limité sur l'emploi.
La politique de François Hollande ruine les chances d’une reprise. La preuve par deux rapports: celui de la rapporteure générale (PS) du budget à l’Assemblée, Valérie Rabault, et la dernière « Note de conjoncture » de l’Insee qui prévoit une croissance molle, un nouveau sommet pour le chômage et une quasi-stagnation du pouvoir d'achat.
Les « sages » estiment que le plan d'économie du gouvernement ne suffira pas à contenir la progression de la dette publique et proposent une série de mesures vivant à réduire la masse salariale de la fonction publique.
La commission d’enquête sénatoriale a remis son rapport sur le contrat de PPP lié à l’écotaxe. Il ne subsiste rien des témoignages parfois inattendus, des remarques glissées comme au hasard mais lourdes de sous-entendus, des silences embarrassés ou des trous de mémoire opportuns, entendus au cours des auditions.
Un rapport de la Cour des comptes pointe le décalage grandissant entre les prévisions et l’exécution budgétaire. Au-delà des scénarios optimistes, l’austérité casse tous les mécanismes budgétaires.
L'Europe ne va nulle part. L’addition des politiques d’austérité et d’un euro fort entraîne l’économie de la zone euro dans la déflation, comme le confirment les chiffres d’activité au premier trimestre. Le monde financier réclame d’urgence des mesures à la Banque centrale. Il risque d’être déçu.