Alors que l’Office national des forêts (ONF) assume des fonctions d’intérêt public majeures en ces temps de réchauffement climatique, le gouvernement organise méthodiquement son asphyxie financière et prépare une réforme du code forestier. Des missions de police vont par exemple être confiées à des salariés sous statut privé.
Dérapages financiers, formations douteuses, paiements à l’étranger… trois ans après sa création, le « DIF élu », censé être géré par la Caisse des dépôts, échappe à tout contrôle. Un rapport d’inspection au contenu sévère, que Mediapart a consulté, vient d’être remis au ministre Sébastien Lecornu.
Le taux de chômage a nettement baissé en 2019, à 8,1 % en fin d’année. Du jamais vu depuis onze ans. Mais cette bonne nouvelle cache un certain nombre de problèmes non résolus pour l’économie française.
En 2019, la croissance a ralenti à 1,2 % contre 1,7 % en 2018. Le PIB s'est même contracté sur le dernier trimestre. Un coup dur pour la politique de l'offre menée par l'exécutif.
L’Autorité de la concurrence a autorisé le groupe Eiffage à racheter la participation de 49,9 % de la société chinoise Casil dans la société gestionnaire de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Selon nos informations, l’État a secrètement reconduit le pacte d’actionnaires, permettant au vendeur de faire une plus-value et à l’acquéreur de détenir tous les pouvoirs.
Depuis plus d’un an, le ministre des finances court micros et caméras en prétendant qu'il veut des entreprises plus respectueuses de l’intérêt général, et plus seulement avides de profit. Une imposture. La nouvelle opération de prédation organisée sur les richesses de l’aéroport de Toulouse, avec le soutien de Bercy, vient encore de le confirmer.
Dans deux avis qui seront prochainement rendus publics, la chambre régionale des comptes de Guadeloupe somme l’une des principales communautés d’agglomération du département, celle de Grand Sud-Caraïbes, de prendre des mesures d’austérité pour combler des déficits de plus en plus spectaculaires.
En première lecture, l’Assemblée nationale a acté que l’État ne compensera pas dans le budget de la Sécurité sociale les exonérations et les transferts de cotisations qui lui servent à mener sa politique de baisse d’impôts. Un précédent d’ampleur auquel les oppositions et une poignée de députés LREM ont tenté, en vain, de s’opposer.
Alors que la cour administrative d’appel avait annulé la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, le Conseil d’État vient de prendre une décision contraire. Les opposants à la privatisation n’entendent pas pour autant rendre les armes.
Contrairement à ce qu’elle espérait, la FED (la banque centrale américaine) est obligée de prolonger ses injections quotidiennes au moins pendant un mois pour suppléer au manque de liquidités. Ces tensions révèlent les choix erronés de la gestion de la crise de 2008.
Dans un rapport qui sera rendu public en début de semaine, la Chambre régionale des comptes dénonce le fonctionnement de la région et pointe une cascade d’irrégularités, ainsi que le nombre pléthorique des collaborateurs des trois derniers présidents de l’exécutif régional.
Ne pouvant céder dans l’immédiat Aéroports de Paris, le gouvernement s’apprête à vendre la Française des jeux, mais il doit au préalable réformer la régulation des jeux d’argent. Les impératifs de santé publique et de sécurité financière risquent d’être, eux aussi, bradés.
En se limitant au credo des baisses d’impôts et en comprimant les dépenses sociales, le projet de loi de finances de 2020 manque de répondre aux grands défis de l’époque. Comme les précédents, ce budget sans ambition est une occasion manquée alors que les taux d'intérêt bas offraient des opportunités.
Pour la première fois depuis 2009, la Réserve fédérale a dû intervenir en urgence sur le marché monétaire, en y injectant 130 milliards de dollars. Les responsables tentent de rassurer en expliquant qu’il s’agit d’un mauvais concours de circonstances. Les raisons semblent beaucoup plus profondes : le système financier croule sous trop de dettes à court terme.
Beaucoup voient dans le projet de loi de finances 2020, qui sera présenté le 25 septembre et qui prévoit près de 10 milliards d’euros de baisses d’impôts, un « tournant social » de l’exécutif. Une vision qui semble oublier plusieurs éléments clés.