L’économie brésilienne peine à se remettre de la crise de 2015. Malgré les années Lula, les inégalités restent immenses et repartent à la hausse. Un carburant pour Jair Bolsonaro, qui promeut un programme néolibéral démagogique.
C’était il y a à peine 18 mois. Les économistes se félicitaient alors du parfait alignement des planètes économiques. Taux à zéro, voire négatifs, pétrole bon marché, croissance mondiale : tout paraissait concourir à soutenir la reprise mondiale. Mais, insensiblement, les planètes se sont désaxées depuis un an.
La fable de la renaissance économique de la Grèce n’aura pas duré deux mois. À peine sorti de son troisième plan de sauvetage, le pays se retrouve déjà aux prises avec d’immenses difficultés, attaqué par son maillon le plus faible : ses banques.
Les trois grands plans du quinquennat sur la formation, la santé et la lutte contre la pauvreté, ont tous fait l’objet d’annonces budgétaires ambitieuses. Mais dans le projet de budget 2019, les milliards d’euros promis sont loin d’être présents. Au mieux, on prend dans une poche pour remplir l’autre.
Le projet de loi de finances 2019 est construit autour d’un immense cadeau fiscal de 18,8 milliards d’euros fait aux entreprises, sans conditions ni contrôle. Les ménages, eux, devraient gagner bien peu et certaines missions de l’État seront sous tension.
La doctrine néolibérale a imposé les notions de dépense publique, de dette publique ou de prélèvements obligatoires. Mais derrière ces notions, se cachent souvent des manipulations dont le gouvernement abuse pour masquer le caractère inégalitaire de son projet de loi de finances.
La réforme de la fiscalité sur le capital devait permettre de financer l’économie, selon les ministres du gouvernement. Un an après, rien n’a changé. Les grands groupes français sont plus que jamais les champions mondiaux des dividendes et les petites sociétés peinent toujours à se financer.
Sur le plan de l’emploi comme sur le plan du pouvoir d’achat, le bilan de la gestion d’Emmanuel Macron est maigre, voire clairement négatif. Un point qui a pesé sur la consommation au premier semestre 2018.
Pour faire face à l’affaiblissement de la croissance, le gouvernement préfère, en vue de la préparation du budget 2019, préserver l’immense cadeau promis aux entreprises l’année prochaine et, ainsi, faire payer les bénéficiaires des transferts sociaux et les retraités.
Après des années d’austérité, la Grèce sort officiellement ce lundi de son troisième et dernier plan de renflouement, avec l’espoir de pouvoir de nouveau se financer sur les marchés. Mais la question de la dette, qui atteint désormais 180 % du PIB, reste entière.
La volonté du gouvernement de ne pas rendre public le rapport du comité CAP 2022 a été interprétée comme une volonté d'enterrer ce texte. En réalité, il décrit une ligne d'action de l'exécutif pour les prochains mois.
La majorité parlementaire entend se saisir pleinement de l’évaluation des politiques publiques. Une volonté bienvenue, mais qui ne garantit rien quant à la qualité des décisions prises.
Frédéric Lavenir annonce qu’il va abandonner « pour raisons personnelles » ses fonctions de directeur général de la CNP. Mais en réalité, il était en désaccord avec ses actionnaires publics et avait même donné un mandat au banquier d’affaires Jean-Marie Messier pour essayer de torpiller leur projet.
Les ministres des finances de la zone euro pensent en avoir fini avec la Grèce. Mais le plan de sortie proposé à Athènes ne fait que gagner du temps, en assurant les premières échéances : il laisse le pays écrasé par une montagne de dettes, sans possibilité de relancer une économie exsangue, et aux mains des marchés financiers.